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Ben Ali : j'ai sauvé la peau de Rached Ghannouchi !
Publié dans Business News le 16 - 01 - 2012

Ce témoignage était nécessaire pour compléter les versions contradictoires des acteurs principaux des événements qui se seront déroulés un certain 14 janvier 2011. Mais au final rien de palpitant dans ces déclarations. Ben Ali refuse d'être le dindon de la farce et de subir l'Histoire concoctée par les nouveaux vainqueurs. Retour sur les principaux passages…
« N'estimiez-vous pas qu'il vous faut présenter des excuses au peuple tunisien ? » … « Pas de réponse »… L'ancien président défend mordicus son bilan, dirigeant même quelques piques sarcastiques contre ses détracteurs d'aujourd'hui. Avec une commisération digne d'un ancien chef d'Etat, il comprend que d'anciens fonctionnaires et ministres, des vieillards grabataires, aient pu se défausser sur lui pour préserver leur liberté. Il ne peut s'empêcher, par contre, de défendre Abdallah Kallel. Son ministre de l'intérieur n'aurait pas pu l'accuser d'être l'instigateur de la torture des militaires arrêtés dans l'affaire de Barraket Essahel. Sauf sous la contrainte…
Celui qu'on accuse de superviser directement des services secrets parallèles esquive et riposte. Comment aurait-il pu donner l'ordre de bombarder la ville de Kasserine lui qui, tout au long de son règne, n'a jamais signé le décret pour l'exécution d'un condamné à mort. Mieux, pendant la présidence de Bourguiba, il a même réussi à sauver de la potence Rached Ghannouchi et plusieurs autres leaders d'Ennahdha. Il a fallu attendre 24 ans pour découvrir que le sinistre Ben Ali n'est pas dénué d'humour et de malice.
De quoi l'accuse-t-on ? D'avoir progressivement cadencé la vie politique et de renforcer le système du parti unique, régi par le culte de la personnalité ? Faux et archi-faux, rétorque-t-il, sept partis dont trois radicaux étaient autorisés et aucune décision sans la consultation du gouvernement ou de la commission concernée. Pour prouver sa bonne foi, Ben Ali n'écarte pas l'éventualité de rentrer et de comparaître devant la justice tunisienne. Mais seulement si la justice venait à respecter les exigences d'un jugement équitable. Et pour le moment, nous assistons plutôt à une vendetta et à un règlement de comptes politique avec l'ancien régime, constate-t-il blessé. Pour étayer ses dires, la séquestration des otages de l'aéroport de Tunis-Carthage le 14 janvier, sans qu'une commission-rogatoire n'ait été signée.
Que peut-on lui reprocher encore ? La mainmise de sa belle famille sur des pans entiers de l'économie nationale ? Sauf qu'il ne pouvait être au courant de tout ce qui se passait dans le pays. Peut-être que certains de ses proches collaborateurs lui cachaient quelques dépassements, si dépassements il y avait ! Mais jamais au grand jamais il n'est intervenu pour le compte de quiconque pour lui octroyer des privilèges.
Et les sommes d'argent mirobolantes, plus les deux kilos de cannabis et des armes trouvés dans ses palais de Sidi Dhrif et de Carthage, pourquoi ne les a-ton trouvés que deux mois après son départ alors que sa résidence personnelle a subi plusieurs effractions ? Une vaste supercherie et Ben Ali ne prendra pas la peine de répondre. C'est exactement comme cette histoire à dormir debout de Leila Ben Ali accusée d'avoir chouravé des tonnes d'or, accusation tout de suite démentie par la Banque Centrale. Et toc !
A en croire ses réponses, Ben Ali n'a rien à se reprocher. Lui qui a fait de la Tunisie un pays moderne comme en témoignent beaucoup de pays amis même si un travail supplémentaire manquait encore pour faire progresser les libertés. En grand seigneur, Ben Ali n'est pas rancunier et souhaite que la Tunisie échappe à l'anarchie et à l'obscurantisme et qu'elle poursuive son chemin sur la voie de la modernité. La « justice truquée et honteuse des vainqueurs, incapables de réussir et d'assumer leurs responsabilités », ne l'affecte pas. Tout ce qu'il espère est que ses concitoyens lui rendent justice…
Des messages politiques en somme. Ben Ali n'est pas aussi abattu qu'on aurait pu le penser. La guerre contre les nouveaux maîtres du pays est lancée. Et il n'a pas manqué de dénigrer leur victoire prévisible aux élections de l'Assemblée constituante après que les activités du RCD aient été gelées illégalement. Trois millions d'adhérents au RCD empêchés de jouir de leurs droits constitutionnels en dépit du traité international sur les droits civiques et politiques de 1996 ratifié par la Tunisie…
Beaucoup d'esbroufe dans les attaques de Ben Ali mais émaillées de quelques accusations qui, si elles s'avéraient vraies, feraient l'effet d'une bombe dans le nouveau paysage politique. Des personnalités politiques dont certains leaders des partis d'opposition l'auraient appelé les 13 et 14 janvier pour le féliciter suite au fameux discours du 13. Aucun d'eux ne se doutait, à ce moment là, de la machination ourdie depuis longtemps pour le renverser. Car l'ancien président persiste et signe. Il y a bien eu un complot pour faire monter la pression contre lui et le pousser à partir. Et il n'a jamais donné l'ordre au ministre de la Défense d'abattre les agents de la brigade antiterroriste.
Les appels téléphoniques entre Ben Ali, ses ministres de l'Intérieur et de la Défense, et les généraux Ali Seriati et Rachid Ammar sont tous enregistrés. L'ancien président n'assumera pas sa responsabilité politique et historique, se contentant de renvoyer la balle à ses adversaires. Mais il faut avouer que cette dernière offensive peut faire mal. Ces fameux enregistrements seront-ils, un jour, dévoilés à la justice et aux historiens ? Rien n'est sûr…


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