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Une logorrhée de maux
« Dès que je t'ai vu » de Salah Felah au 4e art :
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 02 - 2017

Les férus du 4e art ont répondu présent en masse à l'avant-première de « Dès que je t'ai vu », la création théâtrale de Salah Felah. Distribution variée, majoritairement composée de jeunes acteurs, thématique principale attrayante et d'actualité, affiche alléchante, tous les moyens étaient bons pour découvrir ce qui était d'emblée annoncé comme étant le nouveau « coup de cœur » du Théâtre national tunisien. Et pourtant ...
Le spectacle s'ouvre sur un échange verbal des plus crus entre trois protagonistes de la pièce et partage avec le spectateur des échanges à l'occasion d'une enquête traitant des relations sentimentales et sexuelles en milieu universitaire sous la direction d'un professeur de sociologie, marié à une journaliste qui a abandonné son travail et dont le couple est en crise.
Ses étudiants entreprennent, sous sa direction, une enquête sur l'amour pour lever tous les voiles et tabous.
Différents points de vue s'entremêlent, nourrissant les discussions autour des thématiques du rapport au corps, la séparation, la possession, l'affection, le désir et la révolution sexuelle comme projet politique.
« Dès que je t'ai vu » est une immersion brutale dans l'intimité d'un couple qui bat visiblement de l'aile. La dramaturgie suit son cours et épouse aussitôt la thématique de la création qui tourne autour de l'intimité des individus vivant au sein d'une Tunisie, oscillant entre régression, tabous divers et variés et une soif débordante de liberté. Le texte dénonce les frustrations, d'ordre moral, mais surtout physique, qui rongent la jeunesse tunisienne.
Les amours interdites y sont décortiquées et la sexualité ambiguë y est esquissée à travers un texte qui manque de pertinence, et qui peut à la longue paraître lourd. La scène regorge de personnages en mouvement évoquant une existence utopique, des sentiments refoulés, un manque d'amour dans une société patriarcale, où rien ne doit être exposé, sous couvert de tabous et de non-dits.
Mais quand l'inexprimable et les dialogues au second degré riment avec longueur, le spectateur se lasse, n'arrive plus à suivre. L'allusion aux dérives d'ordre juridique se fait sentir. La Constitution post-révolutionnaire actuelle d'une Tunisie «démocratique» depuis 2014 évoque les libertés individuelles et l'intégrité physique des citoyens.
Le metteur en scène et dramaturge n'a pas manqué d'évoquer la loi 52, l'article 230 ou encore la loi 227 bis qui continuent de briser des vies. Bel essai... mais le public se perd entre les actes et les scènes, tente de s'accrocher tant bien que mal à un semblant de cohérence. Les réactions des spectateurs étaient majoritairement mitigées, mais ces derniers sont restés néanmoins sur leur faim.
Un thème accrocheur et plus que jamais d'actualité pour une création à reconstruire. On n'en était qu'à l'avant-première, et cette création théâtrale qui est présentée comme un «hymne à l'amour» doit perdurer et toucher un large public, toujours grâce à ses acteurs qui sont Besma El Euchi, Béchir Ghariani, Rahma Felah, Aymen Selliti, Rami Zaatour, Talel Ayoub, Nidhal Shili, Besma Baâzaoui et Hiba Trabelsi.


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