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«Retour sur Jean Rouch» du 11 au 14 juillet au Cinéma Le Rio : Propos sur le cinéma africaniste
Publié dans La Presse de Tunisie le 06 - 07 - 2023

«Retour sur Jean Rouch» est le titre de l'atelier d'analyse filmique qu'organise l'association Sentiers du 11 au 14 juillet, au cinéma Le Rio, qui sera animé par le critique de cinéma Tahar Chikhaoui.
Animateurs de cinéclub, étudiants en cinéma, jeunes journalistes et autres cinéphiles revisiteront les œuvres du cinéaste français à la lumière d'un débat d'idées échangé entre l'un des inspirateurs de la Nouvelle Vague et Sembène Ousmane autour de la représentation de l'Afrique.
Réalisateur et ethnologue français, Jean Rouch est né le 31 mai 1917 à Paris et mort le 18 février 2004 à Tahoua au Niger.
Il effectue son premier voyage en Afrique en 1941, alors qu'il est encore ingénieur des Ponts et chaussées. Passionné d'ethnologie, il voit rapidement dans le cinéma un moyen de faire connaître au public européen les traditions et la culture africaines. Refusant tout «exotisme», il s'attache à montrer ces rituels à l'état brut, tout en ajoutant un commentaire très personnel, comme dans l'un de ses films les plus célèbres, Les Maîtres fous (primé à Venise en 1957), dans lequel est perceptible le profond respect du réalisateur qui emploie, à propos de son travail, le terme de «ciné-transe». Parallèlement à ses nombreux travaux en Afrique, Jean Rouch se fait connaître en France avec Moi, un Noir, Prix Louis-Delluc 1958, un troublant mélange de documentaire et de fiction dans lequel le cinéaste suit à Abidjan les tribulations tragi-comiques d'émigrés nigériens qui se font appeler Edward G. Robinson ou Eddie Constantine. En 1960, il tourne dans Paris avec le sociologue Edgar Morin Chronique d'un été, primé au Festival de Cannes.
L'influence considérable de Rouch dépasse le cadre du documentaire. Les cinéastes de la Nouvelle Vague, notamment Jean-Luc Godard, ont ainsi été très marqués par les films—tournés caméra à l'épaule—d'un artiste qui a été dans les années cinquante le fer de lance de ce qu'on appelle alors «cinéma direct» ou «cinéma vérité». Fondateur en 1952 du Comité du film ethnographique, cet homme cultivé et enthousiaste a été directeur de recherche au Cnrs et présidait la Cinémathèque de 1987 à 1991. En 2004, cet amoureux de l'Afrique, réalisateur de plus de cent films, trouve la mort dans un accident de voiture au Niger, à l'âge de 86 ans.
«Jean Rouch : Je voudrais que tu me dises pourquoi tu n'aimes pas mes films purement ethnographiques, ceux dans lesquels on montre, par exemple, la vie traditionnelle ?
Sembene Ousmane : Parce qu'on y montre, on y campe une réalité mais sans en voir l'évolution. Ce que je leur reproche, comme je le reproche aux africanistes, c'est de nous regarder comme des insectes...». L'atelier prendra pour départ et matière ces quelques lignes échangées lors d'une discussion en 1965 entre l'un de ceux qui en France ont ouvert la voie à la modernité cinématographique et le «père du cinéma africain», dont on célèbre cette année le centième anniversaire de sa naissance, comme l'explique Tahar Chikhaoui
Mais au-delà, il y sera question, à ses dires, de revenir sur ce « malentendu » historique, entre une cinématographie naissante, africaine en l'occurrence, et le renouveau que représente la Nouvelle Vague. «Malentendu qui n'en finit pas de se reproduire de façon parfois patente, et plus souvent latente, alimentant selon des modes différents les discours sur les films africains ou tournés en Afrique», ajoute-t-il.
L'atelier revisitera l'œuvre de Rouch à travers quatre films : «Chronique d'un été» le manifeste du cinéma-vérité coréalisé avec Edgar Morin, «Moi, un noir » apprécié par Sembène, «Les maîtres fous», l'un des plus controversés, et «Les veuves de 15 ans», film tourné à Paris sur un phénomène français.
Au programme également la projection de «Zinder», le film de la cinéaste nigérienne Aïcha Macky qui, comme le note Chikhaoui, dit s'inscrire dans la lignée de Rouch.


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