Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Dans une déclaration accordée à Tunisie Numérique ce mercredi 8 avril 2026, l'écrivain et analyste politique Boulbaba Salem est revenu sur la décision de cessez-le-feu conclue pour une durée de 15 jours entre les Etats-Unis, leur alliée Israël, et l'Iran, avec la réouverture du détroit d'Ormuz. Selon lui, cet accord représente une grande victoire pour l'Iran et une défaite stratégique pour les Etats-Unis. L'analyste politique a estimé qu'une guerre se mesure toujours à l'aune de ses objectifs, et non de ses pertes. Or, les Etats-Unis ont échoué à atteindre les leurs. Il a relevé que le programme nucléaire ne figure ni dans les conditions de négociation ni dans celles de l'accord, tout comme la question des missiles ou celle du renversement du régime, qui constituait pourtant, selon lui, le fondement même de l'agression. ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Cela signifie, d'après Boulbaba Salem, que Donald Trump a tout perdu et que son seul objectif est désormais la réouverture du détroit d'Ormuz. Dès lors, l'entrée dans cette guerre constitue un échec majeur pour l'administration américaine, en particulier face à la résistance « héroïque » du peuple iranien et des forces armées iraniennes. L'Iran s'est ainsi affirmé comme une grande puissance régionale, dans la mesure où il n'est pas aisé de défier les Etats-Unis et Israël. Boulbaba Salem a ajouté que cette agression, dans sa dimension liée à Israël, a démontré que ceux qui se placent sous la protection de l'Amérique n'en récoltent que l'humiliation. Selon lui, le grand vainqueur de cette bataille est l'Iran, ainsi que l'ensemble de l'axe de la résistance dans la région. Cette offensive a pu être repoussée avec efficacité, malgré les menaces et l'importante guerre psychologique menée par Donald Trump. En face, a-t-il poursuivi, les Iraniens sont des hommes d'Etat qui maîtrisent parfaitement l'art de la politique tout autant que le volet militaire, et ils sont parvenus à faire échouer l'ensemble des plans politiques et militaires. Le cessez-le-feu s'étendra-t-il au front libanais ? L'intervenant a indiqué que l'agression avait été stoppée hier soir sur le front iranien, sans qu'aucun bombardement ne soit ensuite mené, bien que les dernières frappes aient été iraniennes et aient visé en profondeur l'entité sioniste occupante, à Tel-Aviv. Concernant le Liban, il a rappelé que l'armée israélienne s'est infiltrée sur le territoire libanais et que la situation n'est pas comparable à celle de l'Iran, qui a déjoué toutes les tentatives d'incursion menées par les Etats-Unis. Selon lui, la présence de l'armée israélienne sur le sol libanais est précisément ce qui a maintenu plusieurs fronts en état d'embrasement. Boulbaba Salem a affirmé que l'accord de cessez-le-feu concernera également le Liban dans les prochaines heures. Israël sera, selon lui, contrainte de s'y conformer et ne pourra pas reproduire les mêmes pratiques que celles employées contre la résistance en Palestine. Il a souligné que le Hezbollah constitue une structure militaire lourdement armée, qui a infligé d'importants dégâts à l'armée sioniste. Celle-ci aurait besoin de quelques heures pour réorganiser la situation, mais il reste, selon lui, certain que l'accord inclura aussi le Liban. Dans ce contexte, l'écrivain Boulbaba Salem a fait valoir que Benjamin Netanyahu se trouve dans une véritable impasse face à l'opinion publique intérieure, aussi bien en ce qui concerne la guerre contre le Liban que celle contre l'Iran. Il aurait, d'après lui, essuyé un échec majeur, rendant la promotion de cet accord extrêmement difficile sur le plan interne israélien. La situation globale se dirige vers l'apaisement et l'Iran imposera ses conditions à une Amérique vaincue stratégiquement... L'intervenant de Tunisie Numérique a estimé que la situation régionale s'oriente globalement vers une désescalade, d'autant que les négociations doivent se tenir à Islamabad sous parrainage pakistanais, avec également une médiation turque et égyptienne qui a contribué à l'aboutissement de cet accord. Selon lui, la principale leçon à tirer de cette bataille est que « quiconque veut se protéger doit construire une grande force autonome et ne pas dépendre des autres, car le monde ne vous respecte que si vous êtes fort et imposez votre puissance sur le terrain », ce que l'Iran est parvenu à faire. Il a insisté, dans le même contexte, sur le fait qu'Israël n'est qu'un instrument américain et qu'il se conformera à ce que décideront les Etats-Unis, lesquels vivent aujourd'hui, selon lui, une défaite stratégique, malgré toutes les déclarations de dénégation. Washington commencerait ainsi à perdre son prestige à l'échelle mondiale en tant que grande puissance militaire. Il a toutefois précisé que cela ne se produira ni en quelques jours ni en quelques heures, mais sur une certaine durée, au terme de laquelle d'importantes leçons devront être retenues. S'agissant des négociations prévues à Islamabad, il a indiqué que la délégation iranienne sera conduite par le président du Parlement, tandis que la délégation américaine sera dirigée par le vice-président J. D. Vance. Il y voit un point particulièrement important, l'Iran ayant refusé Jared Kushner en raison de sa loyauté envers Israël. De ce fait, le relèvement du niveau de représentation dans les discussions constitue, selon lui, un signe de la proximité d'un accord. Celui-ci devrait comporter dix points, avec, au cours des négociations, un processus de concessions mutuelles. Il serait toutefois impossible, selon Salem, que les Etats-Unis acceptent toutes les conditions iraniennes. L'intervenant a également souligné que la grande leçon à retenir est que toute guerre finit par la politique et par des accords politiques. Il faut aussi prendre en compte, selon lui, que les Etats-Unis ne souhaitent pas poursuivre cette agression, car elle ne leur a rien apporté, tandis que Donald Trump fait désormais face à d'importants problèmes internes. Toujours selon lui, le président américain ne s'attendait pas à ce que la bataille atteigne une telle ampleur. Il pensait que la question serait réglée en quelques jours, et ses déclarations quotidiennes traduiraient aujourd'hui une immense frustration psychologique. En conclusion, Boulbaba Salem a estimé que le détroit d'Ormuz, que l'Iran a contrôlé durant cette guerre, a constitué un atout majeur en sa faveur. Les redevances qui pourraient être imposées aux pétroliers pourraient même, selon lui, faire partie des compensations accordées à l'Iran, ainsi que de l'un des points de l'accord que les Etats-Unis pourraient accepter, dans la mesure où ils n'ont pas un besoin vital du détroit d'Ormuz, contrairement au reste du monde. 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