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Tunisie «Abandonner le pouvoir est finalement une bonne chose pour nous», selon Mourou
Publié dans Business News le 11 - 10 - 2013

Le vice-président du Parti Ennahdha, Abdelfattah Mourou, a accordée une interview à TV5 Monde dans laquelle il est revenu sur les déboires de son parti et ses raisons.
En effet, le cheikh Mourou estime que son parti est «sans doute arrivé trop tôt aux affaires, dans un contexte économique et social très difficile» et que les dirigeants du mouvement n'avaient «aucune expérience du pouvoir», alors qu'«il faut savoir comment faire fonctionner, un état, un pays». Il admet, dans ce contexte que ceux-ci n'ont pas «réussi à dompter la machine administrative» et que «dès son arrivée au pouvoir, le mouvement a commis des erreurs qui ont donné du grain à moudre à ses ennemis pour qu'ils restent illégitimes malgré leur succès électoral». Mourou consent, aussi, que leur «fonctionnement interne ressemblait plus à celui d'une confrérie religieuse qu'à un véritable parti politique capable d'articuler un programme cohérent servi par un service de communication politique moderne», notant qu'«il y a avait une part d'amateurisme politique, que le discours du parti était trop empreint de religiosité et que les Tunisiens attendaient autre chose».
Autre point important, Abdelfattah Mourou admet, également, que «certains responsables du mouvement n'ont pas compris que chaque acte et chaque parole étaient scrutés, analysés et jugés par l'opinion publique du pays» et que même le leader d'Ennahdha «Rached Ghannouchi n'a pas intégré cette donnée lorsqu'il a reçu des jeunes salafistes» en octobre 2012 pour leur demander de patienter, en réaffirmant qu'ils étaient et restaient des enfants de la Tunisie. Il estime que le cheikh Ghannouchi «n'aurait pas dû dire qu'il suivait leurs principes ou leurs valeurs. Cela a été perçu à juste titre comme une grave dérive idéologique du parti», soulignant que «cette rencontre a été catastrophique pour la perception de leur mouvement». «Rached Ghannouchi a voulu faire un coup politique en essayant de trouver des alliés en dehors du parti. Ce fut une très grave erreur. Il a brouillé l'image de notre parti.», a-t-il affirmé.
Abdelfattah Mourou conçoit : «Abandonner le pouvoir est finalement une bonne chose pour nous. Nous manquions de maturité politique et nous ne pouvions plus gouverner dans l'état des choses. Comment peut-on redresser la situation économique du pays, lorsque l'UGTT, le principal syndicat du pays lance plus de trente trois milles arrêts de travail dans l'économie du pays pour une seule année ? Le peuple, au lieu de blâmer le gouvernement, doit se demander aussi s'il n'a pas sa part de responsabilité dans l'état actuel du pays. Notre parti doit se moderniser. Rached Ghannouchi et moi-même devons sans doute passer la main à des jeunes qui appréhendent bien mieux la société tunisienne que nous-mêmes».
Réagissant sur une question du journaliste sur le double discours de son parti comme les frères musulmans, le vice-président du Parti Ennahdha déclare : «Nous ne sommes pas les frères musulmans. Je ne revendique aucune filiation avec ce mouvement ! Nous ne pratiquons pas de double discours. Je demande que l'on nous juge sur nos actes». Concernant les accusations des journalistes relatives à l'utilisation du gouvernement d'Ennahdha du code pénal de Ben Ali, toujours en vigueur, pour bâillonner par harcèlement judicaire la liberté d'expression, M. Mourou justifie : «A mon humble avis, les journalistes ne sont pas au dessus des lois ! Ce sont des citoyens comme les autres. La diffamation est un acte répréhensible. Il y a eu des poursuites, mais aujourd'hui quel journaliste est en prison ? Aucun, à ma connaissance. Zied el Heni a été libéré. Nous n'avons jamais remis en cause la liberté de la presse ni la liberté d'expression».
Synthèse I.N
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