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Tunisie - La Banque mondiale ne prévoit que 3% de croissance en 2022
Publié dans Business News le 08 - 06 - 2022

La Banque mondiale a maintenu ses prévisions concernant la croissance en Tunisie en 2022, revues à la baisse en avril dernier. Elle tablait en janvier dernier sur une croissance de 3,4% pour l'année 2022 et de 3,3 % pour 2023. Aujourd'hui et comme cela a été le cas en avril 2022, dans son bulletin d'information économique de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) pour juin 2022, elle table sur une croissance de 3% en 2022, 3,5% en 2023 et de 3,3% en 2024.

En effet, dans son rapport, l'institution financière internationale indique qu'« en Tunisie, la reprise n'a été que modeste en 2021 et le pays qui fait face à de multiples chocs économiques n'a pas accès aux financements du marché international, alors qu'il se trouve au milieu d'une transition politique complexe ». Et d'ajouter : « Dans ce pays, le chômage demeure élevé, à 16,1 %, et il n'existe pas de marge de manœuvre pour financer des mesures de relance ».
Côté perspectives, elle estime que « la croissance modeste de la Tunisie est loin de correspondre à son potentiel, compte tenu notamment du fort niveau de chômage ».
La Banque mondiale considère : « Les risques pour la croissance restent orientés à la baisse. L'incertitude grandissante, notamment due à la volatilité des prix des denrées alimentaires et du pétrole, ainsi qu'à l'instabilité des marchés financiers, pourrait nuire à la consommation, aux investissements et aux flux de capitaux dans la région Mena. De nouvelles hausses de l'inflation alimentaire, qui est déjà à son plus haut depuis dix ans, pourraient éroder les revenus réels, donc menacer la sécurité alimentaire et augmenter l'incidence de la sous-alimentation et le recours à des stratégies de survie néfastes. Face à une série de chocs, la dynamique des réformes s'est essoufflée dans la région et le secteur privé n'investit pas. Cette situation, combinée à des niveaux d'endettement élevés, à une marge de manœuvre budgétaire limitée et à une baisse du pouvoir d'achat, accroît les vulnérabilités, en particulier dans les économies importatrices de pétrole ».

Dans ce même document, l'institution explique qu'« au début de l'année, la région du Mena peinait déjà à rattraper les pertes de croissance et d'emplois provoquées par la Covid-19, une pandémie venue s'ajouter à une décennie de stagnation pour de nombreux habitants de la région en raison de crises aggravées par l'instabilité politique et les conflits.
En outre, la croissance tant attendue a été sapée par les flambées d'Omicron et les conséquences de la fin des mesures de soutien dans les économies avancées, dont la région dépend fortement pour le tourisme et le commerce. L'invasion de l'Ukraine par la Fédération de Russie est ensuite intervenue dans ce contexte difficile. Cependant, son impact économique sur la région a été inégal, dégageant un bénéfice net pour les exportateurs de pétrole, mais provoquant un double choc pour les pays qui en importent, du fait de la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. Les ménages — en particulier les plus défavorisés — sont durement touchés : l'inflation annuelle médiane des prix à la consommation est à son plus haut niveau depuis la grande récession de 2009 et le taux d'augmentation est presque le double de celui observé au cours des dix ans précédant la pandémie.
(…) Du côté des importateurs de pétrole, le fragile rebond a été compromis par la hausse des prix de l'alimentation et de l'énergie, le renchérissement du crédit et l'affaiblissement de la demande extérieure. Les séquelles de la pandémie, en termes de pertes d'emplois et d'endettement, sont toujours présentes »
Côté perspectives, la BM pense que « la croissance moyenne de la région devrait atteindre 5,3 % en 2022, soit le rythme le plus rapide depuis une décennie, mais elle masque des situations très hétérogènes et une tendance à la baisse, avec un brusque ralentissement attendu en 2023 et 2024 dans toute la région. La production des importateurs de pétrole devrait augmenter de 4,1% en 2022, soit une révision à la baisse de 0,5 point de pourcentage, avant de s'accélérer à 4,4 % en 2023 ».

Au niveau mondial, l'institution financière internationale a affirmé que « l'invasion russe de l'Ukraine, venant s'ajouter aux dégâts causés par la pandémie de Covid-19, a accentué le ralentissement de l'économie mondiale, qui entre dans ce qui pourrait devenir une période prolongée de croissance faible et d'inflation élevée. Il en résulte un risque grandissant de stagflation, ce qui aurait des conséquences délétères tant pour les pays à faible revenu que pour ceux à revenu intermédiaire ».
Et de soutenir que « la croissance mondiale devrait chuter de 5,7 % en 2021 à 2,9 % en 2022, soit nettement moins que les 4,1 % prévus en janvier dernier. Ce rythme de croissance devrait perdurer jusqu'en 2023-2024, dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, qui perturbe fortement l'activité, l'investissement et le commerce à court terme, par le tassement des effets de rattrapage de la demande et par la levée progressive des mesures de soutien budgétaire et d'accompagnement monétaire. En raison des dommages conjugués de la pandémie et de la guerre, le niveau de revenu par habitant dans les pays en développement sera cette année inférieur de près de 5 % à la tendance pré-Covid ».
La Banque mondiale prévoit que « l'inflation mondiale devrait ralentir l'année prochaine, mais elle restera probablement supérieure aux objectifs dans de nombreux pays ». Et de spécifier que « si l'inflation reste élevée, la répétition des solutions adoptées lors de la précédente stagflation pourrait se traduire par une forte récession mondiale, ainsi que par des crises financières dans certaines économies émergentes et en développement ».

I.N (D'après rapport et communiqué)


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