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Tunisie : Le drame de « galli wou gotlik » ou quand le « Charchour » (amas de gravillons) se prend pour une parure de pierres précieuses.
Publié dans Tunisie Numérique le 23 - 04 - 2014

Le rictus verbal, hideux et arrogant, de Neila Charchour Hachicha méprisant le dialecte tunisien dont nombre de régions et de tunisiens pratiquent avec autant de fierté que de faconde, n'est pas seulement une insulte à la Tunisie profonde, à sa culture et sa mémoire, mais également un poncif éculé que certains esprits tordus ressassent pour se prouver une hauteur à laquelle ils sont justement incapables de s'élever. Le drame c'est quand le cliché devient une opinion ou une conviction et la cécité intellectuelle une manière de voir, un mobile. Le drame, ce n'est point le langage « galli wou gotlik », loin s'en faut, mais c'est cette posture hautaine et non moins insolente par rapport à un pilier de l'identité national, à savoir le dialecte dont les différents accents, tonalités et styles constituent pourtant une source de richesse et une expression des racines de la Tunisie.
Si le parler « galli wou gotlik » écorche à ce point les sensibles oreilles de Neila Charchour Hachicha, le bon sens en impute immanquablement le dysfonctionnement à son délicat appareil auditif et aucunement au langage. Pourquoi certaines têtes brûlées tiennent-elle à faire croire que le « galli wou gotlik » est un patois d'illettrés, de citoyens de seconde catégorie, d'hommes et femmes imperméables à la connaissance, à la sagesse et à la civilité ? Que veut-on prouver ? La parallèle s'impose d'elle-même avec la race aryenne dont le tristement célèbre Hitler a tenté de restaurer la pureté et d'établir la supériorité. Donc, par analogie, et dans l'esprit de Neila Charchour Hachicha , les adeptes de »galli wou gotlik » seraient d'une race inférieure, reprenant ainsi à son compte, peut-être même à son insu (pour être charitable), la théorie nazie de classification et de hiérarchisation des races humaines et de pyramide social dont les « galli wou gotlik » seraient la base et dont le sommet serait composé de cette « race pure élue » à laquelle fait partie forcément l'immaculée Neila Charchour Hachicha .
En quelque sorte, le sang bleu linguistique dédaignant le roturier dialectal. Neila Charchour Hachicha, dont le pédigrée et la trajectoire coincent sur certaines étapes, a raté encore une fois l'occasion de se taire et de s'endormir sur des certitudes beaucoup moins discriminatoires. « Barra orgod !! », elle ne croyait pas si bien dire à l'adresse des tribuns éhontés de son genre, qui ont plus de cervelle dans la croupe que sous le crane. Il est bien dit que certains énergumènes pètent par la bouche et parlent par l'anus. La rhétorique de caniveaux et le préjugé cannibale ne font pas une pensée et, encore moins, une position. Quand on manque de recul, de discernement, d'ancrage à une identité et d'épaisseur humaine, on franchit allègrement et tout aussi grossièrement le pas de l'indécence et de la bétise. Neila Charchour Hachicha, s'est flinguée là où elle croyait cartonner, tirant une balle dans le pied, persuadée de faire mouche. Une sortie de route que rien, absolument rien, ne justifie, sauf le rejet de l'Autre et le repli sur des sentiments de haine et d'exclusion.
Juste une dernière question pour la route : Dans sa vie quotidienne, Neila Charchour Hachicha dit-elle « gato » ou « qato » ? « mongala » ou « monqala » ? « Gazzouz » ou « qazouz » ? A moins que, pour éviter ce qu'elle appelle traîtreusement le drame de « galli wou gotlik », elle ne braille, à longueur de journée, que dans la langue de Molière, auquel cas il s'agit là d'une autre paire de manches.


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