Acculé depuis la rupture des relations diplomatiques avec l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte, le Qatar apparaît aujourd'hui comme cerné et au ban de la communauté internationale. Comme un effet boule de neige d'autres pays ont décidé de rompre leurs relations avec le Qatar atteignant au total à 9. Après la chute de la bourse de Doha lundi 05 juin 2017, c'est autour de la Compagnie aérienne Qatar Airways de faire face à des difficultés énormes. En effet, ces pays ont fermé leurs frontières terrestres et interdit leur espace aériens aux avions qataris ce qui aura des incidences sur la longueur du trajet des vols aériens et leur coûts. Plusieurs médias ont spéculé sur les différents trajets que pourraient emprunter les avions du Qatar. Un journaliste a publié dans le journal américain "The Wall Street Journal", une carte montrant le nouvel itinéraire qui sera emprunté par les avions du Qatar en donnant l'exemple d'un vol de Doha se rendant à Khartoum au Soudan. L'image montre que le trajet s'est allongé de plus que le double par rapport à la distance habituelle. Pour l'analyste économique et journaliste américaine basée à Washington, Josa Kram, il n'existe que deux itinéraires possibles pour les avions du Qatar pour rallier le monde. Le premier plan de vol consiste à survoler l'Iran, puis l'Irak ensuite la Jordanie jusqu'à la Méditerranée pour arriver aux différentes destinations loin du Golfe arabe, de l'Egypte et de la Libye. La deuxième voie consiste à emprunter également en premier lieu, l'espace aérien au-dessus de l'Iran puis la Turquie pour ensuite rallier les différentes destination européennes. Au cas ou les avions de Qatar Airways demeureront obligés d'emprunter ces deux voies, cela signifie que les taxes sur les vols augmenteront, comme la hausse du coût, la route étant la plus longue en termes de distance. Les périodes nécessaires pour les vols vont changer et devenir plus longues ce qui rend Qatar Airways moins compétitives que les autres compagnies aériennes concurrentes. On rappelle que Doha est un passage important pour des millions de voyageurs du monde vu que l'aéroport a été utilisé l'an dernier par plus de 37, 300 millions de passagers. Certains d'entre eux passent à travers la capitale du Qatar et d'autres elle représentait leur destination finale.