dénonce le directeur technique du CSHL qui estime que le moment est venu pour sévir durement, surtout que ce phénomène ne cesse de se répandre en Tunisie. «Depuis des années, la corruption fait la «Une» de toutes les gazettes sportives, mais le football n'est malheureusement pas le seul milieu gangrené par la corruption. Les pots-de-vin, versements occultes et autres petits arrangements à l'amiable accompagnent depuis toujours les différentes disciplines sportives. Mais ce que je vois aujourd'hui, c'est que ce phénomène ne cesse de s'accroître en Tunisie. L'affaire SG-ASG est venue au mauvais moment pour salir notre football, alors que nous allons fêter prochainement notre qualification à la Coupe du monde de 2018 en Russie. Mais, ce que je peux souligner c'est que lorsque j'étais joueur, ce genre de manipulation n'existait pas. Maintenant, tout est permis, tout le monde en parle, et personne ne trouve des solutions pour dénoncer ce phénomène mondial. A mon avis, il faut sévir lourdement. La FTF, la tutelle et l'Etat doivent punir les responsables. Regardez : la Juventus et Paolo Rossi ont été sanctionnés. Le club italien et son attaquant ont été punis afin de servir d'exemple. En Tunisie, on doit faire de même. Les scandales se sont multipliés au cours de ces dernières années. La question réside dans le fait de savoir si tous les clubs ont été touchés par ce phénomène. Conscients de l'enjeu majeur que représente la manipulation des rencontres sportives et la nécessité de préserver l'intégrité du sport, la FTF, la tutelle et le ministère de l'Intérieur doivent se mobiliser face à l'urgence de la situation. Néanmoins, malgré un constat et une situation alarmante, la FTF et de la tutelle n'ont pas pris des mesures en vue de soutenir les organisations sportives pour combattre la corruption, qui pollue véritablement aujourd'hui le football tunisien. Il y a eu une étude dans «Match-fixing en sport» qui rappelle et montre que le contexte juridique est avant tout favorable au développement du phénomène : l'approche systématique et coordonnée des programmes de prévention développés par les autorités sportives est inexistante, de même que l'absence d'homogénéité dans les dispositions pénales tunisiennes. En conclusion, je persiste à croire qu'il faut sanctionner tous les responsables de la corruption qui ne cesse de porter préjudice à notre sport et surtout à notre football».