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Le Petit Prince adapté en série télé
Télévision : Pour «parler aux enfants du XXIe siècle»
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 10 - 2010

Disney l'avait tenté, les héritiers d'Antoine de Saint-Exupéry y sont enfin parvenus, mais dans la douleur : près de 65 ans après sa parution en France, Le Petit Prince a été adapté à la télévision pour une série animée qui prolonge les aventures du héros blond en une odyssée dans l'espace.
«Ecrivez-moi vite qu'il est revenu»: les auteurs de la série se sont appuyés sur la dernière phrase du livre pour adapter le court chef-d'œuvre, publié à New York en 1943 et à Paris trois ans plus tard.
L'épopée de 26 épisodes, diffusée à partir de Noël dans plus de 80 pays, raconte les aventures du Petit Prince en voyage à travers les planètes pour sauver l'univers du serpent.
«Adapter le Petit Prince a été très difficile, car c'est à la fois un petit livre et une boîte de Pandore, d'une grande simplicité et d'une grande profondeur», témoigne Alexandre de la Patellière, coauteur.
Pas question de photocopier l'œuvre, mais plutôt faire «s'échapper» le personnage du livre, prolonger ses aventures avec un univers graphique qui parle davantage à la jeunesse d'aujourd'hui.
Et, pour se placer à hauteur d'enfant, au lieu de prendre le point de vue du narrateur adulte, la série fait du Petit Prince le conteur.
Les héritiers de Saint-Exupéry ont souhaité, avec cette libre adaptation, «apporter le message du Petit Prince aux enfants du XXIe siècle en passant par les nouveaux médias, avec un langage différent», explique le producteur, Aton Soumache. «Franchir le pas a été douloureux», confie-t-il.
«C'était un souhait difficile, car l'œuvre est intangible», renchérit François d'Agay, président de la Succession Saint-Exupéry, qui regroupe les héritiers du pilote écrivain.
Walt Disney, raconte le neveu de l'auteur, avait fait une tentative mais le résultat était «plat, sans relief».
«Il fallait une solution: sortir le Petit Prince de son livre en gardant l'esprit», ajoute François d'Agay.
Et seule la longueur d'une série pouvait délivrer l'un des messages du livre, qui est d'inviter à prendre notre temps pour aller à la rencontre de l'autre et l'apprivoiser.
On retrouvera l'esprit du texte et du dessin à l'aquarelle, pas la lettre. Le héros a été modélisé en trois dimensions, ses yeux ont été ouverts et colorisés en bleu, son costume constellé d'étoiles.
Le renard est devenu le compagnon drôle et râleur cher aux dessins animés contemporains, le serpent est secondé par des «idées noires», un visage féminin a été mis au cœur de la rose, affublée de la voix de Marie Gillain, le générique est chanté par Yannick Noah...
Le personnage est romantique et moderne. Sa proximité avec la nature a été développée, pour en faire un «ambassadeur du développement durable». En 1946, rappelle le producteur, les baobabs du livre étaient censés représenter le totalitarisme...
Surtout, les téléspectateurs découvriront un splendide univers de 24 planètes imaginé par les studios Method Animation, sur lequel pas moins de 450 personnes ont planché pendant trois ans.
«C'est un Petit Prince fidèle transformé en héros pour les 6-10 ans», résume Thomas Dartige, responsable éditorial chez Gallimard Jeunesse.
Certains pourront reprocher aux concepteurs d'avoir dénaturé l'œuvre originelle en «japonisant» le petit garçon. «Je n'ai pas peur que l'œuvre se perde car elle est inoxydable. Elle nous dépasse. Ça ne va pas forcément plaire aux adultes mais l'important c'est que ça parle aux enfants», répond Olivier d'Agay, directeur de la Succession.


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