Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Les négociations directes entre les Etats-Unis et l'Iran, tenues à Islamabad sous médiation pakistanaise, se sont achevées sans accord après environ 21 heures de discussions. Selon Axios, citant un responsable américain, les divergences les plus importantes ont porté sur le nucléaire iranien, le détroit d'Hormuz, les avoirs gelés de Téhéran et plusieurs volets de sécurité régionale. ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → D'après ce responsable, l'un des nœuds du dossier concernait le gel de l'enrichissement d'uranium et surtout la question du sort du stock d'uranium enrichi détenu par l'Iran. Washington voulait des garanties fortes sur l'impossibilité pour Téhéran de relancer rapidement une capacité nucléaire militaire, tandis que l'Iran refusait de renoncer à ce qu'il présente comme un droit souverain lié à son programme nucléaire. D'autres sources occidentales ont également souligné que les Etats-Unis demandaient le retrait ou la remise du stock d'uranium hautement enrichi, alors que ce point restait inacceptable pour la partie iranienne. Le deuxième grand sujet de tension a porté sur le détroit d'Hormuz, au cœur de la confrontation stratégique entre les deux camps. Selon les informations relayées par Axios et corroborées par plusieurs médias internationaux, le désaccord ne concernait pas seulement la réouverture du passage maritime, mais aussi son calendrier, les conditions de navigation et la volonté iranienne de garder la main sur ce corridor stratégique. La question des frais de transit réclamés aux navires a également nourri le blocage, Washington refusant toute logique de péage imposé par Téhéran sur une voie par laquelle transite une part majeure du pétrole mondial. Autre point sensible : le dégel des fonds iraniens bloqués à l'étranger. Reuters a rapporté qu'une source iranienne avait affirmé que les Etats-Unis étaient prêts à avancer sur ce dossier, notamment pour des avoirs détenus au Qatar et dans d'autres banques étrangères, avant qu'un responsable américain ne démente rapidement tout accord en ce sens. Cette contradiction illustre à elle seule le niveau de défiance qui a entouré les discussions de Pakistan. Les frictions ont également touché à un possible accord de sécurité régional et à la demande américaine de voir l'Iran cesser tout soutien à des organisations que Washington classe comme terroristes ou comme groupes armés alliés de Téhéran. Associated Press évoque, parmi les points de désaccord, non seulement le nucléaire et Hormuz, mais aussi les capacités balistiques iraniennes et le soutien de l'Iran à ses relais régionaux. Dans le même temps, l'Iran insistait sur d'autres contreparties, notamment l'allégement des sanctions, la préservation de ses intérêts stratégiques et l'arrêt des hostilités sur d'autres fronts, en particulier au Liban. À l'issue de la réunion, le vice-président américain JD Vance a affirmé que Washington avait présenté sa « meilleure offre » et que l'Iran avait choisi de ne pas l'accepter. Côté iranien, les médias officiels ont au contraire dénoncé des demandes américaines jugées excessives et irréalistes. Ce double récit confirme que la réunion d'Islamabad n'a pas seulement échoué sur des détails techniques : elle a buté sur une divergence beaucoup plus profonde quant à l'équilibre futur entre pression militaire, sécurité régionale et concessions diplomatiques. L'échec de ce round ne ferme pas forcément la porte à une reprise des contacts, mais il laisse intactes les principales bombes diplomatiques du dossier. Entre le nucléaire, Hormuz, les sanctions, les avoirs gelés et l'architecture sécuritaire du Moyen-Orient, la négociation reste suspendue à des désaccords si fondamentaux qu'ils peuvent aussi bien nourrir un nouveau cycle diplomatique qu'un retour rapide à l'escalade. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!