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Avec le Sommet arabe, le sort de la Syrie risque d'influer sur la transition en Tunisie
Publié dans Business News le 26 - 03 - 2013

Alors que les Tunisiens s'inquiètent pour leurs jeunes, ‘exportés' en Syrie pour servir les desseins qataris, le président provisoire tunisien se permet, à partir de Doha, de menacer l'opposition de potences, si jamais la Troïka serait déposée. Déclaration faite en direct à Al Jazeera en marge du sommet arabe.
Avec le départ de Rafik Bouchlaka du ministère des Affaires étrangères, on n'a pas mis fin aux frasques de la diplomatie tunisienne dans la mesure où le premier responsable de ce secteur a pour nom Moncef Marzouki qui n'a pas son égal en matière de bourdes.
Le gendre de Ghannouchi n'est donc pas l'unique responsable de la Troïka à critiquer l'opposition à partir de l'étranger. Marzouki a déjà fait la même chose lors de son passage l'année dernière à Nouakchott et refait son coup avant-hier sur le plateau d'Al Jazeera.
Le président provisoire a même placé la barre très haut en menaçant l'opposition de potences dans les rues si jamais elle était tentée de renverser la Troïka. Les propos de Marzouki indiquent qu'il se croit élu à vie et que sa légitimité ne saurait faire l'objet d'une quelconque contestation.
De tels propos sont très graves si l'on sait qu'ils ont été prononcés à Doha, principal bailleur de fonds de l'opposition syrienne, dont la chair à canon est constituée par les jeunes tunisiens, ‘exportés' par centaines en Syrie.
Notre cher président a donc préféré répondre aux propos de Hamma Hammami sur le renversement de la Troïka à partir de Doha, là où il se sent en sécurité aux côtés de ses amis qataris. Et quelle réponse ! Les partisans de la Troïka vont dresser les potences aux opposants en pleine rue.
Pour dresser les potences, Marzouki compte sûrement sur les jeunes tunisiens, combattant dans les rangs du front Ennosra en Syrie, allié d'Al Qaïda. Ceux-là sont habitués à de telles frasques à un point tel que le dirigeant de l'opposition syrienne, Moadh El Khatib, les qualifie de terroristes et veut les exclure de Syrie.
Exclus de Syrie et assoiffés de sang, ces jeunes seraient tentés de refaire l'expérience en Tunisie, comme l'a annoncé le terroriste Abou Zeid qui a affirmé sur Ettounissia, qu'il répondra présent à toute ‘Fatwa de Jihad', même en Tunisie.
Le scénario est donc plausible. Les Syriens veulent chasser les jihadistes arabes, responsables à leurs yeux d'un terrorisme aveugle contre leur peuple. Marzouki et Ghannouchi ont besoin de milices pour se maintenir au pouvoir et faire peur à l'opposition. A leur retour, ces jihadistes pourraient donc constituer une réserve pour Ennahdha.
Ainsi, et après des décennies de diplomatie équilibrée, la Tunisie devient un pion aux mains de la petite principauté du Qatar. Elle accueille le premier sommet des amis de la Syrie, renvoie l'ambassadeur syrien et fait tout son possible pour servir les desseins régionaux de cet Emirat.
Le pire, c'est que le nouveau ministre des Affaires étrangères, Othmane Jarandi, a vite sauté aux premières loges pour annoncer que la Tunisie pourrait entretenir des relations avec le gouvernement de l'opposition syrienne, qui ne s'est pas encore constitué.
Jarandi a raté une occasion pour se taire, surtout qu'à l'échelle arabe, voire même syrienne, ce gouvernement ne dispose pas encore de la légitimité requise. Mais il s'agit d'un coup pour montrer la discipline de la Tunisie au service du Qatar.
La position de la diplomatie tunisienne est d'autant plus maladroite que l'Algérie voisine s'est montrée allergique à cette décision de la ligue arabe d'accorder le siège de la Syrie à l'opposition qui ne dispose pas encore de légitimité, ni de structures, à part celles montées par le Qatar.
Encore une fois, la Tunisie a donc opté pour une position qui est loin de faire l'unanimité. Elle a délibérément choisi de se placer contre l'Algérie voisine qui partage avec nous plus d'un millier de kilomètres de frontières, par trop poreuse.
On comprend mieux maintenant la décision du voisin algérien, qui cherche à creuser une tranchée le long des frontières tunisiennes. L'Algérie veut se protéger des razias des jihadistes et perturbateurs tunisiens appuyés par le Qatar.
Le président Marzouki a montré qu'il est prêt à tout pour servir ses amis qataris, à l'origine de son maintien à la présidence. Marzouki a, semble-t-il, mis ses œufs dans le même panier et ne saurait faire de recul.
La transition en Tunisie est loin de trouver son chemin tant qu'elle est dirigée par des personnages comme Marzouki, qui n'ont aucune visibilité et qui ne cherchent qu'à se maintenir au pouvoir aux dépens de tout sens de l'intérêt national.
La Tunisie a beaucoup perdu de sa crédibilité à l'échelle internationale depuis l'avènement de la Troïka. Rien ne se profile encore à l'horizon pour dépasser ce stade. Cela ne risque d'ailleurs pas d'arriver avec une diplomatie symbolisée par Marzouki.
Mounir Ben Mahmoud


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