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2017 sera meilleure que 2016 pour la BIAT
Publié dans Business News le 24 - 05 - 2017

C'est dans une salle archicomble que s'est tenue, mercredi 24 mai 2017 à l'hôtel Sheraton à Tunis, l'Assemblée générale de la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT), sous la présidence de Ismaïl Mabrouk, président du Conseil d'administration, et de Mohamed Agrebi, son directeur général.
Malgré une conjoncture économique nationale et internationale difficile, la banque a fait un carton plein pour son exercice 2016, frôlant un bénéfice net de 200 millions de dinars, qui auraient pu être facilement dépassés s'il n'y avait pas eu de contribution exceptionnelle cette année. Ses heureux actionnaires auront, donc, droit à un dividende de 4 dinars (40% du nominal des actions et en franchise de la retenue à la source) mis en paiement à partir du 12 juin 2017.

La BIAT a clôturé l'année 2016 avec un résultat net en hausse de 25,4%, passant de 151,58 millions de dinars (MD) fin 2015 à 190,14 MD fin 2016. Son Produit net bancaire (PNB) s'est situé à 593,64 MD en 2016 contre 532,58 MD en 2015, en hausse de 11,5%, malgré la baisse du TMM de 50 points de base, qui s'est traduit pour la banque par un manque à gagner de 25 MD. Le PNB a été positivement impacté par une reprise sur provision suite à la fin d'un litige en faveur de la banque. Ceci dit, la contribution exceptionnelle s'est chiffrée à 18,53 MD, en plus des 55,01 MD d'impôt sur les bénéfices.
Les dépôts et avoirs de la clientèle ont augmenté de 12,21%, situés à 9.078,3 MD et des créances sur clientèle en hausse de 15,7%, atteignant les 8.113,4 MD. M. Agrebi a souligné, dans ce cadre, les problèmes de liquidité qu'a rencontrés le système bancaire en 2016. Malgré cela, la banque a franchi un nouveau seuil en termes de dépôts et de crédits, et s'est accaparé de 16% de part de marché des dépôts et 12,3% de part de marché des crédits. Le coefficient d'exploitation a atteint 50%, pratiquement au même niveau de 2015.
Côté ratios de gestion et de rentabilité, la banque termine son exercice 2016 avec un ROA de 1,68%, un TIER1 de 8,63%, un taux de créances douteuses et litigieuses de 5,8% et un taux de couverture créances douteuses et litigieuses de 66,2%. Pour sa part, le ratio de liquidité s'est situé à 150,73%.
Le groupe BIAT a terminé 2016 avec un résultat consolidé de 192,7 MD, en progression de 31,28%. Le PNB consolidé réalisé s'est accru de 14,4% passant de 579,93 MD à 661,91 MD.


Globalement, l'assemblée s'est passée dans une bonne ambiance, sauf pour l'élection du représentant des petits porteurs où les interventions se sont suivies pour exprimer leur mécontentement concernant « le flou entourant la circulaire de la Banque centrale ». Les actionnaires minoritaires veulent élire seuls leur représentant et ils sont prêts à batailler pour changer la loi dans ce sens. Entre temps, certains ont profité de l'assemblée pour rechigner et radoter, essayant de convaincre le président du conseil à aller dans ce sens. Autre revendication persistante, l'augmentation du dividende d'un dinar, vu l'inflation et la conjoncture.
Ouvrant le débat, Moncef Ouaghlani, secrétaire général de l'Association de promotion du marché financier, a exprimé sa satisfaction face à la hausse des résultats. Il s'est interrogé sur la stratégie de la banque à l'international et notamment en Afrique ainsi que sur son taux de participation au développement des régions intérieures. Le président de l'Association des actionnaires minoritaires "ADAM", Khaled Ahres, a félicité, quant à lui, le conseil et le management de la banque pour les résultats affichés. Il les a remerciés pour avoir tenu compte de leur proposition d'augmenter le dividende à 4 dinars et a espéré qu'il y aura une nouvelle hausse en 2017. Il a mis en relief les actions de la Fondation BIAT notamment dans la promotion de l'entreprenariat. Et, comme à son habitude, il a appelé à la création d'un espace actionnaire. Habib Bouzouita a félicité la banque pour les résultats exceptionnels de cette année, malgré la reprise sur provision : «Des résultats qui ont dépassé les attentes des petits porteurs et qui méritent des applaudissements», a-t-il estimé.
Ceci dit, il pense qu'il faut renforcer les fonds propres de la banque, pour pouvoir se déployer à l'international et en Afrique. Il a préconisé une augmentation de capital de 150 MD par an sur 5 ans. Sinon, il considère que le représentant des petits porteurs doit être élu par eux, sans intervention des autres actionnaires.
Abdelaziz Ben Youssef a, quant, à lui fait remarquer que les excellents résultats de la banque lui permettent d'augmenter son capital par incorporation des réserves et de distribuer des actions gratuites. Il pense qu'il y a une volonté de garder bas le cours de l'action. Il s'est interrogé sur la récente sortie des italiens du capital.
Ahmed Kodia s'est indigné des résultats négatifs de certaines filiales de la banque, notamment la BIAT Capital. Il s'est demandé pourquoi ne pas rapprocher la BIAT Assurance et la GAT, qui ont le même actionnariat. Concernant la candidature de Tahar Sioud pour le siège de représentant des petits porteurs, il a noté que M. Sioud est excellent dans son rôle au comité d'audit mais il le voit très mal défendant les intérêts des petits porteurs. Vu l'inflation, M. Kodia a réclamé une augmentation du dividende distribué, même symboliquement de 10%. Un avis partagé par Mustapha Chouaïeb qui a réclamé un partage équitable entre bénéfice distribué, réserves et fond social. Enfin, un analyste s'est interrogé sur le montant de la participation de la BIAT dans le Fonds national des déposants.


En réponse à ce flot de questions, Ismaïl Mabrouk a expliqué que la banque a une stratégie bien réfléchie à l'international. Pour l'Europe, la banque s'est implantée en France, à travers la BIAT France. Son objectif est de collecter les économies des Tunisiens résidents à l'étranger pour les ramener en Tunisie. Pour l'Afrique, l'établissement financier veut fournir à ses clients un service d'accompagnement. C'est dans ce cadre qu'il a conclu un partenariat avec la BMCE, présente dans 18 pays. Le client BIAT, désirant investir en Afrique, aura donc un seul vis-à-vis et aura l'accompagnement nécessaire. Le président du conseil d'administration a estimé qu'il est difficile de trouver des opportunités en Afrique et de créer de la valeur, étant devancé par d'autres banques. Donc, la BIAT a décidé, de ce faite, de renforcer sa présence en Tunisie et de segmenter la clientèle pour mieux la servir et répondre à ses besoins. Il a souligné que le PNB de la banque provient essentiellement par le développement du nombre de ses clients et de son soutien aux entreprises ainsi qu'aux PME : la croissance de la banque ne provient pas de bons de trésor assimilables (BTA), a-t-il assuré.
Pour lui, la BIAT est en train de jouer pleinement son rôle dans l'économie nationale, en finançant l'activité économique mais également en remplissant son rôle sociétal à travers la Fondation BIAT qui développe par exemple l'esprit entrepreneurial. Autre point essentiel, la banque a mis en place une équipe d'experts dédiés, qui accompagne ses clients entreprises en difficulté, avant qu'il soit trop tard.

Au sujet d'une hypothétique levée de fonds, M. Mabrouk a expliqué qu'il ne voit pas l'intérêt vu que la banque n'a pas de projet particulier qui le nécessite. Il en de même pour une éventuel incorporation des réserves dans le capital par distribution gratuite d'actions, il a souligné que la distribution en dividende à hauteur de 40% est déjà assez importante. Il a rappelé que le prix du cours de l'action prend en considération la valeur des réserves. Ceci dit, il a évoqué une possible prochaine augmentation de capital, pour se mettre en conformité avec une circulaire de la BCT sur les crédits aux particuliers, d'ici 2018. S'agissant de l'Espace actionnaire, il a précisé que la banque a déjà créé un espace actionnaire digital, qui fournit une information en temps réel.
Indigné, M. Mabrouk a martelé qu'il n'y a aucune manipulation et qu'aucune société n'achète les actions de la banque pour maintenir un cours bas de l'action. Au sujet du départ de l'italien INTESA Sanpaolo, il a rappelé que tout actionnaire est libre de vendre ses participations lorsqu'il le désir.
Concernant BIAT Capital, il a indiqué que le secteur de l'intermédiation est en difficulté à l'image du pays, surtout que la société ne bénéficie pas de marché public comme la concurrence. Il a noté que la BIAT Assurance est devenue une filiale à 100%, et que le conseil d'administration désire qu'elle devient première en banque assurance. Il a surtout souligné qu'il y a une stratégie pour les filiales, qui visent à améliorer leur rendement.
Au sujet du Fonds national des déposants qui sera financé par un apport des banques de la place avec une participation de 0,3% du total des dépôts, Mohamed Agerbi a estimé que la participation de la BIAT serait de l'ordre de 20 à 22 MD, jusqu'à confirmation des autorités de tutelle.

En ce qui concerne le bénéfice distribué, Ismaïl Mabrouk a expliqué que le dividende a augmenté par rapport à l'année dernière et que réellement il est de 4,2 dinars en comptabilisant la retenue à la source. Il a tenu bon face aux revendications des petits porteurs, estimant que vu la conjoncture économique actuelle nul n'est à l'abri de mauvaise surprise, la banque doit donc se préparer et renforcer ses réserves. S'agissant de la candidature de Tahar Sioud, il a noté le manque d'explicitité de la circulaire de la banque, ouvre la porte à multiple interprétation. Mais, le conseil d'administration est dans l'obligation d'appliquer la loi en substance, jusqu'à d'éventuels éclaircissements de la part de la BCT ou des autorités de Tutelle. En contrepartie, il a affirmé que les petits- porteurs ne trouveront pas un meilleur représentant pour défendre leur intérêt, qui connait les rouages de la banque et qui est aussi compétent : c'est pour ces raisons que le choix du conseil s'est porté sur lui.

La BIAT table, en 2017, sur la progression de son PNB de 13 à 15% et de son résultat net de 10 à 12%. La banque continue sur sa lancée en continuant son développement, le renforcement de la bonne gouvernance et de la transparence. Elle mise sur une meilleure segmentation des clients pour un meilleur service. Elle a amorcé depuis 2014 un cycle de progression rentable qui se poursuivra durant les prochaines années. Au premier trimestre 2017, le PNB a augmenté de 16,4% pour se situé à 153 MD. «La progression du taux directeur à 4,75%, la bonne récolte agricole, la reprise progressive du secteur touristique ainsi que de la production de phosphate feront que l'année 2017 sera meilleure que 2016. Nos ambitions sont de réaliser des progressions à deux chiffres pour consolider nos résultats, nos fonds propres et nos parts de marché», a affirmé Mohamed Agerbi.


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