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Ce qu'a fait Béji Caïd Essebsi pour la République
Publié dans Business News le 25 - 07 - 2019

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi n'est plus. La nouvelle a ébranlé toute la scène politique nationale qui s'est levée comme un seul homme pour exprimer sa tristesse. A 92 ans, le président de la République quitte ce monde en laissant derrière lui un parcours riche en rebondissements.

Béji Caïd Essebsi quitte ce monde pas n'importe quel jour, mais un 25 juillet, fête de la République tunisienne, pour devenir le premier président tunisien qui s'éteint en cours d'exercice. Une République qu'il a défendue depuis sa jeunesse, en contribuant à sa construction, jusqu'à son dernier souffle, essayant de la préserver et de défendre ses principes et ses valeurs.

Le président de la République a été victime d'un grave malaise le 27 juin 2019, il a été hospitalisé à l'hôpital militaire, mais il s'est battu et a quitté quelques jours plus tard l'hôpital.
Quelques jours après sa sortie et alors qu'il était en pleine convalescence, il a accompli son devoir en convoquant les électeurs et en prorogeant l'Etat d'urgence. Et malgré toutes les controverses et les multiples pressions, il n'a pas ratifié les amendements du Code électoral, réforme qui, une fois promulguée, aurait terni tout son parcours d'Homme d'Etat. Une position, qui malgré les accusations d'avoir violé la Constitution, lui a permis d'inscrire son nom en lettres d'or dans l'Histoire de la Tunisie.
Béji Caïd Essebsi, premier président, élu au suffrage universel, lors d'élections transparentes et intègres, a réussi à préserver la Tunisie et à protéger le processus de transition démocratique en faisant primer les valeurs de la démocratie et en rejetant toutes les formes d'exclusion loin des calculs partisans étroits.

Béji Caïd Essebsi a eu un important rôle à jouer depuis la révolution, depuis son poste de Premier ministre en 2011, où il a réussi à organiser les premières élections en Tunisie et en instaurant l'assemblée nationale constituante. Une première dans le monde arabe qui a permis à la Tunisie d'être un modèle à suivre et une expérience réussie alors que tous les pays du voisinage ayant vécu « le Printemps arabe », ont connu un véritable fiasco.

Béji Caïd Essebsi participe, par ailleurs, à enrichir la scène politique nationale en créant, en 2012, son parti Nidaa Tounes qui avait réuni à l'époque, toutes les forces nationales progressistes. En 2014, il remporte les élections, législatives et la présidentielle. Une victoire considérée comme étant un véritable miracle, au moment où tous les indicateurs présageaient une hégémonie du parti islamiste et de la Troïka au pouvoir.

Béji Caïd Essebsi n'est, en effet, pas un novice sur la scène politique. Né le 29 novembre 1926, BCE est avocat de profession et homme d'État tunisien, il a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment, directeur de la sûreté nationale à la suite d'un complot contre Habib Bourguiba, secrétaire d'État adjoint à l'Intérieur auprès du ministre Taïeb Mehiri, qu'il remplace en 1965. Il a été, également, ministre de la Défense ainsi que ministre des Affaires étrangères, sous Bourguiba.

A la suite du coup d'État du 7 novembre 1987, il intègre le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). Il redevient député puis président de la Chambre des députés, à la suite de quoi il se retire de la vie politique.

Et c'est en 2011, qu'il réintègre la vie politique et devient Premier ministre. En 2012, il crée son propre parti, Nidaa Tounes, qui remporte les élections législatives de 2014 puis remporte l'élection présidentielle face à Moncef Marzouki.

Durant tout son mandat, Béji Caïd Essebsi s'est positionné en tant que garant de la Constitution et de la liberté d'expression et des médias. Il s'est engagé à ne poursuivre en justice aucun journaliste pour une prise de position, même pas pour les multiples diffamations dont il a été victime. Il s'est toujours rangé du côté des millions de femmes qui ont voté pour lui en 2014, en lançant une initiative pour l'égalité dans l'héritage et en plaidant pour la mise en place d'un Code pour les libertés individuelles. Des initiatives audacieuses qu'il a défendues jusqu'à ses derniers jours malgré l'opposition des islamistes et de l'opinion publique du monde arabe.

En cette fête de la République, un grand homme d'Etat nous quitte, non sans amertume, non sans tristesse, non sans émotion, mais dans le calme et la démocratie. Béji Caïd Essebsi est parti en ce jour pas comme les autres laissant derrière lui des femmes et des hommes prêts à prendre le flambeau et à poursuivre le chemin qu'il a tracé pour une Tunisie libre et démocratique. Le jour de son départ restera à jamais gravé dans les mémoires pour nous rappeler que seule la République demeurera, et que malgré tous les tiraillements, seules les valeurs de la République sont à défendre et à préserver.


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