"Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Faiez Gargouri : un Tunisien parmi les 5 meilleurs mondiaux en data warehousing    Changement brutal du temps : pluie et vents forts prévus aujourd'hui en Tunisie    La Tunisie informe sa communauté au Koweït : nouvelles instructions pour voyager via l'Arabie Saoudite    Tunisiens : voici quand tomberait l'Aïd selon les calculs astronomiques    Bayer réaffirme son engagement aux côtés des agriculteurs tunisiens pour une agriculture durable et performante    Ramadan 2026 : les génériques des feuilletons tunisiens Hayat et Bab LeBnet signés Karim Thlibi séduisent les téléspectateurs    Entrepreneuriat et intelligence artificielle: pourquoi il faut repenser les méthodes d'accompagnement    Banque postale en Tunisie : trois scénarios à l'étude    L'ATB et Visa lancent un grand jeu-concours : En route pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026TM    Zakat el Fitr 2026 : le montant fixé par le mufti de la république tunisienne    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Alerte météo : retour des pluies et baisse des températures en Tunisie    Après des années de service, un joueur quitte l'équipe nationale    Pokémon Pokopia : le jeu-vidéo qui cartonne et fait monter les actions de Nintendo en flèche    Zaghouan : Le centre Amal pour le traitement des addictions à Jebel Oust rouvre ses portes après rénovation    Le Galaxy S26 Ultra reçoit le prix 'Best in Show' lors des Global Mobile Awards au MWC 2026    Météo en Tunisie: températures en légère baisse, pluies attendues    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Iran: scénarios possibles et analyse stratégique    Mohamed Soudani: Le gouverneur et le consul général    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Livre 'Si Le Kef m'était Conté' de Najet Ghariani : un livre de contes pour redécouvrir Le Kef et son imaginaire    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    Le film À voix basse de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid sélectionné au PCMMO 2026, après la Berlinale    Le général Abdel Rahman Suwar al-Dahab: une exception    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    Le président Kaïs Saïed présente ses condoléances à la famille du doyen Sadok Belaïd    Obsèques du doyen Sadok Belaïd: Dans l'émotion et le recueillement (Album photos)    Trois parcours, une même excellence : le CNOT rend hommage aux femmes du sport    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Salah Bourjini, un diplomate tout terrain    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Alerte Sécuritaire : Le Ministère de l'Intérieur Qatari relève le niveau de menace et appelle au confinement    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Diplomatie - Marzouki au sommet de Kinshasa : Thèse, antithèse et synthèse!
Publié dans WMC actualités le 19 - 10 - 2012

Est-ce chercher la petite bête et faire de la polémique que de se demander pourquoi le président de la République a participé au XIVème sommet de la Francophonie (Kinshasa, 12 et 13 octobre 2012) et pourquoi a-t-il discouru en langue française?
Pratiquons, pour la circonstance, le triplet cher au philosophe allemand Georg Wilhelm Friedrich Hegel de la thèse-antithèse et synthèse. Un triplet que tous ceux qui ont pratiqué la dissertation connaissent.
Commençons par la thèse pour dire que cette participation était, d'abord, nécessaire et même souhaitée. A l'heure de la transition démocratique, la participation du premier magistrat de l'Etat à un aussi important événement ne peut qu'être une excellente occasion pour renforcer la présence de la Tunisie et densifier ses relations avec ses partenaires.
On peut le comprendre: il s'agit là d'une opportunité pour présenter les évolutions que connaît notre pays depuis la révolution du 14 janvier 2011. Et susciter un intérêt pour cette grande expérience humaine. On le comprend aussi: cette participation est de nature à retenir l'attention pour cette expérience et favoriser des coopérations.
Une occasion des plus propices
Quant à ce qui est d'avoir fait un discours en langue française, ensuite, tout le monde peut comprendre que l'occasion est des plus propices. Ne s'agit-il pas d'un sommet de la Francophonie, c'est-à-dire des pays qui partagent le français comme langue commune? Ne communique-t-on pas beaucoup mieux lorsqu'on s'adresse dans la langue de la quasi-majorité des chefs d'Etat et autres représentants des Etats invités à ce sommet ?
Il s'agit, enfin, d'un message d'ouverture que l'on pratique dans une importante réunion internationale. Les échos que renvoie la Tunisie depuis l'avènement de la Révolution portent quelquefois la signature de l'enfermement sur soi et de la négation de l'autre, exprimées également quelquefois avec une forte violence. Même si ces messages force est de le constater- sont l'œuvre d'une extrême minorité qui compte au niveau du nombre, comme le dit l'expression, pour du beurre.
Venons à l'antithèse pour dire que les premiers dirigeants des pays arabes ont pour l'essentiel boudé cette rencontre qui n'avait pas à débattre de questions relatives à cette partie du monde. Le XIVème sommet de la Francophonie a été largement dominé, en dehors d'une certaine glose sur les Droits de l'Homme et la démocratie, par deux questions qui menacent la sécurité en Afrique: le conflit malien et celui de l'Est congolais.
Un ferment de l'identité nationale
Tous les premiers dirigeants des pays arabes membres de l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), du Liban au Maroc en passant par l'Algérie et la Mauritanie n'ont pas fait le déplacement de Kinshasa préférant déléguer des personnalités pour les représenter. Les informations recueillies à travers les comptes rendus publiés dans la presse font état, du reste, de la présence de 42 délégations et de 26 chefs d'Etat.
La Tunisie n'a jamais, à ce qu'on se souvienne, été représentée à cette rencontre par son président. La participation de notre pays, au même titre que d'autres pays arabes, a été même critiquée à un certain moment. Certains y ont vu dans la Francophonie, sans doute à tort, un non sens du fait de notre identité arabo-musulmane et même le parfum d'un attachement à un passé colonial partagé avec la France.
Certains vont jusqu'à dire que la réunion regroupe à quelques pays près ceux qui participent aux sommets France-Pays d'Afrique, marqués par des relations qui plongent leurs racines dans le passé colonial. Avec ses avatars de «France-Afrique». Le président François Hollande a annoncé d'ailleurs dans son discours prononcé à Dakar (Sénégal), le 12 octobre, la veille de son déplacement, au sommet de Kinshasa qu'il entendait écrire «une nouvelle page avec l'Afrique».
Concernant l'usage du français, les avis évidemment peuvent varier. Mais, il est certain que la langue étant un des ferments de l'identité nationale, il est rare qu'un responsable politique se doit de s'exprimer dans une autre langue que sa langue nationale.
Les présidents français qui sont, pour l'essentiel, de parfaits bilingues (français-anglais) le président Jacques Chirac en a donné l'exemple dans sa visite à Jérusalem, en 1996- ne font jamais leurs discours officiels dans une autre langue que le français. Certains dirigeants joignent l'acte à la parole en intervenant dans les habits nationaux.
Maintenant la synthèse! Pour une fois nous dérogerons à la règle chère à Hegel. Nous vous laissons toute la latitude de la faire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.