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Nouveaux bacheliers, l'IACE vous présente son Guide d'orientation universitaire
Publié dans WMC actualités le 03 - 07 - 2019

Permettre aux étudiants de choisir leur orientation en fonction de l'employabilité de la filière. L'indicateur que privilégie l'IACE est la durée moyenne d'attente avant le premier emploi.
L'IACE a publié, mercredi 3 courant, le guide d'orientation universitaire de l'année 2019. L'Institut se dépêche de le faire avant l'ouverture du cycle d'orientation par le MESRS (ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique) afin d'éclairer les nouveaux bacheliers dans leur choix de filière universitaire.
C'est la cinquième année consécutive que l'IACE publie ce guide lequel sera consultable sur son site Web (iace.org.tn) dès le jeudi 5 juillet.
Comment lire le guide ?
Le Guide est le résultat d'une enquête menée par l'IACE auprès de 10 0000 ménages ayant des enfants diplômés de l'enseignement supérieur public et privé. Mejdi Hassen, directeur exécutif de l'IACE, soutient que l'Institut procède à cette enquête, qui n'est pas tout à fait dans son champ de compétences à défaut de statistiques disponibles.
Exception faite de Tunis Business School qui procède à un suivi régulier de ses promotions de diplômés. Chose rarissime dans les autres établissements universitaires, malgré sa facilité de réalisation.
S'agissant d'une enquête terrain, le guide a couvert plus de 60% des spécialités présentes dans le guide d'orientation universitaire publié par le MESRS. Le guide est ainsi structuré. Il répertorie les diverses spécialités suivies par les 10 000 sondés et les assorti d'un guide couleur qui va du vert clair au rouge foncé. Cette gamme s'accorde avec l'ampleur du délai d'attente avant le premier emploi. Elle ouvre sur le vert qui représente le délai minimal compris entre 0 et 6 mois allant jusqu'au rouge soit une période de 4 ans. Par ailleurs le guide comprend deux "Top Ten" à savoir le palier et le plancher des délais.
A titre d'exemple, un docteur en médecine de la Faculté de Tunis ou de Sousse attend moins de deux mois avant de décrocher son premier emploi. Il est, pour ainsi dire, happé à sa sortie de l'université. Et le diplômé de l'Institut sylvo-pastoral de Tabarka attendra longtemps.
Il faut préciser que l'IACE entend, par premier emploi, le travail où le diplômé entend faire carrière. Il arrive que parmi les sondés certains soient employés dans des jobs de fortune et annoncent qu'ils continuent à chercher un travail stable où ils envisagent de garder.
Que révèle le guide 2019 ?
La moisson de cette année présente un léger mieux par rapport aux années précédentes. Le délai moyen d'attente a baissé à 2 ans 5 mois. Rappelons qu'en 2017 cette moyenne était de trois ans, ferme.
On découvre que la Faculté de médecine de Tunis et de Sousse décroche la première place au hitparade. Paradoxalement, on voit que dans les disciplines dites nobles, tels l'architecture ou l'ingéniorat en bâtiment, le délai de la première insertion professionnelle s'étire un peu. La TBS tire bien son épingle du jeu. Curieusement, les licences fondamentales, avec 32 mois d'attente en moyenne, font mieux que les licences appliquées, avec 34 mois. On observe que les ISET, dont la finalité est de s'ouvrir sur l'environnement local, marchent bien à quelques exceptions près.
L'ISET des IT marche fort à Sfax, Sousse ou Bizerte. Les mêmes ISET marquent le pas au Kef ou à Gafsa. Les disparités régionales sont donc persistantes, et ces deux régions souffrent d'un manque de dynamisme économique. Gafsa fait peut-être cas à part étant donné que les diplômés résistent à certaines offres d'emploi dans l'espoir de décrocher un emploi à la CPG.
Certaines spécialités trop pointues, tel l'ISET des eaux de Gabès, peuvent être pénalisées. Dans la même ville, les ISET d'électronique ou d'électrochimie sont bien sollicités.
Dans le cas des diplômés des licences fondamentales, les délais sont longs car la plupart sont destinés à la fonction publique et notamment l'enseignement.
Par les temps qui courent, l'ouverture des concours de CAPES ou les recrutements dans les collèges et lycées ne sont pas au plus fort. L'on arrive à se demander alors pourquoi garder ces filières qui n'ont pas les faveurs du marché de l'emploi. L'emploi dans les régions souffre de la résistance des diplômés à la mobilité. Changer de lieu de résidence n'est pas une chose courante et la principale raison est l'écart de standing dans les régions défavorisées.
Par ailleurs, le guide montre que plus le score à l'orientation est élevé plus le délai d'insertion est court. On découvre également qu'un mastère bien ciblé, même avec une licence pas très favorisée, peut améliorer le délai.
Comment exploiter les enseignements de l'enquête
A priori l'IACE n'entend pas monopoliser ce travail et dès que les facultés se seront dotées de leurs propres observatoires, elle abandonnera l'enquête. Quelques structures se mettent en place notamment le centre 4C promu par le MESRS. L'Institut se sert des résultats de l'enquête pour élaborer son rapport national sur l'emploi qu'il édite annuellement.
Le guide établit le Top Ten des spécialités et les Down Ten. La première des différences est que le régime Ecole offre une meilleure employabilité que le régime en Faculté. La raison principale est le taux d'encadrement. Les écoles étant les mieux pourvues.
Par ailleurs, pourquoi continuer à maintenir les Dow Ten alors qu'elles pénalisent les diplômés ? Les universités les mieux ouvertes sur l'environnement économique offrent les meilleurs profils d'employabilité. Cela se vérifie en cas de Centre hospitalo-universitaire ou de parc technologique. Pourquoi ne pas envisager d'en faire bénéficier les ISET en les regroupant dans des clusters où la proximité avec les métiers aiguiserait davantage les programmes de formation ?
Il reste la question de la conversion des diplômés restés au chômage. Quelques parades de-ci de-là ont été tentées, tels les programmes de la deuxième chance. Via ce cycle de rattrapage, des profs apportent bénévolement des appoints de formation pour redresser le profil du diplôme avec les exigences du marché de l'emploi.
Mais convenons que cette question appelle à une prise en mains par les pouvoirs publics, en se basant sur diverses expériences internationales.
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