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Covid-19 : ne pas paniquer
Publié dans Business News le 24 - 08 - 2020


Pourquoi avoir écrit cet article ?
Ce qui est remarquable dans la gestion de la crise de la Covid-19 durant ces neuf derniers mois, c'est la médiatisation quasi exclusive des mauvaises nouvelles. Les informations rationnelles et positives sur la pandémie ont peu de place. Cette faible médiatisation n'a pas facilité ni leur prise en considération ni leur intégration dans les ajustements des processus décisionnels de la gestion de la Covid-19.
Neuf mois durant, on s'est focalisé sur le nombre de test Covid+ alors qu'il serait opportun d'accorder plus d'attention au taux de létalité du SARS-CoV-2. Je ne banalise pas la COVID-19, au contraire elle reste atypique par nombre de ses aspects cliniques. Ses frontières entre la maladie aiguë et celle chronique sont aussi imprévisibles et requièrent notre vigilance.
Cependant, il me semble important de faire la différence entre avoir la maladie (avoir le virus vivant) et avoir les traces de sa présence (avoir les fragments d'ARN viral).
Certes, le diagnostic reste important car il permet de mieux comprendre la maladie, d'une part ; et d'autre part, il permet de mettre en place les procédures adéquates et de les appliquer selon que les symptômes biologiques et/ou cliniques soient positifs ou négatifs.
Il est probable que le polymorphisme clinique de la Covid-19 et les risques potentiels sur les autres patients et sur le corps soignant aient aidé à privilégier le diagnostic biologique par les tests par rapport au diagnostic clinique.
Il faut juste rappeler qu'il y a quatre types de coronavirus causant des rhumes qui peuvent être des sources d'erreurs de diagnostic biologique. La technique de diagnostic biologique la plus utilisée, est basée sur les tests de détection des traces virales par Polymérase Chain Reaction (PCR). Elle permet de détecter des traces infimes d'ARN viral, mais cela ne veut pas dire obligatoirement qu'il y a infection par le SARS-CoV-2.
C'est la raison pour laquelle il est important de prendre en considération le problème des tests faux positifs et de leur probabilité non négligeable (au début de la pandémie le taux de tests faux positifs était de 80%, actuellement certains articles évoquent 20% de faux positifs). La première raison serait due à un défaut technique propre au test (problèmes de spécificité et de fiabilité). La seconde serait en relation avec la cible du test (le matériel génétique : l'ARN). En effet, l'ARN inactivé est dégradé lentement et peut être détecté, en particulier dans les selles, plusieurs semaines (plus de 8 semaines) après l'infection, en raison de la forte charge virale au niveau intestinal.
Des épidémiologistes attirent l'attention sur le risque de contamination orofécale par le SARS-CoV-2 beaucoup plus que la transmission aérienne. Pour cela ils donnent comme exemple, l'origine probable de l'épidémie ayant touché Codogno (Italie).
La PCR reste utile malgré ses limites connues relatives à la détection de traces d'ARN et non de virus vivants infectieux et contaminants.
Les dommages des tests faux positifs peuvent être importants et sont du type reports d'examens, ou d'opérations chirurgicales, maintien de patients à l'hôpital alors qu'ils n'ont pas besoin de ça, ou maintien des malades hors de l'hôpital malgré la nécessité médicale de leurs états de santé, ou encore confinement d'établissements économiques et sanitaires ou de zones.
Les informations positives qui nous viennent d'Italie où l'augmentation de plus de 50% des cas COVID+ serait induite par les tests massifs car en même temps, il n'y a pas d'augmentation proportionnelle en termes d'admission en réanimation et de décès. L'autre bonne nouvelle nous vient de la Nouvelle Zélande qui est en saison hivernale (hémisphère Sud) où l'on note une baisse importante des cas de grippe. La baisse de la mortalité de la COVID-19 est un autre signe positif qui serait dû à une délétion du virus et/ou à une amélioration de la prise en charge des patients COVID+.
Dans ce cadre stratégique et déterminant pour notre économie, décider c'est choisir. Choisir de relancer la vie et l'économie et ne pas renoncer pas aux rêves qui nous passionnent.


*Pharmacien Clinicien
*Pharmacoéconomiste


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