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Les grandes phases de développement
Sciences arabes
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 06 - 2015

L'amphi de l'Isig a abrité, le 15 juin, un colloque scientifique, organisé par le Mims (Mediterranean Institute for Mathematical Sciences) en collaboration avec l'université de Kairouan et consacré à une conférence d'Ahmed Djebbar, professeur émérite à l'université de Lille, autour du thème «Les Sciences Arabes, apport et contribution à une mise en culture des sciences. «Des étudiants, des enseignants et des hommes de culture ont assisté à cette manifestation scientifique, ouverte et clôturée par les professeurs Sadok Kallel (Président du Mims) et Abdellaziz Harrabi, directeur de l'Ismai. Ils ont notamment souligné que l'objectif de cette rencontre est de vulgariser les mathématiques auprès de la jeune génération et d'informer les étudiants et les professeurs sur l'état de nos connaissances d'aujourd'hui sur les activités scientifiques en pays d'Islam.
Circulation des savoirs
Notons que le premier aspect abordé par le professeur Ahmed Djebbar dans sa conférence concerne l'information relative aux activités scientifiques en pays d'Islam de la fin du XIIIe siècle jusqu'au XVe siècle et leur rôle dans la contribution au développement du savoir universel à travers la circulation de ces savoirs : « En effet, il y a une première phase de circulation qui est incontournable pour comprendre pourquoi il y a eu un développement des sciences en pays d'Islam, c'est la circulation des savoirs venant de Grèce, d'Inde, de Mésopotamie, de Chine et de différentes civilisations..»
Le 2e aspect relevé par le conférencier concerne un fait très important et mal connu, sauf pour l'Europe, c'est la circulation des savoirs produits, en pays d'Islam vers l'Europe, la Chine, l'Inde et l'Afrique subsaharienne.
La mise en culture des sciences
Le dernier aspect abordé par Ahmed Djebbar a été relatif à l'aspect culturel en insistant sur le fait de savoir comment la connaissance des activités scientifiques permet d'enrichir, sur le plan culturel, l'enseignement des sciences exactes aujourd'hui: «C'est ce qu'on appelle la mise en culture des sciences. Pendant longtemps dans nos pays, on a considéré que les sciences exactes, ce n'était que des éléments techniques pour former des gens et résoudre des problèmes, que ce soit en médecine, en physique ou en mathématiques. Nous, nous disons qu'il y a une autre dimension très importante, c'est la dimension culturelle. C'est-à-dire que les sciences exactes donnent de la rigueur, de la méthodologie, de l'esprit d'investigation et de la précision. Ce sont, en fait, des dimensions culturelles au sens large du terme puisque cela concerne le comportement de l'individu devant des problèmes nouveaux»...
En quoi, les sciences exactes peuvent-elles enrichir le comportement des citoyens ?
Par la suite, le conférencier a démontré comment l'histoire des activités scientifiques aide le jeune à sortir de son isolement qui est strictement technique, du fait que l'enseignement dans les pays arabo-musulmans est essentiellement technique parce qu'on veut former de nouvelles générations, leur donner des diplômes, ensuite les mettre comme des troupeaux sur le marché: « Quand on enseigne les sciences exactes aux jeunes générations, tous ne seront pas des chercheurs, ni des professeurs d'université, mais tous seront des citoyens. En quoi les sciences exactes peuvent-elles enrichir le comportement des citoyens ? Eh bien l'habitude qui sera prise et qui, au delà des techniques, permet d'avoir une attitude devant les problèmes nouveaux, d'avoir son opinion sur une situation nouvelle, de savoir observer quelque chose avant de se poser des questions, avant de s'interroger et avant de chercher des solutions».
Enfin, le professeur Djebbar a expliqué comment les sciences enseignent aussi à se tromper car l'erreur est un élément fondamental sur un plan épistémologique et sur le plan citoyen et c'est important car cela donne confiance aux jeunes : « Ce n'est pas parce qu'ils se trompent une ou deux fois qu'ils ne valent rien. L'erreur est un élément important pour avancer et pour contribuer à la construction de la société»...
Il va sans dire que cette conférence a été suivie par des débats riches et féconds et a permis d'échanger les idées et les expériences concernant une citoyenneté dynamique et éclairée.


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