Le président de l'Ordre des médecins vétérinaires, Ahmed Rejeb, a appelé à l'entame d'une campagne de sensibilisation sur la rage et la menace qu'elle représente pour la santé humaine et la sûreté nationale. S'exprimant mercredi 20 août 2025 dans l'émission Expresso animée par Lobna Bedda sur Express FM, Ahmed Rejeb a affirmé que la vaccination des chiens âgés de plus de trois mois contre la rage était obligatoire. Il a également précisé que cette maladie pouvait être contractée par n'importe quel mammifère et que sa lutte constituait une obligation. « Le citoyen doit s'engager dans la lutte contre cette maladie et comprendre son degré de dangerosité… Il s'agit d'une maladie mortelle… Il est nécessaire de prévenir à travers la vaccination… En 2024, dix personnes sont mortes à cause de la rage… Ce n'est pas négligeable… Durant 2025, un seul cas de décès a été signalé. Chez les animaux, le chiffre reste encore élevé : il y a au moins 200 cas », a-t-il ajouté.
Ahmed Rejeb a rappelé que le virus de la rage était présent dans la salive des animaux malades. Les morsures, les griffures et le contact entre une plaie et la salive de l'animal provoquent la contamination. Il est impératif de laver la zone touchée pendant au moins quinze minutes avec de l'eau et du savon, puis de se rendre au centre de vaccination le plus proche. Selon le vétérinaire, il faut également éviter tout contact entre les enfants et les animaux errants. « Nous pouvons lutter contre la prolifération des chats et chiens errants. Cela est possible en garantissant un environnement propre. Pour y parvenir, nous devons placer les déchets ménagers dans les bennes à ordures aux horaires de ramassage. Le citoyen doit adopter un comportement responsable », a-t-il déclaré.
Ahmed Rejeb a affirmé qu'en plus de ces efforts, les municipalités et le ministère de l'Agriculture étaient appelés à intensifier la vaccination des animaux errants, notamment dans les zones rurales et en dehors des agglomérations. Il a également salué le dépôt auprès de l'Assemblée des représentants du peuple d'une proposition de loi visant à réviser la législation en vigueur sur ce sujet.