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Tunisie - L'Ordre des Experts Comptables joue aux pères protecteurs
Publié dans Business News le 20 - 05 - 2010

Il y a ceux qui avancent, ceux qui n'avancent pas et ceux qui reculent. Dans quelle catégorie peut-on classer l'Ordre des Experts Comptables de Tunisie qui vient de pondre l'une des décisions les plus étranges et les plus anachroniques de son histoire ? Désormais, et à la lumière d'un amendement des règlements intérieurs proposé au cours d'une assemblée samedi dernier, il n'est plus possible aux experts-comptables et commissaires aux comptes tunisiens de s'associer à un réseau international sans soumettre un dossier à l'Ordre. De même, il n'est plus possible d'user du nom de ces réseaux dans les soumissions de missions au commissariat aux comptes. Ces réseaux internationaux qui font (ou ont fait) le printemps de plusieurs grands noms de l'Ordre (à commencer par son actuel président) ne sont donc plus en odeur de sainteté, ce qui constitue une violation flagrante des pratiques similaires dans n'importe quel autre pays développé. Du protectionnisme pour les plus petits, dites-vous ? Oui, certes. Mais la Tunisie est-elle éternellement condamnée à protéger ses petits qui refusent de grandir, au détriment de ses enfants qui ont déjà grandi ?
Son nom ne s'affiche plus comme avant. Pourtant, son ombre se trouve partout. Sa signature, ou plutôt sa griffe, est là pour rappeler à tous ceux qui risquent de l'oublier qu'il est là, toujours là et bien là. Pendant longtemps, Ahmed Mansour, actuel président de l'Ordre des Experts Comptables de Tunisie, était associé au cabinet international Deloitte. Pendant longtemps, ses rapports succulents et incendiaires, mais justes, étaient signés « Ahmed Mansour & Associés » avec en haut à gauche le logo de Deloitte bien visible. En bas, à droite, un petit rappel que le commissaire aux comptes est « member of Deloitte Touche Tohmatsu ».
Mais c'est fini. L'Ordre des Experts Comptables ne tolère plus ce type de pratiques, les mêmes qu'a longtemps pratiquées son propre président.
Désormais, l'Ordre se dresse contre ce qu'il appelle concurrence déloyale, entente illicite et short list.
Quand est-ce que l'Ordre a commencé à s'intéresser à cette histoire de réseaux ? Officiellement, depuis 2003.
Il a alors publié un communiqué dans lequel il désapprouvait les short list des professionnels et rappelle que l'adhésion à un réseau étranger ne constituait pas nécessairement un avantage compétitif, ni un label de qualité et de compétences.
Cela est bien beau, mais comment alors expliquer que les plus grands noms de l'Ordre, à commencer par son propre président, continuaient à agir sans tenir compte de ce communiqué, jugé aberrant par plusieurs intéressés ? Passons.
Bis repetita en mars dernier, l'Ordre publie un communiqué similaire (sans la signature de son président, contrairement aux usages) qui conclut que seule l'appartenance à l'OECT est la référence et le garant de l'indépendance et de l'intégrité de la profession.
C'est qu'entre 2003 et 2010, il y a eu un événement des plus déplaisants pour le président. C'est qu'il n'est plus l'associé de Deloitte qui lui a préféré son collègue Mohamed Louzir.
Lorsque celui-ci s'apprêtait à fêter la nouvelle alliance, l'Ordre des Experts Comptables lui gâcha la cérémonie en la faisant annuler par une décision de justice en référé (cliquer ici pour lire notre article à ce sujet).
Doit-on comprendre que le fait même d'appartenir à un réseau international devient synonyme de concurrence déloyale ou de manque d'intégrité ? On y est presque ! Tous égaux devant l'Ordre ! Aussi bien le jeune commissaire aux comptes fraîchement diplômé que celui qui a 15 ans de commissariat derrière lui, doivent être considérés comme égaux par une banque, une holding ou une société pétrolière.
Alléluia ! Les jeunes commissaires, ceux qui n'ont pas de grosses affaires parce qu'ils ne sont pas associés à de grands réseaux, ne peuvent qu'applaudir. Ils sont les plus nombreux et cela ne peut que servir, lors d'une assemblée électorale par exemple, que d'avoir à ses côtés le plus grand nombre de l'électorat. Le jour où ils seront grands, « big » comme ils disent dans le milieu, on fera de telle sorte qu'on amende de nouveau les dispositions du règlement intérieur. Ou bien le jour où l'on élise un président de l'Ordre appartenant à un réseau.
Que Mazars, Pricewaterhousecoopers ou Deloitte, ces grandes enseignes qui menacent nos jeunes commissaires et grands électeurs, plient bagages ! Peu importe si la Tunisie, dans les manifestations internationales de la corporation, soit montrée du doigt et que ses experts-comptables et commissaires aux comptes ne peuvent mettre en exergue leur appartenance à un réseau mondial d'envergure !
Que les banques, sociétés d'assurances et autres holdings se débrouillent devant la liste que leur fournira l'Ordre, pour trouver celui ou celle qui aura les références nécessaires pour mener une mission d'audit des plus délicates.
Mais au vu de la notoriété déjà acquise des « big », il n'est nul besoin d'en arriver là. La Tunisie est un petit pays où tout le monde connaît tout le monde.


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