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Quand Moody's insulte la révolution du Jasmin !
Publié dans Business News le 22 - 01 - 2011

Même si l'Agence Tunisienne de Communication Extérieure (ATCE) mettra incessamment la clé sous le paillasson, les articles élogieux quant au miracle économique de la Tunisie, sont encore de mise.
En effet, dans son édition du vendredi 21 janvier 2011, l'éditorialiste du quotidien en ligne Afrik.com, Prince Ofori-Atta titrait, courageusement, « Tunisie : quand Moody's préfère Ben Ali ». Le titre est tout en provocation : la baisse de la note souveraine de la Tunisie par l'agence Moody's est perçue comme une insulte à la révolution du Jasmin !
Et l'éditorialiste n'est pas en manque d'arguments : moins d'une semaine après le départ du dictateur tunisien, « Moody's a rabaissé la notation de la Tunisie de « Baa2 » à un lamentable « Baa3 ». Un classement qui ne fait que confirmer les relations suspectes qu'entretiennent les grandes entreprises internationales avec les dictatures », souligne-t-il.
D'autant plus que Moody's n'a même pas pris en considération l'élan que reflète la mise en place de commissions afin de « permettre un avenir financier plus transparent », ni encore le saut de plain-pied dans la démocratie, avec ce quelle comporte de transparence, d'égalité des chances, de diminution de la corruption … autant de vertus qui coupent avec le sarcasme de l'ancien régime. Pourtant, et bizarrement, ce régime plaisait aux agences de notation, Moody's en l'occurrence.
Explication de l'éditorialiste Prince Ofori-Atta : « Ce geste de Moody's est la preuve qu'être un pays libre et démocratique revêt peu d'importance pour les institutions financières mondiales, tout en soulignant le piédestal sur lequel sont placés les régimes dictatoriaux à tendances mafieuses. Cette évaluation montre clairement que le gouvernement despotique tunisien représentait une meilleure garantie financière qu'une démocratie véritablement populaire. La clé du succès financier d'un pays résiderait donc dans l'asphyxie de ses médias, le népotisme, et les violations des droits de l'homme ... »
Aurelien Mali, analyste chez Moody's, en ses termes, souligne sur Bouriser.com que « cette crise (sic) peut potentiellement être très dommageable pour l'économie du pays, tirée par l'activité touristique et les investissements directs de l'étranger » mais, en guise de pauvre consolation se rattrape : « la Tunisie a souvent fait preuve de détermination, y compris lorsque l'environnement économique n'était pas favorable ».
Merci, Monsieur l'analyste. Pourtant, la note a bel et bien été abaissée. Pis encore, les résultats financières de cette nouvelle notation de Moody's pourraient être désastreuses. La Tunisie compte sortir sur les marchés internationaux pour lever des fonds. Si les choses ne s'arrangent pas, les fiances du pays risque de souffrir.
Et même si le remboursement de dette se fera en temps, comme assure le gouverneur de la BCT puisque « deux prêts, respectivement de 450 M d'euros et de 15 milliards de yen seront honorées au mois d'avril et de septembre 2011 » il n'en demeure pas moins nécessaire de retrouver des perspectives « stables ».
Car, avec une vue « négative » de nos marchés « c'est un véritable croc-en-jambe au nouveau régime tunisien », souligne M. Ofori-Atta
Et cette « attitude financière cynique qui donne l'absolution aux régimes dictatoriaux » a été copiée par Standard & Poor's et Fitch Ratings qui, pris par un sentimentalisme qui ne leur ressemble guère, ont annoncé la « surveillance négative » des notes de la Tunsie. Dans le jargon, une prochaine dégradation de la note souveraine est inévitable.
Sans gène, aucune, le même Aurlien Mali affirme « Les conséquences politiques de l'effondrement du régime politique de la Tunisie sont les principaux moteurs de la décision de rétrograder la notation des obligations du gouvernement ».
Explication à la tunisienne : La démocratie, c'est comme l'alcool, ça se consomme avec modération ... Moody's fait sombrer la Tunisie dans un coma démocratique !


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