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Mille façons de mettre la pression
Les joueurs impayés expriment leur impatience
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 04 - 2017

Les mouvements de protestation contre les retards de plus en plus importants de versement des salaires des joueurs se durcissent. Un nouveau palier d'escalade a été observé dernièrement au CA
USBG, CSHL, JSK, ASG, SG, CA, ESM... la liste est interminable, et d'ici la fin de saison, peu de clubs vont y échapper. S'il y a un syndicat des footballeurs professionnels au vrai sens du terme, c'est-à-dire défendant leurs intérêts, professionnels et sociaux, il aurait sans doute décrété une grève touchant tous les clubs depuis belle lurette. Genre un dimanche sans football. Le thème de la solidarité au sein d'une même corporation aurait été traduit dans les faits, et fédération et dirigeants de clubs ne se seraient pas comportés avec autant de désinvolture face au sujet préoccupant des impayés des joueurs qui s'accumulent.
De ce pas-là, il y a garantie que la commission fédérale des litiges aura fort à faire à partir de la fin de saison lorsque joueurs et entraîneurs ne trouveront pas à qui s'adresser, sauf à la justice sportive, pour obtenir leurs salaires et primes. Une commission compétente qui risque d'être submergée par les plaintes en tous genres.
La purge après la «désertion»
Pour faire passer le message, pour rappeler les clubs à leurs devoirs et leur mettre le couteau sous la gorge, les joueurs usent de mille et un stratagèmes. Boycotter une séance d'entraînement, ou plusieurs de suite s'il le faut, reste le moyen le plus sûr d'interpeller les consciences et de donner la médiatisation indispensable à leurs doléances.
Mais il y a également un autre moyen d'exprimer son ras-le-bol : par exemple, quitter la veille d'un match le lieu du stage, précipitamment, de nuit et sans avertir qui que ce soit. L'Union Sportive de Ben Guerdane s'y est essayée le week-end dernier lorsque les hommes de Chokri Khatoui ont déserté l'hôtel, à Tunis, la veille de la rencontre perdue dimanche dernier contre le Club Africain (0-6).
Cela vaut aujourd'hui une véritable purge dans les rangs du club du Sud-Est. En effet, pas moins de huit joueurs ont été condamnés à aller s'entraîner parmi l'équipe Elites : Charfi, Zahou, Boufalga, Hnizi, Hadda, Samti, Khefifi et Amine Abbès. Yassine Boufalga est privé du brassard de capitanat en faveur de Coulibaly. Les joueurs doivent présenter des excuses à leurs supporters, alors qu'une amende de cinq mille dinars est infligée à ceux qui sont convaincus d'avoir commis un impair en désertant le quartier général, lieu du rassemblement de veille de la rencontre.
A Gabès, on anticipe
A Gabès, on est allé encore plus loin. Dans un même élan, les deux représentants du football de la ville du henné parmi l'élite montent au créneau pour prendre les devants et décréter le gel de leurs activités sportives. Aussi bien le Stade Gabésien que l'Avenir Sportif de Gabès ont eu recours à cette issue extrême assortie de la démission des deux présidents, Sabeur Jemaï et Ghassen Marzoughi. Là, ce sont les deux bureaux directeurs qui ont anticipé face à l'impossibilité de s'acquitter de leurs devoirs financiers à l'endroit de leurs joueurs et entraîneurs liés par des contrats en bonne et due forme. Ils n'ont pas attendu que leurs joueurs multiplient les «mouvements sociaux», ou les débrayages, comme on dit dans le jargon syndical. Ou plutôt si : cela a été déjà fait sans qu'il porte ses fruits.
Assurément, le cas extrême à verser au chapitre de cette fronde des joueurs, au fond tout à fait légitime, est survenu en début de semaine au Club Africain. Les hommes de Chiheb Ellili ont pris de court leurs dirigeants en ne se présentant pas à l'heure de l'embarquement pour Port-Louis où les attend dimanche un match de coupe de la confédération. Ils n'auront ainsi pris l'avion que le lendemain, non sans avoir obtenu des garanties quant au versement de leurs primes et salaires. On parle de retards de l'ordre de cinq mois, et surtout d'un président qui n'a pas trop apprécié la manière, puisqu'on lui forçait clairement la main.
Quoi qu'il en soit, en l'absence de sources fixes de financement, et face au tarissement des deniers mis à la disposition des clubs «pros», il est clair que la contestation ne va pas s'arrêter là, et que ces mouvements à la limite pathétiques et quasi désespérés ressemblent à des S.OS. poignants dans le ciel d'un foot qui marche sur la tête et incapable de s'en tenir à la politique de ses moyens.


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