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Un anniversaire au goût amer
KERKENNAH — 10 ans de présence de Petrofac en Tunisie
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 12 - 2016

La société pétrolière de prospection et d'exploitation énergétique (Petrofac) vient de fêter, le 10 décembre ses dix années d'existence en Tunisie. Un moment de fête qui aurait dû être teinté d'une grande magie, celle de la joie et celle durant laquelle on dévoile ses plans d'expansion, les nouveaux investissements, révéler le nombre de nouveaux emplois à créer. Au grand dam des responsables de la société, c'est du bout des lèvres qu'on se congratulait. Et pour cause, les camions de la société remplis de condensat ont été empêchés de quitter l'île même en ce jour où la société fêtait ses 10 ans d'activités en Tunisie.
C'est que, le blocage de la production par les sit-inneurs de tout acabit est devenu récurrent depuis 2011. En effet, pour faire pression sur les autorités, le blocage de la production de Petrofac est devenu, depuis la révolution, le meilleur moyen pour tous types de protestataires à Kerkennah.
Ainsi, de 2011 à 2015, le nombre de jours d'arrêts des activités s'élève à 86. Mais la pire des années où l'on a frôlé la fermeture de Petrofac est l'année 2016 où le nombre de jours d'arrêts a atteint à présent 233. Malgré ce constat amer, Petrofac n'a jamais renoncé à ses engagements en Tunisie. La société essaye de continuer d'exercer en Tunisie, d'honorer ses engagements économiques et sociaux et de songer à y investir plus, à condition que ses activités soit protégées par l'Etat tunisien qui demeure son partenaire majeur.
Un partenariat gagnant-gagnant
Installée à l'Archipel Kerkennah, la société tuniso-britannique (l'Etat tunisien y est actionnaire à travers l'Entreprise Tunisienne d'Activités Pétrolières) opère dans la prospection et l'exploitation du gaz.
Après un investissement initial de 120 millions de dinars et un investissement supplémentaire de forage de 40 millions de dinars, Petrofac a réussi à produire à travers ses puits «Chargui 1», «Chargui 2», «Chargui 3, «Chargui 5» et «Chargui 6», quelque 12,5% des besoins du pays en gaz, soit environ 1 million de m3 de gaz par jour.
Il est à préciser que tous ces puits sont des «onshore» situés sur terre à Kerkennah et qu'aucun incident environnemental n'a été enregistré depuis le début de l'activité de Petrofac sur l'Archipel. L'unique client de Petrofac, qui emploie 167 employés en Tunisie, est la Steg qui rachète ses produits 22 % moins cher que le prix du marché.
Outre ses investissements économiques à Kerkennah, Petrofac a construit durant sa période d'activité dans notre pays la plus grande usine de traitement de gaz dans l'histoire de la Tunisie, à savoir «Hasdrubal», pour le compte de British Gas et de l'Etat tunisien.
Dès l'entame de ses activités en Tunisie, Petrofac a choisi d'adopter une politique sociale entrant dans le cadre d'un processus de développement durable sur l'île de Kerkennah. Cette politique avait pour objectif d'améliorer la qualité de vie des habitants de l'archipel et de combattre le chômage.
Que ce soit dans le domaine de l'économie, de la santé, de l'éducation, de l'environnement, du sport ou de la culture, Petrofac n'a pas lésiné sur les moyens pour soutenir de nombreux projets au bénéfice des habitants de Kerkennah.
La société a même conclu, en 2011, un pacte social avec les différentes composantes de la société civile de la région et notamment de l'Ugtt.
Elle s'est engagée depuis à consacrer :
Un montant de 600 mille dinars par an pour les jeunes diplômés qui chercheraient à lancer un projet viable.
-Un montant de 800 mille dinars comme participation au développement communautaire de l'île en plus de l'acquisition de matériel médical pour l'hôpital régional de Kerkennah pour une valeur supérieure à 1,6 million de dinars.
En 2012, la société, en collaboration avec l'Etap, a commencé par doter l'hôpital de Kerkennah d'un scanner d'une valeur de 650 mille dinars, avant d'enchaîner avec un arceau chirurgical, des équipements de laboratoire pour analyses, d'un appareil d'échographie-Doppler, de deux respirateurs d'anesthésie, d'une unité de radiographie osseuse et d'une table d'opération.
Ces actions sociales importantes ont permis d'améliorer la qualité des soins à Kerkennah et d'éviter à des centaines de patients de l'île de se déplacer à Sfax pour y subir les soins nécessaires ou effectuer les analyses.
Cependant, cet engagement social dans le domaine de la santé ne s'est d'ailleurs pas limité à l'hôpital de Kerkennah puisque, dans un élan de solidarité, les employés de Petrofac ont doté, en mars 2016, l'hôpital régional de Ben Guerdane d'une ambulance.
Mis à part le Fonds de 600 mille dinars qu'elle met annuellement à la disposition de tous les jeunes diplômés qui chercheraient à lancer un projet viable, il faut noter que, depuis cinq ans, la société finance à raison d'un million de dinars par an un fonds relevant du gouvernorat de Sfax destiné à payer les employés de la société de l'environnement dans le cadre d'un projet visant à aider les jeunes chômeurs de la région en recherche de travail.
Dans le cadre de sa politique sociale, Petrofac s'est aussi engagée à financer les associations sportives, les festivals culturels et les actions de solidarité (un bus offert à l'association des handicapés à Kerkennah et la distribution de 47 ordinateurs à des établissements scolaires et publics de la région) et autres aménagements dans les établissements scolaires où Petrofac investit à tour de bras.
En août 2015, la société a soutenu le plan d'aménagement des écoles primaires lancé par le ministère de l'Education, en consacrant une enveloppe de 165 mille dinars pour améliorer l'infrastructure de base de neuf écoles primaires situées à Kerkennah. Une louable initiative qui a permis à ces établissements d'offrir à près de 600 élèves des conditions d'éducation décentes.
Néanmoins, malgré cet engagement social et malgré ses intentions d'investir encore plus dans la prospection afin d'augmenter sa production et celle du pays en gaz, Petrofac n'a pas cessé de souffrir le martyre depuis la révolution.
Les blocages de ses activités par les protestataires de l'île sont devenus son pain quotidien. Ces blocages répétés toujours pour des raisons externes à la société ont causé d'énormes pertes aussi bien à Petrofac qu'à l'Etat tunisien à qui revient 55% des recettes.
Les pertes quotidiennes occasionnées par les arrêts répétés des activités de la société se chiffrent à quelque 400 mille dinars par jour. Et l'on ne compte plus le nombre de jours d'arrêts de travail si bien que la société a, à un moment, songé à mettre la clé sous le paillasson.


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