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Coronavirus : Les bourdes communicationnelles du Gouvernement
Publié dans WMC actualités le 31 - 03 - 2020

Si le gouvernement Youssef Chahed a passé trois ans et demi à tenir en laisse les Tunisiens en maquillant les chiffres et en leur demandant constamment de consentir des sacrifices au point de perdre 50% de leur pouvoir d'achat par l'effet de l'effondrement du dinar et de la hausse des prix, son successeur, Elyès Fakhfakh, n'a pas attendu tout ce temps pour anticiper et annoncer de probables résultats négatifs pour la fin de l'exercice en cours.
Dans une interview accordée au quotidien Le Maghreb du 8 mars 2020, Elyes Fakhfakh s'est empressé d'imputer aux probables retombées économiques à l'international du Coronavirus (Covid-19), la révision à la baisse du taux de croissance pour l'année en cours. Ce taux sera réduit, selon lui, de 2,7% prévus à 1% du PIB.
Son ministre des Finances, Nizar Yaïche, a été plus loin. Auditionné par une Commission du Parlement, il a osé défier les députés en leur annonçant que le budget qu'ils ont voté pour l'année 2020 ne sera pas exécuté dans une grande proportion. «Une grande partie des dépenses comprises dans la loi de finances que vous avez adoptée, je ne pourrai pas les payer cette année. Nous ne le pouvons pas», a-t-il martelé devant les députés.
Bizarrement, certains analystes, pourtant avertis, ont perçu dans les propos du jeune ministre des Finances l'avènement d'un nouveau discours de transparence…
Le maquillage des chiffres n'est pas une découverte
S'agissant des chiffres gonflés et maquillés qu'il a cités, nous rappelons que webmanagercenter en a parlé, depuis au moins une décennie; scandale du maquillage des chiffres et de leur instrumentalisation pour faire perdurer les gouvernements.
Pour ne citer que les chiffres les plus récents, ceux de la loi de finances 2020, nous avons évoqué comment le taux de la pression fiscale est maquillé.
Estimé officiellement à 24,5%, il serait en fait, selon Walid Ben Salah, analyste financier et expert-comptable, de l'ordre de 32,5% si on y intègre les impositions sociales et locales (cotisations des entreprises aux Caisses de sécurité sociale).
Nous avons également évoqué le taux d'endettement truqué. Ce dernier ne serait pas, comme le prétend le gouvernement, de l'ordre de 75% du Pib mais bien au-delà si on y joint l'endettement des entreprises publiques, les garanties de l'Etat…
Cela pour dire que l'agressivité du discours du ministre des Finances visait donc à anticipait sur la mise en place d'une loi de finances complémentaire plus austère, pensons-nous.
Malheureusement, les gouvernements tunisiens sont formatés à la même école. La démarche est toujours la même. Ils font flèche de tous feux pour faire adopter par le Parlement des budgets « apeupristes » non conformes à la réalité socioéconomique du pays et de les faire suivre ensuite par des lois complémentaires, mettant les députés devant le fait accompli et dans l'obligation de les voter en dépit de leur profonde opposition.
Des ratages monstres selon des observateurs
Moralité de l'histoire : nous pensons que le chef du gouvernement, Elyès fakhafakh, et son équipe, en tenant des discours démoralisants, au début de leur mandat, ont commis de lourdes erreurs politiques et communicationnelles.
Pour Habib Karaouli, PDG de la Cap Bank Tunisie et fin observateur de la scène politique et économique du pays, Elyès Fakhfakh, a commis une faute politique et communicationnelle en annonçant qu'on aura par anticipation un taux de croissance de 1%. «Un chef, a-t-il dit, ne doit pas faire des déclarations en partant battu d'avance. A travers une telle déclaration démobilisatrice, il introduit un élément d'échec sans avoir livré bataille. Car une crise c'est à la fois des opportunités et des menaces», a indiqué Karaouli qui participait à un débat organisé par le magazine l'Economiste Maghrébin, sur l'impact du Covid-19 sur l'économie tunisienne.
« C'est pour cela que le chef du gouvernement aurait dû insister sur les opportunités potentielles pour les mettre en exergue et pour dire qu'à quelqe chose malheur est bon, et que, éventuellement, la Tunisie pourrait profiter de cette crise», regrette-t-il.
En somme, l'équipe Fakhfakh, qui est encore à ses débuts, a beaucoup à apprendre en matière de communication, et surtout à faire les économies des erreurs de ses prédécesseurs…


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