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La Banque mondiale épingle l'Office de l'assainissement
Publié dans WMC actualités le 21 - 07 - 2009

L'Office National de l'Assainissement (ONAS), structure qui s'est forgé la réputation de nous faire payer individuellement -et au prix fort, par le biais de la facture de la SONEDE- un service qu'elle ne fournit pas toujours, vient d'être épinglé par un rapport accablant de la Banque mondiale, institution connue pour être pourtant un des principaux partenaires de la Tunisie.
Intitulé «réflexion stratégique sur l'eau potable et l'assainissement en Tunisie», le rapport (disponible sur Internet) égrène les insuffisances structurelles dont souffre cet Office dont on se rappelle les carences (fragilité des infrastructures et équipements) lors des inondations de Tunis (septembre 2003 et 2007 particulièrement).
Première insuffisance relevée, l'ONAS, 34 ans depuis sa création, n'est pas parvenu à couvrir la totalité des périmètres communaux et les zones de développement touristique. Jusqu'à fin 2006, sur une population urbaine totale de 6,7 millions d'habitants le périmètre de l'ONAS ne compte que 5,8 millions d'habitants (57,6% de la population totale et 87,8% de la population urbaine.
Faut-il rappeler ici que l'Office n'a pas vocation de prendre en charge les communautés non urbaines ? Du coup, une population de 813.000 habitants répartie sur 109 communes «Non ONAS» a un niveau d'assainissement très faible, soit 4,9% contre 86,6% dans les zones ONAS.
Deuxième insuffisance, l'ONAS, qui a également pour mission de traiter les eaux usées brutes en gestion directe ou en sous-traitance avec des privés, reste en deçà des ratios internationaux. Selon le même rapport, «la qualité moyenne de l'eau épurée est de 43 mg/l de DBOO5 alors que la norme de rejet fixe ce paramètre à 30 mg/l».
Troisième insuffisance, les stations d'épuration exploitées par l'ONAS ont généré des problèmes environnementaux. En épurant les eaux usées, ces stations fabriquent trois produits en grandes quantités : les eaux épurées bien sûr, mais aussi de matières polluantes telles que les boues, les gaz nauséabonds, et accessoirement les sables, les huiles et les reflus de dégrillage.
Toujours d'après le rapport, «dans certaines zones, la réutilisation des eaux épurées est entravée soit par la mauvaise qualité des eaux épurées, soit par leur salinité élevée, soit par le coût onéreux de leur transfert. Actuellement, note le rapport, seuls 29% des volumes sont réutilisés (irrigation de 9000 hectares dont 760 de terrains de golf et 340 d'espaces verts).
L'ONAS, selon ce rapport, n'est pas coopératif avec les autres structures. «La concertation, l'échange d'information entre l'ONAS, l'Agence Nationale de protection de l'environnement (ANPE) et les services du ministère de l'Agriculture chargés de l'irrigation sont à niveau modeste. L'intégration des projets d'épuration et de périmètres irrigués est faible», lit-on dans le rapport.
Idem pour les boues produites par ces stations (128.000 m3 par an), leur utilisation en agriculture a été interdite pendant de longues années en raison de l'absence de textes réglementaires.
Quant aux eaux industrielles usées traitées, le rapport signale leur non réutilisation dans l'agriculture en raison de leur mauvaise qualité (couleur de l'eau, charge de produits chimiques incompatibles avec leur réutilisation …).
S'agissant du désagrément des mauvaises odeurs, des gaz nauséabonds se dégagent des stations d'épuration et créant des nuisances aux alentours. La raison est simple. Les eaux usées séjournent dans les bassins au-delà des délais convenus. «Cette situation est très incommode pour l'ONAS, car elle constitue, d'après le rapport, une importante source de contestation de la part des riverains et même des usagers de la route».
Pour l'anecdote, le rapport relève l'inefficacité du recours de l'ONAS à des palliatifs (pulvérisation de produits parfumants), pour remédier à la situation.
Quatrième insuffisance, l'effectif de l'ONAS est pléthorique et fort coûteux. Le rapport estime que le ratio de 4,13 agents pour 1000 abonnés est très élevé pour une entreprise qui opère dans un seul secteur, l'assainissement. La structure de l'effectif montre un faible taux d'encadrement (11%) et un fort taux d'agents d'exécution (73%), soit 506 agents d'exécution.
Le personnel d'exécution technique, l'activité qui normalement demande le plus de personnel, n'est pas assez étoffé, remarque le rapport.
Le même document impute cette carence au schéma de fonctionnement retenu par l'ONAS. Celui-là même qui consiste, en dépit de cette armada de fonctionnaires, à confier la plupart des études et pratiquement la totalité des travaux au secteur privé.


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