Riadh Oudi, inspecteur général de l'enseignement secondaire, s'est exprimé sur les ondes de Diwan FM, aujourd'hui lundi 29 septembre 2025, au sujet de l'incident survenu au lycée Chatt Al-Salam de Gabès. Il a tiré la sonnette d'alarme, qualifiant la série d'accidents de santé enregistrés en septembre de « véritable septembre noir ». Selon lui, les cas d'intoxication se sont multipliés à un rythme inquiétant. Alors qu'auparavant de tels épisodes étaient espacés dans le temps, ce mois de septembre a été marqué par quatre incidents distincts (les 9, 10, 16 et 27 septembre), provoquant l'hospitalisation de plus de 50 élèves. Parmi eux, seize sont toujours sous surveillance médicale : « Certains souffrent de paralysies partielles et de relâchement nerveux préoccupant ». Face à la gravité de la situation, plusieurs élèves devraient être transférés vers l'hôpital universitaire de Sfax. Une décision qui, selon ses dires, relance le débat sur la vétusté de l'hôpital régional de Gabès, pourtant classé « universitaire » mais ne disposant pas des équipements nécessaires, alors qu'il a été créé il y a plus d'un demi-siècle.
Rappelons que le vendredi 26 septembre 2025, une cinquantaine d'élèves du même établissement avaient été victimes de malaises respiratoires. Le collectif Stop Pollution avait immédiatement attribué ces intoxications aux émanations de gaz du Groupe chimique tunisien (GCT), installé à proximité. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des adolescents pris en charge par la Protection civile et recevant des soins d'urgence sur place, notamment de l'oxygène.
La région de Gabès est tristement habituée à ce type d'incidents. Début septembre déjà, une trentaine d'habitants et plusieurs ouvriers du complexe d'acide phosphorique avaient dû être hospitalisés pour des difficultés respiratoires. Des cas similaires avaient été recensés en octobre 2023 et en mars 2021.