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Avec un dividende de 5 dinars, les petits-porteurs de la Biat comblés !
Publié dans Business News le 26 - 04 - 2019

Malgré une année assez difficile et un durcissement de la politique de la Banque centrale, la Banque internationale arabe de Tunisie (Biat) a terminé l'exercice 2018 avec un excellent résultat, le premier de la place. Ceci n'a pas empêché les petits-porteurs de ronchonner, mais ils sont au final repartis heureux, la direction ayant satisfait une partie de leurs attentes. Compte rendu.

C'est ce qui ressort de l'Assemblée générale, tenue ce vendredi 26 avril 2019 à son siège à Tunis, sous la présidence de Ismaïl Mabrouk, président du Conseil d'administration, et de Mohamed Agrebi, directeur général.


La Biat a clôturé l'année 2018 avec un résultat net en hausse de 19%, passant de 214,02 millions de dinars (MD) fin 2017 à 254,76 MD fin 2018, malgré une contribution au fonds de garantie des dépôts bancaires de 26 MD, une contribution conjoncturelle exceptionnelle de 10,38 MD et 72,67 MD d'impôt. Ainsi, les actionnaires auront droit cette année à un dividende de 5 dinars par action (50% du nominal des actions), mis en paiement à partir du 10 mai 2018. Le Produit net bancaire (PNB) a atteint 834,50 MD (+19%).
« Ce niveau de résultat a permis de proposer à l'assemblée une rémunération de 50% (dividende sur valeur nominale) soit l'un des plus hauts de la place pour les valeurs bancaires », a affirmé M. Agrebi.
Les dépôts et avoirs de la clientèle ont augmenté de 8,8%, situés à 11.512, 68 MD et des créances sur clientèle en hausse de 13,6%, atteignant les 10.676,7 MD. Le coefficient d'exploitation a atteint 46%, s'améliorant de 1,4 point. Sans comptabiliser la contribution au fonds de garantie de dépôts, le coefficient d'exploitation aurait atteint 42,2%.
Pour le DG, « ces performances sont le fruit d'une vision stratégique réfléchie qui place le client au centre des préoccupations à travers des dispositifs de prise en charge, offres et distributions adaptés aux différents segments de clientèle qui permettent au capital humain de la Biat, principale richesse de la banque, d'évoluer dans un environnement motivant et propice à la performance, et qui offre aux collaborateurs et à la clientèle les meilleurs outils de travail, particulièrement à travers un système d'information à la pointe des outils digitaux ».


Côté ratios de gestion et de rentabilité, la banque termine son exercice 2018 avec un PNB/total actif de 5,3%, un ROA de 1,6%, un TIER1 de 8,32%, un taux de créances douteuses et litigieuses de 5,5% et un taux de couverture des créances douteuses et litigieuses de 57,2%.
S'agissant des ratios liquidité et crédit/dépôts, M. Agrebi a précisé qu'ils se sont progressivement dégradés à partir du 3ème trimestre 2018 du fait des tensions de liquidité qui ont négativement influé sur les progressions initiales en matière de collecte de dépôts.

Le groupe Biat a terminé 2018 avec un résultat consolidé de 261,15 MD, en progression de 24,92%. Le PNB consolidé réalisé s'est accru de 16,67% passant de 788,42 MD à 919,87 MD.

L'assemblée a été une occasion pour présenter la nouvelle identité visuelle de la banque. « La Biat compte changer son logo et ancrer sa signature, projet motivé par notre volonté de mettre en avant toute la transformation, de nous projeter vers l'avenir à travers un nouveau positionnement axé sur l'engagement. L'engagement est un état d'esprit à la Biat, une valeur forte qui anime au quotidien les initiatives de la banque et caractérise l'état d'esprit de ses collaborateurs », a soutenu Mohamed Agrebi.


Le débat a été ponctué par quelques tensions, certains actionnaires haussant le ton, campant sur leur position et refusant d'entendre l'argumentaire de la direction.
Certes, les petits-porteurs sont satisfaits des performances de la banque, ce qui est tout à fait normal, la Biat étant la première de la place. Ceci dit, ils ne partagent pas tous la politique de la banque en matière de distribution du bénéfice et en matière de réserves. Ils estiment que le dividende est insuffisant comparé au profit global et veulent que la banque augmente le capital par incorporation des réserves, ses capitaux propres ayant dépassé le milliard de dinars. Ce qui va leur permettre de bénéficier d'actions gratuites en plus de leurs dividendes.
En outre, l'assistance s'est dite prête à une augmentation de capital en numéraire, si cela est nécessaire.
Autre sujet de préoccupation pour les actionnaires minoritaires, la baisse du cours de l'action qui est passé de 174 dinars à 113 dinars et qu'ils n'arrivent pas à expliquer.


En réponse, Ismaïl Mabrouk a estimé qu'une augmentation n'est qu'une écriture comptable et que concrètement, elle n'aura aucune incidence sur les bénéfices engrangés par les actionnaires étant de toute façon divisée sur le nouveau nombre d'actions. Pour lui, c'est juste un maquillage de chiffres et de toute façon cet argent, qu'il soit dans le capital ou dans les réserves, fait partie des actifs de la banque et permet son développement.
S'agissant de l'augmentation en numéraire, il a expliqué qu'elle n'est pas à l'ordre du jour pour l'instant, et serait envisageable dans deux ans justement pour faire face au durcissement des normes. Et de souligner que s'ils entreprennent cette augmentation, il faut que la rémunération du capital soit au moins au niveau de l'actuel. Donc, ce n'est pas une décision à prendre à la légère, a-t-il expliqué.
« Aujourd'hui, faire appel à une augmentation de capital en numéraire de 200 ou 300 MD sur le marché c'est quelque chose de très difficile. Mais d'après nos ratios, nous allons être obligés, peut-être l'année prochaine ou celle d'après, de faire une augmentation de capital en numéraire. L'augmentation de capital par incorporation des réserves, il n'y a aucune obligation de la faire. C'est juste pour vous faire plaisir, sinon c'est un jeu d'écriture.
Pour l'augmentation de capital par incorporation des réserves, nous en parlerons avec les petits-porteurs lors de la réunion de septembre, nous vous présenterons nos arguments et nous entendrons les vôtres. Si nous décidons à ce moment-là de la faire, il n'y a pas de problème», a souligné M. Mabrouk.
En ce qui concerne la baisse du cours de l'action, M. Mabrouk a martelé que la valeur de l'action est intimement liée à la solidité de la banque. Selon lui, la baisse du cours est liée à plusieurs facteurs notamment le durcissement de la réglementation qui a impacté toutes les banques qui ont vu leurs valeurs diminuer. En outre, l'environnement général est un autre facteur, ainsi, ceux qui ont besoin de liquidité ont dû céder leurs actions et d'autres préfèrent placer leurs fonds en dépôts, les rémunérations étant assez intéressantes.


Comme à l'accoutumée, Mustapha Chouaïeb a titillé la direction, les interpellant sur plusieurs points, notamment sur le montant du gain fiscal réalisé grâce aux Sicars, sur les raisons de la hausse des charges et la hausse des impôts. Il a critiqué la gestion de risque de la banque. Il a réclamé un dividende d'au moins 6 dinars. Tout en réaffirmant que la banque ne prête qu'à une certaine catégorie, il a admis les véritables raisons de son emportement et de sa colère : on lui a refusé un crédit de 500.000 dinars.
En réponse à la proposition d'un actionnaire pour que la Biat accepte le nantissement sur les actions de ses petits-porteurs, le président du conseil a riposté que la banque n'est pas un prêteur sur gage.


Concernant la gestion de risque, le président du conseil a indiqué que la banque a le meilleur taux de créances douteuses et litigieuses de la place. Et s'adressant à M. Chouaïeb, il a rétorqué que ce dernier devrait féliciter la banque quant à sa stratégie de gestion des risques et qu'il faut voir le montant des créances douteuses ramenées à l'actif. Et de rappeler que le provisionnement fait partie de l'activité de la banque et que la responsabilité qu'assument les administrateurs et les membres des comités justifie leur rémunération.
S'agissant des avantages fiscaux des investissements exonérés, le DG a indiqué que cela a permis un gain de 40%, soit un avantage sur impôt de 48 MD.
Quant au volet du crédit, le DGA a noté que le Comité des risques a émis des réserves sur le dossier et a appelé M. Chouaïb à apporter une réponse, chose qui n'a pas été faite.
« Ce n'est pas une question de garanties. Nous ne sommes pas un prêteur sur gage comme vient de l'expliquer M. Mabrouk. Normalement, vous devez nous féliciter et vous devriez être rassuré quant à la gestion du risque. Pour information, ni le DG, ni le président du conseil, ne font partie du Comité des risques. Si vous répondez aux réserves émises, je prends l'engagement de réétudier le dossier ! », a-t-il martelé.


Une analyste s'est interrogée si le ratio de couverture de créances classées a été impacté par la décision de la Banque centrale de provisionner Carthage Cement. A ceci, M. Agrebi a répondu par l'affirmative. La banque a dû provisionner environ 30 MD, 21 MD pour Carthage cement et 8 MD pour Zitouna Telecom.
Et de rappeler qu'il s'agit de cadres particuliers et que même si la banque dispose des garanties, cela reste des garanties théoriques et que la décision de la BCT permet de couvrir les risques et de se sécuriser. En ce qui concerne le recours à la justice, il a rappelé que l'ensemble des biens sont confisqués et qu'il est donc impossible d'obtenir un jugement.
Un actionnaire a estimé qu'en prenant en compte les difficultés économiques du pays, les commissions des banques sont excessives et que la Biat est chère. Pour lui, les banques devraient faire preuve de patriotisme. M. Mabrouk a trouvé cette interpellation «originale» s'exprimant en ces termes : « La Biat n'est pas la plus chère. Il suffit de consulter l'observatoire. Nous sommes au niveau bas de la tarification ».

Pour répondre aux sollicitations des actionnaires, Ismaïl Mabrouk, en concertation avec son mangement, a décidé d'augmenter le dividende de 18% pour le porter à 4,700 dinars par action, puis sous l'insistance de l'assemblée, il a accepté qu'il se situe à 5 dinars par action. Une décision qui a soulagé les petits-porteurs et mérité outre leur approbation et satisfaction, leurs applaudissements. Ce sont des actionnaires heureux et soulagés, qui ont quitté la salle !


« En 2019 malgré toutes les difficultés de l'exercice que nous percevons clairement au cours des premier mois, la Biat persistera dans cette gestion saine et maîtrisée de son activité et de son développement pour offrir des prestations de produits et de résultats toujours en amélioration et s'aligner aux attentes de sa clientèle, de ses partenaires et de son actionnariat », a affirmé Mohamed Agrebi.
Première banque de la place, la Biat poursuit son chemin. Ses performances du premier trimestre 2019 soulignent sa bonne trajectoire. La banque ayant enregistré une hausse du PNB de 25%, qui passe de 180,66 millions de dinars fin mars 2018 à 225,85 millions de dinars fin mars 2019. L'encours des dépôts de la clientèle a connu, pour sa part, une hausse de 12,6%, passant de 10,16 milliards de dinars fin mars 2018 à 11,43 milliards de dinars fin mars 2019. L'encours net des crédits accordés à la clientèle a également connu une hausse de 15,5%, passant de 9,16 milliards de dinars à 10,58 milliards de dinars pour cette même période. 2019 sera sûrement aussi un bon cru pour la Biat.


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