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Tunis, un gigantesque cadavre pourrissant
Publié dans Business News le 15 - 10 - 2021

Depuis le 25 juillet 2021, Tunis est devenu un gigantesque cadavre pourrissant dans lequel nous errons sans espoir, de débâcles électorales en renoncements citoyens.

La société civile est paralysée, les partis politiques sont considérés comme des pestiférés. Chacun vit reclus dans son cocon d'inquiétude. Nous sommes tous dépendants d'un modèle unique façonné par les milices nahdhaouies, celui d'un individu sans lien, sans fil, qui doit se gérer comme une épicerie. Chacun est soumis à la précarité, à la cherté de la vie, à la peur du chômage. Mais à part l'angoisse, qu'est-ce que le président Kaïs Saïed saurait nous vendre ?

Il se fait passer pour l'homme providentiel, alors que sa théologie du profit n'est rien d'autre qu'une vision tyrannique éliminant l'homme pour le compte du marché. Dans l'immense nuage de poussière du grand effondrement tunisien, de son involution conservatrice, de la pseudo-équité musulmane qui s'est imposée dans le pays, toute richesse, toute innovation, tout progrès ont été confisqués.

Après la débâcle éhontée d'Ennahdha et la victoire sans équivoque de Kaïs Saïed sur le terrain, il n'a pas fallu longtemps pour que la bête reprenne du poil de la bête.

La Dakhilia, autrement dit le ministère de l'Intérieur, redouble de férocité. Depuis la reprise en main du 25-Juillet, il ne se passe pas un jour sans que cette police fasse parler d'elle. Violations de domicile, chasses à l'homme, filatures, descentes. Dans des villes cadenassées, les policiers font la guerre aux manifestants.

La Direction centrale des renseignements généraux est pratiquement la seule direction qui n'a pas été inquiétée par Kaïs Saïed. Il a ainsi récupéré intacte la boîte noire du régime islamiste.
Dedans, il y a les dossiers concernant tous les responsables publics, toubibs, avocats, artistes, homosexuels, prostitués… Tout est conservé au chaud, pour salir la réputation d'éventuels adversaires.

Kaïs fait fi des lois de la République. Avec cette mainmise gargantuesque sur les rouages de l'administration et des pouvoirs de proximités, son intention semble claire : déchirer le tissu de la société civile et empêcher toute forme d'alternance. Pas de séparation des pouvoirs, pas de contre-pouvoirs, pas de multipartisme, pas de liberté d'expression, pas de liberté de culte, pas de liberté de manifester, pas de laïcité, pas de droit de grève, pas d'égalité, pas de liberté, pas de dignité. On dirait l'instauration d'une dictature importée de Téhéran, celle des tribunaux d'inquisition préconisée par les Mollahs de l'internationale Chiite qui surveille vos goûts vestimentaires, alimentaires, jusqu'à vous poursuivre dans la chambre à coucher.
Désormais, tout est clos. Sans issue. La seule soupape de sécurité, c'est de suivre Kaïs, le guide. Sur l'échiquier politique, les pièces maitresses sont comme pétrifiées.

Alors quelle alternative ? Un virage à l'égyptienne ? Avec l'armée ? Sans l'armée ? Tunis attend en pourrissant.


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