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«...Il faut partir à point » Par Maître Mohamed Ammar
Publié dans Tunisie Numérique le 27 - 06 - 2018

Les politiciens de nos jours sont des incultes. Ils sont manipulés par des décideurs économiques qui leur imposent une politique favorable à leurs intérêts. Le prototype de cette caste est le président Emmanuel Macron. Cette nouvelle caste s'est permis le luxe de choisir des politicards pour la conduite des Affaires des pays du monde musulman. Ils ont excellé dans leurs choix puisqu'ils ont décidé de déloger les dirigeants nationalistes – pour cause de dictature – et de donner le pouvoir aux Frères musulmans. Or il est difficilement contesté que le « Printemps Arabe » est une opération du MI6 – conçue dès 2004 2005 – pour placer les Frères au pouvoir sur le modèle de ce que les services anglais avaient déjà organisé en 1915 avec Lawrence d'Arabie (la « grande révolte arabe »).
Ceci explique que le choix occidental des Frères musulmans se fait sur la base que l'islam politique appelle à la soumission, pas à l'émancipation. La seule tentative de lecture de l'islam politique qui allait dans le sens de l'émancipation fut celle du soudanais Mahmoud Taha, condamné à mort par le pouvoir soudanais. Le fiqh de libération de Taha s'oppose à l'interprétation dominante de l'Islam qui attribue à la Chariaa, mise en œuvre à Médine, un caractère trans historique définitif.
La soumission de l'Islam politique
Le cynisme de l'establishment anglo-saxon n'a pas de limites. L'islam politique a été inventé par les orientalistes au service du pouvoir britannique en Inde, avant d'être repris comme tel par Maududi. Il s'agissait de « prouver » que les musulmans ne sont pas autorisés à vivre dans un état qui ne serait pas lui-même islamique, anticipant sur la partition de l'Inde, l'Islam ignorerait la possibilité d'une séparation entre l'état et la religion.
Cela amène l'establishment anglo-saxon à propager le concept de l'islam modéré qu'il installe au pouvoir puisqu'il a la vertu -à ses yeux- de réduire à l'impuissance les peuples concernés, et par conséquent de s'assurer de leur position de comprador selon Samir Amin. Or, les occidentaux savent que l'islam politique refuse le principe même de la démocratie.
Une classe politique crétine pour réaliser l'insertion des pays musulmans dans l'ordre libéral mondialisé, les anglo-saxons s'appuient sur les frères musulmans. La propagande occidentale qualifie les pions de « musulmans modérés » pour camoufler ses véritables enjeux. Les derniers événements en Tunisie attestent que les pions choisis par l'occident lui sont totalement soumis. Notre jeune premier ministre en est le prototype. Ce n'est pas un lecteur de fables. Autrement, il se serait inspiré de la morale exprimée dans « Le lièvre et la tortue » : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Sorti de l'ambassade américaine, il pouvait au mieux être un bon VRP d'organismes génétiquement modifiés. Cette donne me permet d'expliquer son ambition juvénile.
Une autre lecture de celle-ci me ferait pencher à penser qu'il s'agit d'une forte dose de soumission au maître. Il me rappelle un certain premier ministre français, Manuel Valls.
Son président a été plus adroit puisqu'il a accepté une bigamie imposée par les maîtres. Il s'est prévalu de la démocratie libérale pour justifier ce mariage contre l'avis de ses « électeurs ».
Face à ces dirigeants « mondialisés », un ministre de l'intérieur adepte de l'Etat nation, nourri à la philosophie bourguibienne, ne peut pas faire l'affaire. Sa conception de la chose publique ne pouvait s'accommoder d'une classe politique mondialisée. Il s'est évertué à combattre le terrorisme et a fait des prouesses. Or les maîtres n'apprécient guère ce genre de profils car ils contrarient leurs objectifs. Ne dit-on pas que l'Algérie est ciblée par le printemps arabe. C'est le souhait exprimé par le philosophe sioniste plagiaire « Bernard Henry Lévy ». Trop fidèle à son état et à sa nation, son limogeage s'inscrivit dans la logique des choses. Les acteurs politiques choisis pour réaliser les desseins du Printemps doivent être imbibés des préceptes du capitalisme mondialisé. En réalité, ils doivent avaliser toutes les législations contraires aux intérêts de la nation.
Les dominants ont imposé l'idée d'une nouvelle constitution confiée à une constituante dont l'élection a été certifiée par les Etats-Unis.
En réalité, la volonté des dominants était d'instaurer un régime politique ingérable. Grâce à l'appui américain, la nouvelle constitution est un chef d'œuvre de bêtise appréciée par les pions du « printemps arabe ». Ceux-là même qui ont applaudi la « révolution libyenne » réalisé par l'Otan et le duo Sarkozy-Cameron. La farce s'est prolongée par la suite par un vote pour l'élection des députés. La nouvelle chambre a réalisé le vœu des dominants en votant toutes les lois qui devaient consacrer la soumission au diktat des organisations internationales et à la libération de la vie économique.
La médiocratie chez les démocrates
Pour faire passer la pilule, l'occident a prôné la propagation de la démocratie en confiant cette tâche à ses pions. Pendant ce temps, les experts occidentaux ont conseillé à leurs dirigeants d'abandonner la démocratie dans leur propre pays. Il est édifiant de lire le livre de Susanne Georges : « Cette fois-ci en finir avec la démocratie ». Il est donc clair qu'il s'agit d'une manœuvre des dominants que leurs pions ont propagé dans les pays musulmans. Pourtant, les dominants savent que la culture démocratique ne se forge pas dans les normes cathartiques et la démocratie politique ne peut surgir des inégalités sociales et économiques. La tentative révèle l'une des manipulations du système capitaliste, est en train d'imploser sous nos yeux, comme l'a démontré Samir Amin. La soumission et la servilité des Frères musulmans au capitalisme mondialisé expliquent la propagation de cette farce. Après sept ans, les peuples musulmans visés commencent à douter sérieusement de cette fausse démocratie.
La propagande politique de ces dernières années révèle l'implication des pions, à commencer par les intellectuels dont le prototype est Yadh Ben Achour, qui dans un livre chantant les mérites : « Révolution en pays d'Islam », a consacré le rôle puissant des cadres de la nation comme courroie de transmission des desiderata des dominants. On se rappelle aussi les louanges des intellectuels occidentaux amis de la Tunisie comme Jean Daniel ou Stéphane Hessel qui ont « craqué » pour la « révolution démocratique tunisienne ». L'ordre capitaliste mondialisé exige de ces pions une participation active à ses desseins. Les députés élus « démocratiquement » en Tunisie ont scellé les choix des dominants. Ils ont voté une série de lois qui consacrent l'intégration de la Tunisie dans l'ordre mondialisé en commençant par la loi modifiant le statut de la banque centrale, en passant par l'adoption du cadre juridique du partenariat publique-privé sans rendre compte des véritables enjeux de ces nouvelles législations. Pour confirmer leurs soumissions, et grâce à l'influence des « frangins musulmans », ils ont même voté la loi relative au statut des collectivités territoriales confirmant – s'il en était besoin – que nos députés sont de fidèles serviteurs de l'ordre libéral mondialisé, puisque cette loi -une fois en vigueur- achèvera la partition de l'état.
D'ailleurs, selon les confidences d'un élu, l'Ambassadeur américain a ameuté les élus pour activer le vote de cette loi. Son désir a été exaucé. Cette docilité doublée de servilité, explique-elle la situation catastrophique de tous les indicateurs économiques ? Les pions sont-ils à ce point aveuglés ! Il faut avouer que leur inculture explique jusqu'à un certain niveau leur soumission. Mais être inculte au point de parader après l'obtention du prix Nobel nous ramène à une dimension sordide. Cela dénote que les dominants manipulent à merveille leurs pions. On ne peut s'expliquer autrement la situation puisqu'un ministre par intérim comble tous les postes vacants de son ministère, déloge les cadres de la Garde Nationale, etc. Dans un délai de 48h après sa désignation. Les langues déliées peuvent prétendre qu'une force réelle a agi pour le compte du ministre de l'intérieur par intérim.
La loi du plus fort est une autre fable...
Par Maître Mohamed AMMAR


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