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Tunisie Rached Ghannouchi joue l'apaisement envers l'UGTT et les journalistes
Publié dans Business News le 23 - 02 - 2012

L'évaluation du rendement du gouvernement ne peut se faire avant au moins 100 jours. Les rapports entre le gouvernement de la Troïka et l'UGTT sont imprégnés par l'esprit de coopération et de partenariat. Non aux peines corporelles contre les journalistes. Non aux violences d'où qu'elles surviennent, y compris des salafistes avec il faut composer via le dialogue. La diplomatie tunisienne est sur la bonne voie et répond aux principes prônés par l'esprit de la révolution. Ennahdha n'a pas encore de projet de constitution tout prêt. Non à la propagande politique et aux campagnes électorales dans les mosquées. Oui à toutes les manifestations tant qu'elles sont pacifiques et respectent la loi…
Ce sont là les principaux points soulevés et traités par Cheikh Rached Ghannouchi, chef du Parti Ennahdha, lors de la conférence de presse tenue ce matin du jeudi 23 février 2012 au siège régional du Mouvement à l'Ariana.
La conférence, marquée par une présence massive des représentants des médias nationaux et étrangers, dont notamment la chaîne qatarie d'Al Jazeera Mubasher, seule habilitée à une retransmission en direct de cet événement, a démarré par un speech de Rached Ghannouchi faisant le point sur la situation politico-socio-économique en Tunisie ainsi que les positions du Parti Ennahdha des différentes questions de l'heure.
Ennahdha est soucieuse d'élargir le champ des consultations avec les différentes composantes politiques et sociales du pays tout en se félicitant du rendement de la coalition gouvernementale et affirmant sa détermination à contribuer à sa continuation et à sa réussite, indique M. Ghannouchi.
Et d'ajouter que son parti réaffirme le poids et le rôle des médias qui doivent être libres et responsables avant de préciser que son mouvement est imbu de modération et du sens du dialogue pour traiter toutes les questions.
Aux nombreuses questions des journalistes, le chef d'Ennahdhaa répondu par thèmes. Et actualité brûlante oblige, il a commencé avec la tension entre l'UGTT, d'un côté, et le gouvernement de la Troïka et Ennahdha de l'autre. «La Centrale syndicale est une organisation nationale au passé glorieux qui doit être un partenaire privilégié du pouvoir en place. Or, certaines parties essaient de pousser à l'affrontement entre les deux parties. Or, nous n'avons aucun intérêt à faire monter la tension. Au contraire, nous avons tout à gagner en optant pour le dialogue », a-t-il précisé.
Abordant l'affaire du procès intenté au directeur d'Attounissia, Rached Ghannouchi a réitéré sa position pour l'indépendance de la magistrature, tout en exprimant la solidarité d'Ennahdha avec les journalistes et en condamnant toute peine corporelle contre eux.
Volet information, toujours, M. Ghannouchi réitère la position de son parti et de la Troïka au pouvoir, à savoir la nécessité d'une information objective et conforme à l'éthique et à la déontologie professionnelle. « Nous ne demandons pas une presse élogieuse, mais nous disons non à une presse dénigrante », enchaîne-t-il en substance.
Concernant le volet des salafistes, le chef du parti a indiqué, d'abord, que tous les musulmans sont des salafistes dans le sens où ils suivent, tous, les préceptes du Coran et de la Sunna du Prophète. Pour revenir au phénomène, Rached Ghannouchi se veut rassurant en précisant que la majorité des partisans de ce courant ne sont pas adeptes de la violence avant de réaffirmer la position de son parti contre tout recours à la violence et au « takfir », d'où la nécessité de privilégier le dialogue avec tout le monde.
Dans le même ordre d'idées, il évoque le séjour du prédicateur égyptien Wajdi Ghenim et explique l'engouement qu'il a connu par le « vide religieux dans le pays causé par la fermeture de la mosquée de la Zitouna et par l'extrémisme de ce qu'on appelle la laïcité qui avait criminalisé l'Islam modéré ».
Abondant dans le même sens, Cheikh Rached Ghannouchi assure que rien n'interdit à un Imam de faire de la politique et à un politicien d'être un Imam. Mais l'essentiel est que chaque fonction soit séparée de l'autre. En clair, il ne faut pas utiliser les mosquées pour la propagande politique ou pour les campagnes électorales.
Après avoir mentionné qu'il ne sera pas candidat à la présidence du Mouvement lors du prochain congrès qui reste, toutefois, souverain, Rached Ghannouchi a traité de la diplomatie tunisienne, plus particulièrement de la position de notre pays vis-à-vis de la crise syrienne et de la tenue à Tunis de la Conférence des « Amis de la Syrie ».
Le leader d'Ennahdha n'y va de main morte sur ce point et clame haut et fort que la Tunisie post-révolutionnaire est en train de faire le minimum envers la révolution du peuple syrien et que ladite conférence a pour objectif de dépouiller le régime corrompu de Damas de toute légitimité tout en mettant en exergue le fait que cette manifestation se tient sous l'égide et à la demande de la Ligue des Etats arabes.
A ceux qui reprochent l'alignement de la politique étrangère de la Tunisie sur celle du Qatar et des autres pays du Golfe, Cheikh Rached réplique qu'on assiste à une campagne orchestrée contre le Qatar comme s'il était un ogre qui va avaler la Tunisiequi a, certes, des relations privilégiées avec Doha, mais sans sacrifier son indépendance et sa souveraineté lors des prises de décisions.
« Le Qatar est un partenaire dans notre révolution et la chaîne Al Jazeera a été l'unique voix qui l'a soutenue », indique t-il encore avant d'accuser les auteurs de ces campagnes de vouloir « tarir» les sources d'aides.
Concernant l'Arabie Saoudite, le leader d'Ennahdha estime qu'on ne peut pas procéder à la rupture des relations avec ce pays parce qu'il demeure attaché à abriter l'ancien président déchu. Si on suit cette logique, ajoute M. Ghannouchi sur un ton ironique, il faudra aussi rompre les relations avec le Canada qui abrite Belhassen Trabelsi et le Qatar où vit Sakher El Materi, et ainsi de suite…
C'est dire que la Tunisie ne s'est pas départie et ne se départira du principe de son droit au rapatriement de Ben Ali.
A propos de la Chariâa et de la Constitution, le chef du parti Ennahdha indique que le Mouvement n'a pas encore arrêté sa position et que les consultations se poursuivent pour finaliserle projet officiel de constitution.
Pour conclure, Rached Ghannouchi reproche aux détracteurs du pouvoir, actuellement en place, d'aller vite en besogne en réclamant des résultats immédiats, alors que partout dans le monde, on accorde toujours une période de grâce de 100 jours avant de dresser un premier bilan de l'action gouvernementale.
Une action qu'il juge positive avec une gestion honnête de la situation dans le Nord-ouest après la vague de froid et de neige, des relations fructueuses avec l'étranger et une préparation minutieuse de la Loi de finances complémentaire qui aura un impact heureux sur les grands équilibres financiers.
Et concernant les dernières nominations dans l'administration, plus précisément le mouvement au sein du corps des gouverneurs, M. Ghannouchi affirme que le gouvernement a agi dans le cadre de ses prérogatives et qu'il a le droit de nommer qui il veut et de limoger qui il veut s'il est convaincu que cela s'impose pour des raisons objectives et rationnelles. Cela ne veut nullement dire que le pouvoir s'installe dans la durée ou qu'il y a d'autres considérations occultes.


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