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Sit-in levé, sit-in repris à El-Kamour A qui profite la crise ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 10 - 2020

Depuis 2017, l'on assiste, d'un côté, à un flux et à un reflux des mouvements de protestation, allant jusqu'à perturber l'activité pétrolière et la mettre en veilleuse des mois durant. De l'autre, le gouvernement en place n'a pas su gérer un tel dossier, vu les revendications sociales des sit-inneurs jugées comme un fardeau de trop.
Tantôt ça s'apaise, tantôt ça s'embrase à Tataouine, où la crise d'El-Kamour s'assimile, alors, à un véritable feuilleton mexicain qui s'allonge sans fin. Sit-in levé, sit-in repris de plus belle, la colère des jeunes manifestants couve sous la cendre, étant sur le point d'éclater à tout moment. Depuis 2017, l'on assistait, d'un côté, à un flux et à un reflux des mouvements de protestation, allant jusqu'à perturber l'activité pétrolière et la mettre en veilleuse des mois durant. De l'autre, le gouvernement en place n'a pas su gérer un tel dossier, vu les revendications sociales des sit-inneurs jugées comme un fardeau de trop. Pourtant, il y avait eu des promesses de solution. La présidence de la République a qualifié ce dossier de priorité nationale, voire une condition sine qua non pour rétablir la sécurité dans la région.
Négociations interrompues
Et l'Etat, représenté dans ses pouvoirs publics et régionaux, avait, à maintes reprises, lancé vainement des négociations avec la coordination d'El-Kamour, avec médiation de l'Ugtt. L'accord bilatéral conclu en juin 2017 n'a pas été, jusque-là, suivi d'effet. Cet accord stipule l'allocation de 80 millions de dinars pour un fonds de développement et d'investissement dédié au gouvernorat de Tataouine et l'intégration officielle de 1.500 chômeurs au sein des sociétés pétrolières et celle de l'environnement. Ces clauses sont, depuis, restées lettre morte. Entre-temps, de nouvelles négociations refont surface. Mais, ça bloque souvent, sans arriver à un terrain d'entente. A qui profite la crise ? En réaction à ces atermoiements et tergiversations à n'en plus finir, les manifestants d'El-Kamour sont revenus à la charge. Ils ont eu recours, ces derniers mois, à la fermeture de la vanne de pétrole, attendant que les deux parties parviennent à une solution consensuelle. Cette crise serait-elle désamorcée ?
Tout compte fait, la situation actuelle n'augure rien de bon. Pas plus tard que vendredi dernier, les négociations tenues au siège du gouvernorat de Tataouine furent interrompues. Les divergences sur le mode de gestion du budget de 80 millions de dinars qui devrait être alloué au profit de la région étaient à l'origine de ce blocage. Alors que la coordination d'El-Kamour réclame son droit de gérer les allocations à sa manière optant pour des projets d'investissement dans la région, les représentants du gouvernement Mechichi ont, quant à eux, proposé de transférer le budget en question via les banques. Tout en se basant sur les procédures d'octroi de crédits en vigueur. Une proposition qui n'a pas été du goût de ladite coordination. « Nous n'y renoncerons jamais, le retour à la normale d'activité pétrolière est conditionné par la satisfaction de nos revendications qui traînent depuis maintenant quatre ans », martèle, au terme de la réunion, son porte-parole Tarek Haddad. Pour lui, ça passe ou ça casse.
La balle dans le camp de Mechichi !
Et pour cause. Il a été alors décidé de soumettre la question à la présidence du gouvernement, selon la déclaration du porte-parole de la coordination d'El-Kamour. D'ailleurs, la page officielle de la coordination a fait savoir que «la vanne» de pétrole restera fermée jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée. La balle est, désormais, dans le camp de Mechichi ! «On nous a ridiculisés et insultés sur les réseaux sociaux, banalisé nos demandes, allant jusqu'à fomenter une campagne de dénigrement à notre encontre», indique-t-il. Et de poursuivre, sur un ton ferme, «à tous ces lobbies, nous disons que nous sommes là et le serons encore pour défendre les droits des 150 mille habitants de la région».
De leur côté, les sociétés de pétrole basées dans le sud tunisien se sont trouvées, hélas, dans une impasse. Bloquée, depuis plus de deux mois, la situation ne peut pas continuer ainsi, se plaignent-elles, dont certaines ont, pas mal de fois, menacé de mettre la clé sous le paillasson.


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