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Le monde arabe vu par ses femmes
«Les histoires racontent» au CinéMadart
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 06 - 2015

Des réalisatrices en herbe s'entraident pour faire des films et se livrer à la caméra.
Au bout d'un atelier de réalisation de courts-métrages documentaires, une douzaine de femmes du monde arabe ont composé leurs histoires en image. Le résultat a été montré au CinéMadart vendredi dernier. Sept des films de l'atelier «Les histoires racontent», dont deux réalisés par des Tunisiennes, ont été au programme. Ce projet dirigé par le collectif jordanien Ma3mal 612, qui organise chaque année le Festival des droits de l'Homme «Karama», et financé par le Centre danois des études sur les femmes et le genre, s'est déroulé en deux étapes. Pendant la première, six réalisatrices du monde arabe, dont la Tunisienne Soumaya Bouallagui, ont reçu une formation en Jordanie. Une fois revenues dans leurs pays, chacune a aidé deux femmes de son choix à donner vie à son premier film.
L'esprit du projet se résume en trois phrases : «Nous avons tous une vie. Nous avons tous une histoire. Nous avons tous un téléphone». Les réalisatrices en herbe se sont livrées corps et âme à la caméra. Toutes novices, elles ont filmé avec des téléphones portables leurs quotidiens, leurs familles ou une histoire personnelle. Des fragments de vie racontés dans des documentaires, que les formatrices ont aidé à concrétiser. «Nous les avons accompagnées dans toutes les étapes. A leur demande, on pouvait les filmer ou prendre le son», a décrit Soumaya Bouallagui pendant le débat. Du théâtre, la formatrice est passée au cinéma, dont elle veut transmettre la passion. Et c'est une passion plus grande qui est passée dans les sept films, celle de la vie. Fatma Hassan du Sultanat d'Oman, Kadar Fayadh de Syrie, Abir Harb de Palestine, Alya Masry d'Egypte, Rim Nihawi du Liban, et Rim Mouelhi et Zohra Bellamine de Tunisie, se sont filmées sous l'angle de la sincérité et de l'ouverture à l'autre, ont pris des risques, osé le partage, malgré la fragilité de leurs premiers pas en cinéma.
Filmer sa tribu, sa vie de réfugiée, son rêve de devenir footballeuse dans une société conservatrice, les tentatives de réconciliation avec soi et avec ses parents, le lien avec la terre ou son coup de gueule amoureux, c'est ce que ces femmes ont raconté aux spectateurs par l'image. Derrière le premier plan de leurs vies personnelles, s'érigent en toile de fond les portraits de leurs villes et de leurs pays, peints à travers leurs regards de femmes. Il y a la guerre et les conflits qui déchirent la région qui sont suggérés, mais il y a surtout la richesse et la diversité des cultures dans le monde arabe, vues par les femmes. Des images qui changent des clichés auxquels l'actualité le réduit.
Grâce à l'art, la vie vaincra
Le vendredi 26 juin, cette actualité était malheureusement dramatique, après les événements de Sousse. Au CinéMadart, les moments de désarroi ont rapidement cédé la place à la détermination. «Dans ces circonstances, on doit garder à l'esprit l'importance de l'art et de la culture», a expliqué Mounira Yacoub, membre de la Fédération tunisienne des cinéclubs, en annonçant le programme de la soirée. Elle a, ensuite, passé la parole à Soumaya Bouallagui, la représentante du projet «Les histoires racontent» en Tunisie et la formatrice des deux films tunisiens. Celle-ci a présenté les documentaires avant de céder la scène à l'artiste Yasser Jradi qui a interprété des titres de circonstance.
Sur sa guitare tatouée du célèbre vers du poète tunisien Abulkacem Chebbi «Lorsqu'un jour le peuple veut vivre», il a chanté Rassi shih, Naditkom et Nesmaa fih yghanni, et a créé la surprise en invitant Marouane Meddeb à lire des extraits de ses poèmes, entre autres, pendant qu'ils reprenaient Mother de Pink Floyd. Un moment qui a réchauffé le cœur des présents en cette difficile journée. Après la projection, le public a pu débattre avec les réalisatrices tunisiennes qui ont raconté plus en détail le déroulement de cette expérience. Les deux femmes ont admis avoir eu peur de devoir filmer, mais elles ont persévéré. «Je les ai choisies parce qu'elles avaient une histoire à raconter et parce que je les savais capables d'aller jusqu'au bout», nous explique Soumaya Bouallagui. Elle nous annonce également que le projet va tenter de s'agrandir et d'intégrer d'autres pays. Les films projetés vendredi soir feront, jusqu'à la rentrée, une tournée dans les régions de la Tunisie.


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