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Mohamed Kouki (nouvel entraineur du ST) : «Je n'ai pas de baguette magique »
L'invité Du Lundi
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 07 - 2017

«Redonner au club sa crédibilité et son honneur». «La campagne de recrutements, à 80% satisfaisante». «Je veux aller plus loin encore qu'un maintien tranquille». «Dans le foot moderne, le mental et l'envie font la différence»
L'Amicale des entraîneurs tunisiens de football vient de l'élire meilleur entraîneur de la saison 2016-2017. Il a reçu sa récompense vendredi dernier en marge du séminaire technique organisé à Sousse avec la participation de 57 techniciens.
C'est de Mohamed Kouki qu'il s'agit. L'ancien coach de l'Etoile Sportive de Métlaoui, passé cet été au Stade Tunisien tire de cette distinction une fierté légitime.
Dans l'entretien qu'il nous a accordé, il insiste sur le défi exaltant qui l'attend au Bardo à partir de ce lundi, date du début de la préparation d'avant-saison. «Mon ambition est de mettre sur pied un groupe solidaire et «clean», à l'instar de ce que j'ai fait à Métlaoui», avoue-t-il.
Mohamed Kouki, commençons par le Prix de meilleur entraîneur de la saison écoulée reçu vendredi dernier à Sousse. Que représente-t-il pour vous ?
Beaucoup de choses. Cette distinction va me pousser à aller de l'avant, à rester toujours ambitieux, à apprendre encore plus. D'habitude, ce sont les journalistes qui élisent le meilleur technicien. Cette fois, le référendum a été organisé par les entraîneurs eux-mêmes à travers l'Amicale conduite par Wahid Mnif. De plus, le prix va généralement à l'entraîneur qui a remporté le championnat ou la coupe. Rien de cela dans mon cas. Je crois que cela donne davantage de relief à ce prix qui récompense deux années et demie de travail à Métlaoui. Nous avons terminé une fois quatrièmes, une autre fois cinquièmes. Pas mal, non ? En 2011-2012, j'ai également reçu le prix du meilleur entraîneur du championnat soudanais. J'ai qualifié un club moyen, Ahly Shendi en coupe de la Confédération africaine. Mais là, je remporte le prix dans mon pays, et cela a davantage d'importance.
Deux saisons et demie dans un même club, à savoir l'Etoile de Métlaoui. Est-ce vraiment le maximum que doit rester un entraîneur dans un club tunisien ?
Personnellement, compte tenu des circonstances traversées les deux derniers mois, je n'avais plus ni l'envie ni le plaisir de rester. Je ne pouvais plus donner grand-chose à l'ESM. Cela a été néanmoins une aventure fantastique, la meilleure que j'aie jamais connue en Tunisie. Je sors par la grande porte, l'objectif a été atteint. Une fin de cycle qui ne referme toutefois pas la porte définitivement. Qui sait: peut-être reviendrais-je un jour dans la cité minière que je quitte avec plein de bons souvenirs. La saison dernière, nous avons rejoint presque le même objectif (la 5e place au lieu de la 4e) avec des moyens inférieurs. La pelouse est devenue «injouable» et dangereuse pour la santé des joueurs. Les arriérés de salaires et primes s'accumulent, et cela influe inévitablement sur la motivation des joueurs. Le déficit a atteint un pic de 600 mille dinars. Certes, il y a eu une rentrée d'argent de l'ordre de 250 mille dinars. Mais ce montant ne peut pas tout résoudre. C'est un peu l'impossible combat que doivent mener les petits clubs.
A titre personnel, je n'ai pas encore touché trois salaires, et les primes de match et celles de la qualification au play-off. Je sais que je ne dois pas m'inquiéter. Je suis dans ma famille.
Qu'attendez-vous réellement de votre nouvelle expérience au Bardo ?
Le ST m'avait contacté alors que j'étais encore à Métlaoui. J'ai dû terminer mon contrat avant de négocier par respect pour mes employeurs. Après le match du CA et mon séjour à Paris, j'ai rencontré les dirigeants stadistes chez lesquels j'ai senti une grande envie de réussir le come-back parmi l'élite. La preuve, le ST a été le premier à engager son entraîneur pour la prochaine saison. Ce lundi, il sera aussi le premier à engager la préparation de la reprise du championnat. Je débarque chez un grand nom du football tunisien dont la relégation reste un simple accident de parcours.
Avec quel état d'esprit le Stade va-t-il négocier son retour en L1 ?
Avec celui d'un club blessé qui a connu des hauts et des bas ces dernières années. Le ST, ce n'est pas n'importe quoi. C'est un club mythique, c'est l'histoire de l'équipe-reine de la phase juste après l'Indépendance. Il faut lui redonner sa crédibilité, son honneur. Par quel moyen ? Par cet esprit de conquête capable de déplacer des montagnes.
Quelle est, à votre avis, la priorité de l'étape ?
Pour réussir la saison, il nous faut réaliser un bon départ. Aligner deux ou trois bonnes performances capables d'installer la confiance. Comme tous les clubs, le ST accuse un certain retard de paiement des deniers des joueurs. J'espère que la situation sera définitivement assainie le plus tôt possible afin de voir tous les joueurs se concentrer sur le jeu. Cela est de nature à faciliter la communication avec les joueurs. Bien entendu, après l'épuration des retards de versement, le volet recrutements revêt un grand intérêt. Mon ambition est de bâtir un groupe cohérent, solidaire et «clean». A l'instar de ce que j'ai fait à Métlaoui. A 80%, je suis satisfait des recrutements effectués jusque-là. La campagne a été menée par le président du club, Raouf Guiga et moi-même.
Quels compartiments faut-il encore bonifier ?
Le milieu et l'attaque. Il nous manque un bon attaquant, et deux joueurs de couloir. Le Ghanéen Opoko nous a fait faux bond. Mais je suis certain que notre effectif ne manquera pas d'atouts. L'épine dorsale est là. Parmi les nombreux joueurs qui ont signé figure un seul défenseur, le Zarzissien Mohamed Ali Jouini. Car nos besoins se situent ailleurs. Il y a aussi des joueurs s'insrivant dans un plan A, et d'autres dans un plan B. Par exemple, le Kasserinois Mansouri, de par son âge peut nous servir à moyen et à long terme. Nous n'exigerons pas de lui d'être performant tout de suite avec l'équipe première.
Quels rapports établissez-vous avec votre président, Jalel Ben Aïssa ?
Il s'agit d'un dirigeant très cultivé. Il allie l'efficacité à la discrétion. Ce genre de responsables se fait de plus en plus rare. Le président Jalel Ben Aïssa consacre tout son temps au pari qu'il s'est posé. Il s'est engagé à fond dans son projet. On s'appelle quatre à cinq fois par jour. Il suit de près jusqu'aux moindres détails, surtout au chapitre des recrues étrangères. Les conditions de travail sont excellentes avec un complexe du Bardo qui ne manque de rien.
Ne craignez-vous pas de devoir vous confronter au public stadiste notoirement connu pour être tout sauf un enfant de chœur ?
Et croyez-vous que le public des clubs où j'avais déjà exercé soit du genre naïf, ce que vous appelez un enfant de chœur ? Aussi bien à Gabès avec la Zliza, à Gafsa, à Kasserine, à Métlaoui qu'au Soudan où j'ai coaché Ahly Shendi,ce n'est jamais facile. Le public n'est pas plus magnanime et moins exigeant qu'ailleurs. Je me rappelle qu'à mon arrivée à Métlaoui, après quatre premiers matches où nous n'avions pris qu'un seul point, les supporters ont commencé par me jeter des pierres. Aujourd'hui, on n'est pas loin de m'ériger une statue (sourire...). Partout, le public sportif est chaud bouillant. La pression est tributaire des résultats obtenus. Je suis flatté par l'accueil des gens qui sont contents de me voir venir au Bardo. Ils sont convaincus par ce choix. Mais il faut nous donner du temps car je n'ai pas de baguette magique.
Quel objectif vous a-ton assigné au juste ?
Un maintien tranquille, loin des frayeurs de fin de parcours. Toutefois, personnellement, je veux aller plus loin encore. Il nous faut d'abord partir du bon pied. J'espère que le calendrier nous réservera des débuts contre des clubs de notre calibre, que ce soit à domicile ou à l'extérieur afin de pouvoir faire bouger d'emblée le compteur.
Allez-vous reconduire la stratégie de jeu qui vous a valu tant de satisfactions à Métlaoui ?
Naturellement, les fondamentaux sont les mêmes; on ne peut pas y échapper : jeu en bloc, générosité dans l'effort, esprit de groupe, priorité au collectif... Mais chaque match a sa vérité. On ne reprend pas la même stratégie de jeu dans deux matches différents. J'insiste sur les points forts de mon team tout en exploitant les faiblesses de l'adversaire. On ne peut pas faire fi des caractéristiques de son adversaire. Les exigences du football moderne mettent l'accent sur le mental et l'envie qui font généralement la différence tellement les niveaux technique et physique sont de plus en plus proches.
Enfin, dans votre plan de carrière, n' y a-t-il pas encore de place pour un club jouant pour les titres ?
Si, c'est une ambition légitime. Toutefois, je ne suis pas pressé. Déjà, avec le Stade Tunisien, je ne suis pas très loin de ce standing qui amène à jouer pour le titre. Je rejoins donc un autre palier. Mon travail à Métlaoui a permis à ce club de rejoindre une autre dimension. Comme tout entraîneur, loin de tout narcissisme ou de satisfaction béate, je suis en droit de réclamer ma part du succès. Car, chapitre sacrifices, j'en consens beaucoup quand il s'agit de m'impliquer dans un grand projet. Et celui qui m'attend au Bardo ne déroge pas à la règle. J'espère m'y investir à cent pour cent.


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