Même en période de congé, la députée Fatma Mseddi continue de faire parler d'elle. Dimanche 3 août 2025, elle a annoncé sur ses réseaux sociaux son intention de proposer un amendement à la législation encadrant les établissements nocturnes, notamment les boîtes de nuit. Si sa publication a pu, au premier abord, être perçue comme une boutade, l'élue a pris soin de développer sa position dans un commentaire explicatif. Elle y dénonce la pratique dite de la « vente conditionnée » : l'obligation pour les clients – en particulier les jeunes et les touristes – de consommer à des tarifs imposés pour pouvoir entrer. Une méthode qu'elle assimile à une forme de « chantage déguisé », contraire aux règles du commerce équitable et préjudiciable à l'image de la Tunisie. « La vente conditionnée dans les lieux de vie nocturne est devenue une forme d'exploitation déguisée du client. Il faut mettre fin à ces pratiques qui violent la loi et portent atteinte à la réputation de la Tunisie en tant que destination accueillante et bien régulée », a-t-elle déclaré.
Fatma Mseddi s'est déjà distinguée par ses prises de position controversées, notamment sur la crise migratoire et la situation des Subsahariens en Tunisie. Elle s'est également attaquée à des personnalités publiques et à des médias. Parmi les propositions de loi qu'elle a défendues figure celle visant à criminaliser la sorcellerie en Tunisie.