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Dialogue national : Le passage de la crise à la rupture politique
Publié dans Business News le 22 - 09 - 2013

La conférence de presse tenue par les quatre organisations parrainant le dialogue national a consacré la crise politique dans le pays. La réaction d'Ennahdha à cette conférence de presse a fait basculer le pays de la crise politique vers la rupture politique avec tous les risques et périls d'une telle situation.
Lors de la conférence de presse conjointe organisée samedi par les quatre organisations nationales, l'UGTT, l'UTICA, la LTDH et l'ordre des avocats, le constat avait été unanime et amer : le dialogue national initié depuis plus de six semaines après l'assassinat de feu Mohamed Brahmi le 25 juillet dernier a définitivement échoué.
Tous ont pointé du doigt Ennahdha comme principal, sinon unique, responsable de cet échec. Tous ont décrié les manœuvres du parti islamiste au pouvoir pour gagner du temps, étirer, allonger et languir les discussions et les négociations.
Après d'âpres négociations, l'opposition partie pourtant d'une revendication radicale qui consiste à dissoudre l'ANC et à renvoyer le gouvernement a assoupli considérablement ses positions pour accepter finalement la feuille de travail proposée par le quartette. Cela n'a pas été aisé au sein du Front du salut, tant les positions étaient discordantes au départ. Il a même fallu retarder d'une journée la réponse collective du front pour que celle-ci soit favorable, sans ambages, à la feuille de travail.
De l'autre côté, la troïka, et Ennahdha principalement, a campé sur une position plus proche du déni de « Laârayedh est une ligne rouge ». Il a fallu toute la patience des dirigeants du quartette pour amener Ennahdha à accepter la démission du gouvernement. Une acceptation théorique et reportée vers des dates lointaines qui la vide de tout sens.
Cela n'a pas empêché Ennahdha et ses alliés de la troïka d'annoncer, depuis jeudi dernier, qu'ils acceptaient l'initiative de l'UGTT et ses partenaires. Un tapage médiatique imposant tant sur le plan national qu'international s'en est suivi pour mettre en exergue cette position d'Ennahdha et de ses alliés au sein de la troïka au pouvoir.
En fait cette acceptation est plus un effet d'annonce qu'un engagement sincère dans le processus de la résolution de la crise politique qui secoue le pays depuis un mois et demi, presque deux mois. Cela n'a pas échappé, bien entendu, aux organisations nationales ni aux partis de l'opposition qui ont été unanimes à refuser aussi bien la réponse d'Ennahdha le jeudi que sa réaction à la conférence de presse la soirée du samedi.
Deux traquenards se faufilent, en effet, dans la position d'Ennahdha pour la rendre inacceptable aux yeux de ses partenaires hors troïka. Le premier concerne l'acceptation elle-même. En relisant attentivement les deux communiqués du parti islamiste au pouvoir, ceux du jeudi et du samedi, on s'aperçoit qu'Ennahdha a accepté l'initiative de l'UGTT et non la feuille de travail présentée mardi dernier par le quartette. La différence est de taille, si on sait que l'initiative est beaucoup plus ancienne et ne parle que de principes généraux sur la base desquels le débat national pourrait s'enclencher, alors que la feuille de travail est une sorte d'agenda précis avec un timing et un acheminement précis devant conduire aux prochaines élections et à la sortie de la crise.
La position d'Ennahdha qui stipule son acceptation de l'initiative de l'UGTT est donc un retour en arrière, au temps où les négociations indirectes entre le quartette et les partis politiques portaient encore sur les principes généraux de l'initiative de l'UGTT. C'était il y a quatre semaines au moins, quand Ennahdha considérait encore que le gouvernement Ali Laârayedh était une ligne rouge.
Le second guet-apens tendu par Ennahdha dans sa position est en rapport avec l'agenda proposé. Alors qu'aussi bien l'initiative que la feuille de travail du quartette insistent sur l'annonce de la démission du gouvernement actuel comme déclenchement du processus du dialogue national, la proposition d'Ennahdha chamboule les étapes proposées par le quartet pour rendre la démission du gouvernement, l'aboutissement d'un processus de négociations incertaines. Les deux cheminements sont donc contradictoires et le parti islamiste au pouvoir, tout en annonçant son acceptation de l'initiative, la mine et la fait voler en éclats.
Si on ajoute à cela la manœuvre de dénigrement déclenchée par les pages islamistes sur la toile contre les organisations du quartette, essentiellement l'UGTT et son Secrétaire général, Houcine Abassi et l'intox pris à son compte par Ennahdha, pour dénaturer la position du Front du salut quant à la feuille de travail du quartette, on comprend que le pays est bel et bien passé de la situation de crise à la situation de rupture politique. Une rupture que semble chercher Ennahdha et ses alliés contrairement aux organisations qui parrainent le dialogue national qui elles, ont insisté que, malgré tout, la porte du dialogue reste toujours ouverte et l'espoir, même s'il s'amincit, reste toujours permis.


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