Dans le cadre de sa démarche d'exploration de nouvelles opportunités d'exportation sur les marchés scandinaves, le Cepex a organisé, en collaboration avec l'ambassade de Tunisie à Oslo et la Chambre de commerce d'Oslo, une mission-découverte multisectorielle en Norvège, les 25 et 26 octobre. Les nouveaux marchés qui disposent de potentialités commerciales énormes doivent être judicieusement exploités par les professionnels tunisiens afin d'en tirer le meilleur profit et améliorer leur chiffre d'affaires à l'exportation. Il ne suffit pas, en effet, de se positionner dans les marchés traditionnels — essentiellement européens — mais de prospecter des marchés prometteurs comme ceux des pays scandinaves, qui peuvent ouvrir de nouveaux horizons aussi bien pour les producteurs des divers produits de consommation que pour les exportateurs. Oslo constitue, par exemple, un marché à peine effleuré par nos exportateurs, mais qui peut constituer un grand importateur de produits tunisiens. C'est dans ce cadre, d'ailleurs, qu'une mission de prospection du marché norvégien a été organisée les 25 et 26 octobre. La Norvège fait partie des pays scandinaves dont l'économie est développée. Conduite par Mme Aziza Htira, présidente-directrice générale du Centre de promotion des exportations (Cepex), et M. Ammar Ben Lamine, ambassadeur de Tunisie à Oslo, le programme de cette mission a comporté une journée d'information et de partenariat à la Chambre de commerce d'Oslo, des rencontres BtoB, des visites de prospection aux centrales d'achat et aux surfaces de distribution. Une croissance soutenue Le programme de ladite mission s'est caractérisé également par des séances de dégustation de produits du terroir d'origine tunisienne qui ont ravi les visiteurs, constitués essentiellement de professionnels norvégiens. De nouvelles perspectives sont ainsi ouvertes devant les hommes d'affaires tunisiens pour vendre plus sur ce marché aux multiples atouts. Rien ne vaut le contact direct pour avoir une idée approfondie sur les tendances du marché et les exigences des représentants des centrales d'achat et des grands circuits de distribution. La collaboration institutionnelle a été aussi à l'ordre du jour des travaux de ces rencontres. Mme Htira et M. Ben Lamine se sont entretenus avec M. Ole Johan Sandvaer, directeur de «Innovation Norway», organisme similaire au Cepex, pour explorer les possibilités de collaboration entre les deux parties. L'objectif étant d'établir un partenariat solide et durable pour en faire profiter les professionnels des deux pays appelés à améliorer les échanges commerciaux. Des efforts sont donc déployés par le Cepex en vue d'explorer le marché norvégien qui est resté jusqu'ici peu exploité par les exportateurs tunisiens. Pourtant, ce pays est considéré, à juste titre d'ailleurs, comme l'un des pays les plus riches du monde avec un PIB avoisinant les 400 milliards de dollars américains et un produit intérieur brut (PIB) élevé par habitant. Cela lui a valu une deuxième place au classement mondial relatif aux économies les plus performantes. Il est regrettable de constater que ce marché qui est capable d'importer d'importantes quantités de produits de consommation de la Tunisie demeure négligé. L'économie norvégienne repose essentiellement sur l'exploitation des ressources naturelles et énergétiques (pétrole, gaz, énergie hydraulique, forêts et minéraux) qui représentent près d'un quart du Produit national brut (PNB). En tout cas, cette mission constitue un début de contact fructueux entre les hommes d'affaires des deux pays, qui peut aboutir à des accords d'échanges et des commandes pour l'acquisition de divers produits. Mieux encore, les professionnels tunisiens peuvent bénéficier d'un avantage comparatif car la Norvège n'impose pas beaucoup de restrictions à l'importation, exception faite de certains produits agricoles. Ce pays, comme la Tunisie, a opté pour l'ouverture de son économie. Les jalons d'une coopération plus dynamique entre les deux pays sont jetés à la faveur de cette mission dont l'impact serait positif à moyen et long terme. Les produits tunisiens ont de fortes chances d'être écoulés sur ce marché compte tenu de leur qualité conforme aux standards internationaux.