Au dixième jour du conflit entre Israël et l'Iran, les Etats-Unis ont franchi un seuil inédit en lançant une attaque aérienne coordonnée sur trois sites nucléaires iraniens : Fordo, Natanz et Ispahan. Le président Donald Trump a confirmé que l'opération avait été « un succès militaire remarquable », soulignant que l'objectif était de « détruire les capacités d'enrichissement de l'Iran et prévenir toute menace nucléaire ». Selon les informations révélées par NBC et Fox News, six bombardiers furtifs B-2 ont largué 12 bombes GBU-57 sur Fordo, appuyés par le lancement de 30 missiles Tomahawk depuis des sous-marins américains. L'attaque aurait anéanti l'infrastructure nucléaire principale du pays, sans provoquer de fuite radioactive selon l'AIEA. Vague de missiles iraniens en riposte : Israël sous tension En réaction, l'Iran a déclenché sa 20e vague de missiles contre Israël. D'après l'agence Tasnim, le Corps des Gardiens de la révolution a ciblé le centre de recherche biologique, l'aéroport Ben Gourion ainsi que plusieurs centres de commandement israéliens. La presse israélienne parle d'au moins 27 blessés, et les autorités de Tel Aviv ont lancé une vaste opération de recherche de survivants sous les décombres. Le Jerusalem Post et Haaretz confirment que la capacité d'interception du Dôme de fer aurait failli à plusieurs reprises. Les sirènes ont retenti dans tout le centre et le nord d'Israël, mais certaines zones comme Haïfa n'ont pas été alertées à temps. Selon Israël Hayom, plus de 32 000 demandes de compensation ont été enregistrées pour des dégâts aux bâtiments, véhicules ou équipements. Israël félicite Trump, l'Iran avertit d'une guerre régionale, le monde réagit Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a salué une « coordination totale avec les Etats-Unis » et félicité Trump pour « sa puissance dissuasive ». Le ministre de la Défense Yisrael Katz a insisté sur le fait que cette frappe empêche l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. En revanche, l'Iran dénonce une violation grave du droit international. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a prévenu que « l'Iran se réserve tous les droits pour défendre sa souveraineté ». Il a également adressé une lettre au Conseil de sécurité de l'ONU réclamant une réunion d'urgence pour condamner ce qu'il qualifie « d'agression planifiée américano-israélienne ». La communauté internationale observe la situation avec inquiétude. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé sa « vive préoccupation face à une escalade dangereuse » et rappelé qu'« il n'existe pas de solution militaire au conflit, seule la diplomatie est viable ». Au sein même des Etats-Unis, des voix s'élèvent contre l'action de Trump. La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi dénonce une attaque « engagée sans autorisation du Congrès ». Le sénateur Bernie Sanders a estimé que l'attaque « viole la Constitution et met en péril la stabilité mondiale ». La Wall Street Journal rapporte que les armateurs de tankers pétroliers surveillent la situation de près. L'éventualité d'un blocus du détroit d'Ormuz par l'Iran — route stratégique pour 20 % du pétrole mondial — est désormais sérieusement envisagée. Les autorités maritimes n'ont pas encore ordonné de retrait, mais les risques sont jugés élevés. Selon ABC News, les Etats-Unis et Israël s'étaient entraînés conjointement à ce type d'attaque il y a un an. Le niveau de précision des frappes et la nature des munitions employées — notamment des bombes capables de pénétrer les bunkers souterrains — confirment une opération planifiée bien avant l'escalade actuelle. Analyse : vers une nouvelle ère de confrontation ? Cette séquence explosive redéfinit l'équilibre militaire et diplomatique au Moyen-Orient. Trois éléments majeurs émergent de cette crise : 1. La fin de la dissuasion nucléaire iranienne à court terme : La destruction des sites de Fordo, Natanz et Ispahan constitue un revers stratégique majeur pour Téhéran. Même si les installations peuvent être reconstruites, cela nécessitera des années, offrant ainsi un court répit à ses adversaires. 2. La polarisation régionale accrue : L'entrée officielle des Etats-Unis dans la guerre aux côtés d'Israël contre l'Iran risque d'élargir le théâtre des hostilités. Les menaces sur Dimona, les bases américaines et le détroit d'Ormuz préfigurent une guerre régionale totale si aucun frein diplomatique n'est engagé. 3. Une diplomatie en crise : L'unilatéralisme américain, combiné au silence préalable du Congrès, affaiblit la légitimité internationale de l'opération. Le Conseil de sécurité est désormais confronté à une épreuve de crédibilité. Si aucune résolution ne voit le jour, cela pourrait consacrer un précédent dangereux pour d'autres conflits. Ainsi, la stratégie de la « paix par la force » revendiquée par Trump plonge le Moyen-Orient dans une incertitude accrue. Alors que les capitales régionales et occidentales appellent à la désescalade, la suite dépendra de deux variables clés : la capacité de Téhéran à contenir ses représailles et la volonté de Washington de traduire cette démonstration militaire en levier diplomatique. À défaut, une spirale incontrôlable pourrait redessiner durablement la carte géopolitique de la région. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!