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Abaissement des notations de la Tunisie : les explications de Fitch Ratings
Publié dans Business News le 03 - 03 - 2011

L'agence de notation Fitch Ratings a abaissé, mercredi 2 mars 2011, quatre notes de la Tunisie.
Cet abaissement vient suite aux incertitudes concernant la stabilité et la politique économique du pays, durant cette période difficile.
Quelles sont les raisons ? Fitch donne les détails justifiant cet abaissement et achève son analyse par une note optimiste si un gouvernement stable se forme après les élections.
Fitch a abaissé de ‘BBB' à ‘BBB-' la note de défaut émetteur à long terme en devises attribuée à la Tunisie, et de ‘A-' à ‘BBB' sa note IDR à long terme en monnaie locale. La surveillance négative a été levée. L'agence a également abaissé la note du plafond souverain de ‘BBB+' à ‘BBB' et la note IDR à court terme en devises de ‘F2' à ‘F3'.
« Ces décisions reflètent les incertitudes concernant la stabilité et la politique économique durant une transition politique difficile », indique Charles Seville, directeur au département de notation souveraine de Fitch. « Bien que le passage à un régime démocratique soit de nature à améliorer la confiance sur le long terme, la crise politique a dégradé les perspectives à court terme pour l'économie, les finances publiques et le système financier».
La perspective négative des notes reflète en grande partie les incertitudes politiques. Le gouvernement par intérim constitué par Béji Caïd Essebsi, le nouveau Premier ministre, qui est une personnalité expérimentée et consensuelle, peut s'avérer plus durable que celui de son prédécesseur.
Fitch estime cependant qu'il existe un risque pour que les premières élections totalement démocratiques de la Tunisie (prévues en juillet) échouent à produire un gouvernement stable avec un mandat fort en mesure de mettre en œuvre une politique économique responsable et d'attirer la confiance des investisseurs.
Le renversement du précédent régime avait suscité des espérances, mais tout nouveau gouvernement devra relever des défis économiques similaires, tout particulièrement le taux de chômage élevé des jeunes.
L'économie semble fonctionner en grande partie normalement, à l'exception des perturbations provoquées par les grèves.
Néanmoins, Fitch s'attend à une croissance économique de seulement 1 à 2 % en 2011, très inférieure aux 5% prévus fin 2010 du fait de la baisse de la production pendant les événements et des répercussions sur le tourisme et les investissements.
Toutefois la Tunisie a fait preuve de stabilité en matière macroéconomique lors de chocs précédents.
Les finances publiques ont été bien maîtrisées au cours des dernières années, mais le déficit budgétaire se creusera en 2011 et ses effets sur les recettes se prolongeront jusqu'en 2012, lorsque la baisse des résultats des entreprises se répercutera dans le niveau des recettes fiscales. Le programme de dépenses supplémentaires annoncé par le gouvernement au titre des dédommagements, des prestations sociales et du développement régional dépasseront nettement le montant des fonds non alloués inscrits dans le budget à hauteur de 0,6% du PIB.
Les dépenses au titre des subventions dépasseront également le plafond fixé par le précédent gouvernement, notamment en raison de la hausse des cours mondiaux du pétrole. La baisse progressive, amorcée depuis longtemps, du ratio dette / PIB de la Tunisie, peut ainsi prendre fin, voire s'inverser, et restera vraisemblablement compromise.
La Banque centrale de Tunisie (BCT) a fait savoir que les banques commerciales ont prêté 2,5 milliards TND à des entreprises liées à la famille de l'ancien président, soit 6% des crédits au secteur privé.
Cette part des portefeuilles de prêts est devenue plus risquée. Les créances douteuses vont probablement augmenter au-delà de leur niveau actuel de 12% des actifs, renversant en partie la tendance à la baisse qu'elles avaient marqué ces dernières années. Une banque est sous administration de la BCT, la Banque Zitouna, mais le gouvernement n'a dispensé aucune mesure de soutien.
Fitch constate que le gouvernement doit faire face à des échéances de dette obligataire externe équivalant à 750 millions de dollars en avril et en septembre 2011.
Selon l'agence, ces échéances devraient être honorées à l'aide des dépôts en devises détenus par la BCT pour un montant de 1,5 milliard de dollars. Depuis le 14 janvier, le gouvernement a continué d'émettre des bons du Trésor sur le marché local.
Le taux de change est régi par un système de flottement géré et est resté stable. Les réserves de change, publiées quotidiennement, sont également relativement stables depuis fin 2010, représentant toujours 3 à 4 mois de paiements courants, ce qui indique que les pressions sur la monnaie ont été limitées. Le déficit courant se creusera en 2011, essentiellement en raison de la baisse des revenus touristiques. Cependant, le contrôle des capitaux et la diminution des emprunts étrangers de la part du secteur privé permettent à la Tunisie de réduire sa sensibilité aux difficultés de financement extérieur. Le gouverneur de la BCT a également émis la possibilité de faire appel à l'aide multilatérale, bien que le besoin ne s'en fasse pas sentir dans l'immédiat.
Une détérioration de la stabilité politique, ou des inquiétudes à l'égard de la politique économique pourraient motiver une dégradation, de même que des problèmes dans le secteur financier.
Le succès des élections en juillet, permettant la formation d'un gouvernement stable, ou des signes montrant que les finances publiques et l'économie sont moins affectés que ce que l'on craignait, entraîneraient vraisemblablement une révision de la perspective qui deviendrait alors stable. Fitch Ratings


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