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Ali Ben Ayed: Parcours d'un talent exceptionnel
Publié dans Info Tunisie le 10 - 06 - 2009

Ali Ben Ayed, l'une des figures de proue du théâtre tunisien a marqué son époque, à l'instar des autres figures tunisiennes de l'histoire du quatrième art, à commencer par la génération de Hassan Zmerli et Khalifa Stambouli, en passant par Hamadi Jaziri et tout le groupe de renouveau jusqu'à la génération contemporaine de jeunes acteurs issus de l'Institut supérieur d'art dramatique.
Cependant, le nom de Ali Ben Ayed demeure auprès des historiens spécial compte tenu de l'apport sans précédent de cet homme qui a fait vibrer les planchers par la haute technicité et le texte bien élaboré.
Itinéraire d'un féru
Ali Ben Ayed est né à Hammam Lif au sud de la capitale le 15 août 1930. Grand féru du quatrième Art, il a étudié au collège Sadiki avant de poursuivre ses études en France et d'obtenir en 1955 une bourse de la municipalité de Tunis, lui permettant de suivre une formation au centre des hautes études dramatiques au Caire.
En 1963, il a été chargé de diriger la troupe théâtrale de la municipalité de Tunis dont le passage a été le point de départ réel d'un parcours distingué dans le domaine du théâtre, en donnant le meilleur de lui même au niveau de l'interprétation et du texte et dont les 26 oeuvres sont le témoin éloquent du saut qualitatif enregistré dans l'histoire du quatrième Art en Tunisie.
Insufflant une brise de renouveau dans la mise en scène, l'artiste a développé certaines techniques traditionnelles en insistant davantage sur la lumière, la valorisation du costume et du décor, pour les mettre à l'avant-garde de l'oeuvre théâtrale.
Parmi les hommes de théâtre de sa génération, convaincus de l'esprit innovateur de Ali Ben Ayed, et qui l'ont soutenu dans son processus de changement, il convient de citer Jamil El Joudi, Abdellatif Ben Jeddou et Mouna Noureddine.
Son talent à la fois de comédien et de metteur en scène s'est fait remarquer dans la pièce « Caligula » d'Albert Camus, qui lui a ouvert ainsi qu'à la troupe municipale de Tunis la voie vers l'excellence à l'intérieur et à l'extérieur du pays, dès lors qu'elle a trouvé un grand succès auprès du public et des critiques en Tunisie.
Un succès qui s'est également traduit par les prix qui lui ont été décernés en France à l'occasion de sa présentation au théâtre des Nations.
Convaincu de l'importance de la « tunisification » du texte théâtral, Ali Ben Ayed a pu convaincre un grand nombre d'écrivains et de dramaturges tunisiens dont Habib Boularès et Ezzeddine Madani de présenter « Mourad III » et « Thawret saheb el himar »au théâtre.
Il est parvenu également à convaincre le peintre Zoubeir Turki de mettre la touche made in Tunisia sur les costumes et de devenir ainsi le décorateur de ses pièces ce qui lui a permis de relever le défi de la tunisificaion du théâtre tunisien.
L'artiste Ali Ben Ayed et tant d'autres acteurs de sa génération ont réussi à fonder un théâtre tunisien professionnel et développé, à travers la présentation d'oeuvres théâtrales en langue arabe littéraire dans plusieurs pays du monde.
Un théâtre populaire et satirique a également marqué les annales du quatrième Art en Tunisie, pour ne citer que l'exemple de la célèbre pièce « Le Maréchal ».
L'histoire du théâtre tunisien témoigne de l'esprit innovateur de Ali Ben Ayed qui a accordé une place particulière à la femme dans ses différentes pièces comme « Madarasat An-Nissa » (l'Ecole des femmes) et « Majnoun Leila » (le fou de Leila).
Il a également accordé à la femme l'opportunité d'accéder au monde de l'interprétation et c'est grâce à lui que plusieurs comédiennes ont fait carrière dans le théâtre à l'instar de Mouna Noureddine et Narjess Attia.
Grâce à son immense talent, Ali Ben Ayed a été sollicité par des metteurs en scène et des producteurs étrangers à participer dans leurs films. Il était le premier comédien tunisien à marquer de sa présence des oeuvres cinématographiques étrangères d'envergure en interprétant le rôle principal dans « la mort suspecte ». Il a également joué dans le film « Angélique et le Sultan » et « l'amour perdu » aux côtés d'acteurs réputés dont Roshdi Abadha et Souad Hosni.
Le grand artiste Ali Ben Ayed s'est éteint le 9 février 1972 à Paris, à l'âge de 42 ans, au moment où il se préparait à mettre la touche finale sur sa dernière pièce concernant la cause palestinienne.
Malgré une vie plutôt courte, cette figure pionnière a laissé un répertoire théâtral riche en Tunisie qui célèbre cette année le centenaire de la naissance du théâtre tunisien


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