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Des milliers de Tunisiens réaliseront leur rêve
Programme spécifique du logement social
Publié dans La Presse de Tunisie le 09 - 06 - 2015

Le autorités s'appliquent à remplacer des gourbis ou des logements rudimentaires par des logements décents, ainsi qu'à construire 20 mille logements sociaux. Faute de terrains, les efforts se limiteront provisoirement — pour ce qui est du deuxième objectif — à la construction de 13 mille maisonnettes et appartements sociaux.
La mise en place, en 2012, d'un programme spécifique au logement social représentait la mesure salutaire, prise par le ministère de l'Equipement, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire en coordination avec les différentes parties concernées, dont le ministère des Affaires sociales, de Solidarité et des Tunisiens à l'étranger, le ministère des Domaines de l'Etat, le ministère de l'Intérieur ainsi que les conseils régionaux et municipaux, en vue d'apporter les solutions appropriées aux multiples problèmes cumulés depuis quelques années et dont souffre le secteur du logement.
Selon M. Mohamed El Khames Laâbidi, directeur général chargé du programme spécifique du logement social au sein du ministère de l'Equipement, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire, le logement social a connu une nette régression au cours des dernières années. Un recul qui est dû à la rareté de la main-d'œuvre, à la flambée des prix des matériaux de construction, mais aussi et surtout au problème foncier qui empêche l'AFH de contribuer sur le même rythme qu'avant à la garantie de logements sociaux. Ce programme vient en réponse aux besoins des Tunisiens, dont le revenu n'excède nullement trois fois le SMIG, d'avoir un toit décent. Il ambitionne, ainsi, de reprendre les choses en main, en remplaçant quelque 10 mille gourbis par des logements convenables et en construisant quelque 20 mille autres au profit des Tunisiens, grâce à la contribution des parties précitées, des conseils régionaux et municipaux ainsi que les sociétés immobilières nationales, notamment la Sprols, la Snit Mère, celle du Nord, celle du Sud et celle du Centre, et l'Arru.
A ras, les gourbis !
La première partie dudit programme est axée sur l'éradication de 10 mille gourbis et leur remplacement par des logements sociaux. Pour ce, le ministère dispose de quatre modalités d'intervention : détruire les gourbis et les remplacer, sur le même site, par des logements décents, ou choisir un autre domaine foncier pour la construction du logement substitutif aux gourbis, ajouter les facteurs élémentaires défaillants à un logement existant (comme les sanitaires, l'électricité, etc.) ou encore remettre à neuf une maison en ruine. «Suite aux actions de recensement menées par les Conseils régionaux, quelque 16 mille logements primitifs ou rudimentaires ont été répertoriés. La commission technique, et après un travail consensuel d'évaluation et d'enquête élaboré conjointement avec les parties prenantes, a fini par arrêter la liste des logements-cibles à seulement 9.000. Des visites improvisées des commissions régionales ont démontré que près de 30% des dossiers déposés se basaient sur de fausses déclarations. Le dossier a été remis, par la suite, aux commissions régionales puis à la commission nationale pour validation», explique M. Laâbidi.
Trois ans après le lancement du projet spécifique du logement social, sa première partie est à mi-chemin des objectifs tracés. L'on compte aujourd'hui quelque 3.000 logements en cours de réalisation, dont 1.000 sont quasi prêts. Rappelons qu'en 2013, quelque 336 clefs ont été remises aux bénéficiaires de logements sociaux. «Il faut préciser, ajoute le responsable, que le financement de ces logements est à moitié garanti par l'Etat. Le bénéficiaire assure les 50% restants. Il peut d'ailleurs bénéficier d'un crédit bancaire attribuable par la Banque de l'habitat et remboursable sur 25 ans avec deux ans de grâce. Le seuil maximal du coût du projet par logement est plafonné à 35 mille dinars».
6.000 logements en cours
de construction
La deuxième partie du programme spécifique au logement social consiste à construire 20 mille logements sociaux en faveur des Tunisiens dont le revenu ne dépasse pas trois fois le SMIG. Des maisonnettes d'une superficie de 50 m2 et dont le prix ne dépasse pas les 45 mille dinars ou encore des appartements de 75 m2 de superficie, disponibles à 65 mille dinars feront le bonheur de quelque 20 mille familles. «Nous avions ouvert les inscriptions de juillet à septembre 2012 et nous avons reçu pas moins de 123 mille demandes. Cependant, nous nous sommes heurtés à un problème de taille qui entrave, pour le moment, la construction de la totalité des logements envisagés : le manque flagrant de terrains constructibles, du point de vue foncier, mais aussi celui infrastructurel à l'édification desdits projets. Aussi, disposons-nous pour le moment de terrains suffisants pour y bâtir 13 mille logements sociaux», explique encore M. Laâbidi.
Les promoteurs du privé mettent la main à la pâte
S'agissant des modalités de financements, et outre la contribution de l'Etat, le ministère a choisi d'interpeller des promoteurs du secteur privé et des bailleurs de fonds pour la réalisation des projets. Le Fonds saoudien pour le logement a répondu à l'appel pour assurer la construction de 4.500 logements. De son côté, la société quatarie «Omar Al Mokhtar» s'engage pour le financement de 810 logements sociaux planifiés dans la zone de Sijoumi, ainsi que d'une cinquantaine à la zone Manjem Sakiyet Sidi Youssef. Ce dernier financement est attribué à titre gracieux. Ainsi, la contribution des fonds de financement extérieurs garantit, jusqu'à présent, la construction de près de 6.000 logements. Notons que la première tranche de dépouillement des appels d'offres se poursuit. La seconde étant prévue pour la fin 2015. «L'avancement des projets en cours de réalisation est de 25% pour les 810 projets de Sijoumi, 30% pour les projets de Teborsok, 15% pour les projets de Manjem Sakiyet Sidi Youssef et 15% pour les projets de Tajerouine au Kef. Les projets de Tebourba sont fin prêts», ajoute le directeur général du programme spécifique au logement social.
Notons que le ministère s'active pour la régularisation des problèmes fonciers qui caractérisent bien des domaines exploités par les habitants sans titres fonciers légaux. Ladite régularisation sera possible grâce à l'octroi d'un certificat de reconnaissance de dette, qui permettra au Tunisien, désireux de contracter un crédit auprès de la banque, de bénéficier de financements tout en assurant les garanties nécessaires à la banque.


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