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Menace sur le versement des salaires dans les prochains mois et déficit budgétaire : Faut-il craindre le pire ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 02 - 2022

On sait tous que la situation économique va de mal en pis en Tunisie et que tous les voyants sont au rouge, mais y a-t-il vraiment péril en la demeure, notamment en ce qui concerne le versement des salaires des fonctionnaires ?
Dernièrement, plusieurs corps de métiers ont dénoncé un retard dans le versement des salaires des fonctionnaires et des employés, une situation qui a fait que la tension sociale, déjà palpable, monte d'un cran. Un terrain favorable à la désinformation et à la récupération politique. Si pour les autorités, le retard observé s'explique par le traitement des salaires qui a coïncidé, le mois dernier, avec un week-end, pour les économistes la situation est beaucoup plus inquiétante que cela.
Ce sont surtout les ministères de l'Education et de l'Enseignement supérieur qui ont observé un retard dans le versement des salaires de leurs employés, au point que les syndicats des deux départements ont sévèrement fustigé les autorités, pointant des «agissements de provocation».
En effet, le retard accusé dans le versement des salaires de plusieurs employés, conjugué aux difficultés financières et budgétaires que connaît l'Etat, a enfoncé le pays dans une situation de crise qui n'a pas, heureusement, trop duré, les salaires ont été finalement versés avec quelques jours de retard. Que dire alors si l'Etat ne parvient pas à payer ses employés ? Quelles seront les conséquences sociales d'une telle situation ? Heureusement, on n'est pas encore arrivés à cette situation. A en croire les affirmations de la ministre des Finances, la Tunisie est toujours capable de payer ses engagements financiers, dont notamment les salaires de ses employés.
Commentant les informations qui circulent depuis quelques semaines relatives aux menaces sur le versement des salaires des fonctionnaires pour les mois à venir, la ministre des Finances, Siham Boughdiri-Namsia, a plutôt tenu un discours rassurant. Tout en démentant les propos des experts assurant que les prochains mois seront difficiles sur le plan économique et financier, la responsable a rassuré les citoyens quant au versement de leurs salaires.
«Nous travaillons jour et nuit pour la stabilité financière de la Tunisie», a-t-elle déclaré, insistant sur la capacité de la Tunisie à surmonter cette crise. S'agit-il simplement d'un discours rassurant pour éviter tout effet de panique en Tunisie ? On ne sait pas pour le moment, alors que les spécialistes en économie et finance sont, le moins qu'on puisse dire, pessimistes.
Cette situation a fait que les rumeurs et les contextes de désinformation foisonnent. Certains sont allés jusqu'à prétendre que l'Etat aurait puisé dans les épargnes postales des citoyens pour financer son budget, une rumeur rapidement démentie par la Poste tunisienne. En effet, cette institution financière précise que les transferts d'argent effectués périodiquement vers le Trésor public sont constitués de recettes collectées par les bureaux de recettes de finances, lesquelles sont transférées via le réseau postal à travers les comptes courants postaux ouverts au nom des comptables publics.
Et d'ajouter, dans un communiqué, que cette démarche est appliquée depuis des décennies en Tunisie. La Poste a expliqué en effet que ces transferts n'ont rien à voir avec les épargnes des clients qui restent à leur disposition et bénéficient de la garantie de l'Etat.
L'indispensable accord avec le FMI
En tout cas, si le gouvernement compte sortir de cette crise et combler son déficit budgétaire pour l'année en cours, il est appelé à accélérer ses négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), alors que pour le moment nous sommes toujours au point mort. Consciente de la délicatesse de la situation, la Cheffe du gouvernement, Najla Bouden, a enchaîné, mardi, les réunions de haut niveau pour revenir sur la situation économique et sur les négociations avec le FMI. Les réformes structurelles destinées à sauver l'économie nationale ont été au centre de trois réunions ministérielles virtuelles tenues mardi, sous la présidence de la Cheffe de gouvernement, Najla Bouden, dans le cadre du suivi des programmes de coopération avec les partenaires techniques et financiers, selon un communiqué publié par la présidence du gouvernement.
La première réunion a permis d'évoquer le niveau d'avancement de la préparation du programme des réformes prioritaires en vue de conclure un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), avec la participation des ministères concernés et de la Banque centrale de Tunisie (BCT). La deuxième séance a été axée sur les procédures relatives aux programmes d'appui financier et technique présentés par l'Union européenne, l'Agence française de développement et la Banque allemande de développement (KFW).
La troisième séance a été réservée à l'exposition des grandes lignes du projet de relance de l'économie nationale sur le court terme, et les recommandations avancées par le ministère des Finances et de la Planification, en coordination avec les différents départements et structures concernés.
Vers des négociations inclémentes ?
Au fait, le FMI exige toujours une meilleure maîtrise de la situation de la masse salariale, du système de compensation et des entreprises publiques. Or, ces trois exigences constituent le point faible de tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête de l'Etat depuis 2011. Et pour cause, des réformes douloureuses s'imposent pour remédier à la situation et éviter l'exploitation des nouveaux prêts et financement dans la gestion des dépenses courantes comme notamment le paiement des salaires. Le gouvernement Bouden réussira-t-il là où tout le monde a échoué ? La mouvance du 25 juillet, qui jouit d'une centralisation du pouvoir loin de la lenteur des législations, sera-t-elle capable de mener les réformes nécessaires même si elles s'annoncent douloureuses et faire face à la grogne sociale ? Les prochains jours apporteront certainement des réponses à ces questions, mais, pour le moment, le gouvernement doit se pencher sur ses négociations avec le FMI qui, contrairement aux anciennes sessions de négociations, se montre, aujourd'hui, inclément et inflexible.
Comme l'explique l'économiste Radhi Meddeb, le pays «n'aura d'autres choix que d'accepter les réformes exigées par le FMI pour débloquer les fonds dont il a besoin». «La marge dont nous disposions pour refuser certaines des conditions du FMI n'existe plus !», s'est-il inquiété.


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