Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Le président-directeur général de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a mis en garde contre les lourdes conséquences économiques d'un prolongement de la guerre contre l'Iran. Selon lui, si le conflit devait se poursuivre au-delà de six mois, l'ensemble des économies mondiales en subirait les effets. S'exprimant sur la chaîne chinoise CGTN, le dirigeant du groupe énergétique français a estimé que tout se jouait désormais sur la durée du conflit. « C'est une question de durée », a-t-il expliqué, en soulignant que les marchés et les Etats peuvent encore absorber un choc temporaire, mais qu'une guerre prolongée changerait profondément la donne. Patrick Pouyanné a ainsi averti que si la guerre dépassait le seuil de six mois, « il y aurait de véritables effets » sur l'économie mondiale. « Toutes les économies du monde en souffriront », a-t-il affirmé, pointant le risque d'un choc énergétique durable. Le patron de TotalEnergies a également insisté sur l'importance stratégique du détroit d'Ormuz. Selon lui, la fermeture de ce passage maritime empêcherait près de 10 millions de barils de pétrole par jour de quitter la région du Golfe. Un tel scénario aurait des répercussions immédiates sur l'approvisionnement mondial en pétrole et accentuerait les tensions sur les prix de l'énergie. Dans l'immédiat, Patrick Pouyanné estime toutefois qu'un conflit limité à trois ou quatre mois pourrait encore être absorbé par l'économie mondiale. Il a expliqué que les pays pourraient alors s'appuyer sur leurs réserves pétrolières afin d'atténuer le choc et de limiter l'impact sur les marchés. Cette marge de manœuvre resterait cependant temporaire. Plus la guerre s'installe dans le temps, plus le risque d'un déséquilibre profond augmente, tant pour les marchés de l'énergie que pour la croissance mondiale, déjà fragilisée par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques. Face à cette perspective, le dirigeant de TotalEnergies a exprimé l'espoir d'une issue rapide. Il a dit espérer que des solutions soient trouvées rapidement pour mettre fin à la guerre et éviter une crise économique mondiale plus large. Cet avertissement reflète les inquiétudes croissantes des grands acteurs de l'énergie face à un conflit dont les conséquences dépassent désormais le seul cadre régional. Au-delà du Moyen-Orient, c'est toute l'économie mondiale qui pourrait être confrontée à une nouvelle onde de choc si les hostilités venaient à se prolonger. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!