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Sfax – Evocations ramadanesques : La prière d'Attarawih
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 05 - 2019

Il était de coutume que les Sfaxiens, comme le relate le Pr Mohamed Habib Sellami, adultes et enfants, se réunissaient à la maison pour lire le Coran pendant le mois de Ramadan
Dans cette deuxième partie de son récit, le Pr Mohamed Habib Sellami évoque la prière d'Attarawih et décrit la récitation du Coran dans les mosquées ou à domicile au cours du mois de Ramadan.
Attarawih, prière surérogatoire succédant à celle du Icha, réinstaurée avec l'avènement du Califat d'Omar Ibn El Khattab, se compose de huit, dix ou vingt unités de prière (rakâas). A l'exception de la Grande Mosquée où les imams l'accomplissaient en vingt, en général à Sfax, il était de coutume de l'observer en dix rakâas. Parmi les imams adeptes de la prière prolongée figure le Cheikh Ahmed Ghorbel. Atteint de surdité, le cheikh, que Dieu ait son âme, récitait le Coran en entier et en connaissait profondément les arcanes et les subtilités sémantiques. Il était de coutume que les fidèles entament les supplications au cours de la dernière rakâa de la prière d'Attarawih, dont je ne connais pas l'origine, sachant qu'il n'est pas cité par les transmetteurs comme étant effectuées à l'époque du Prophète, ce qui fait qu'elles ne sont pas exécutées par l'imam de la Zitouna. A l'ère Bourguiba, les louanges furent intégrées dans la prière d'Attarawih, à l'issue de quatre unités de prières. Les prieurs y tenaient absolument comme s'il s'agissait d'une pratique impérieuse. C'est, en fait, une hérésie.
Récitation du Coran dans les mosquées
Les mosquées de Sfax et de ses environs étaient ouvertes au mois saint pour la lecture et la récitation du Coran. Il arrivait qu'une seule mosquée abrite cinq cercles. Personnellement, j'ai appartenu à l'un d'entre eux à la mosquée Sidi Ali Karray, en 1946. Les régisseurs de la mosquée tenaient à désigner, dans chaque cercle,quelqu'un qui connaissait le Coran par cœur pour redresser les erreurs, le cas échéant…Un homme, dénommé Abi Ahmed El Askri, faisait partie du nôtre. Cet ancien combattant de l'armée française, qui connaissait le Coran par cœur, vivait dans une cave, rue Sidi Ali Nouri, qui lui servait à la fois de gîte et de bibliothèque ou salle de lecture où il conservait moult ouvrages : romans comme «Les Mille et Une Nuits» et autres gestes d'Antar et de Seif Ibnou Dhy Yazan, qu'il louait aux amateurs de lecture. Sa récitation du Saint Coran n'était nullement désintéressée puisqu'elle se faisait à la demande de gens qui louaient ses services moyennant rétribution pour la paix des âmes de leurs défunts proches. En effet, il était de coutume pour les Sfaxiens d'avoir recours aux services payants de récitateurs pour que leurs morts aient la miséricorde divine. Un récitateur pouvait louer ses services à plusieurs familles en contrepartie d'une rémunération qui pouvait atteindre mille francs, sachant que de nos jours, elle pourrait avoisiner les trois cents mille de nos millimes. Je me souviens aujourd'hui que ma grand-mère maternelle me demandait pareil service et insistait pour que j'accepte ma rétribution, ce que je finissais quand même par faire, en dépit de la désapprobation de ma mère.
Récitation du Coran à domicile
Il était de coutume que les Sfaxiens, comme le relate le Pr Mohamed Habib Sellami, adultes et enfants, se réunissaient à la maison pour lire le Coran pendant le mois de Ramadan. Certains Sfaxiens accueillaient les proches et les voisins dans l'une des pièces du «borj» appelée «chambre de la veillée» pour y accomplir ensemble la prière d'Attarawih. Le maître des lieux louait les services d'un homme qui devait,à la fois, connaître le Coran par cœur, maîtriser les règles de sa récitation et avoir une voix agréable. Il me souvient que parmi l'une de ces maisons, figurait celle de feu Youssef Trabelsi, sise route de Lafrane. Ce dernier engageait à titre lucratif, feu Kacem Chiha, grâce à qui pas mal d'assistants assidus à ces séances de récitation ont appris à lire le Coran, : «Mon grand-père m'a raconté avoir loué, durant des années successives, les services du cheikh et imam feu Amor Jerbi, un jeune célibataire, à l'époque, qui passait le mois saint dans la «chambre des veillées» de mon grand-père, à prier, à réciter le Coran et à recopier le Livre Saint dont une copie admirablement calligraphiée est encore conservée par le fils de ma sœur que Dieu lui accorde Sa Miséricorde…Je me garderais bien d'omettre de faire le même vœu au leader Hédi Chaker qui fréquentait, au mois de Ramadan, la maison des Trabelsi, dont il était le voisin.


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