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Un zoo dans mon jardin
Art topiaire
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 10 - 2010

Que diriez-vous d'un éléphant de troène, d'un cerf de fusain ou encore d'un cheval en eugenia dans votre jardin ? Impossible ! Oh que oui. L'art de la topiaire est très répandu dans les pays européens. La création des topiaires a suscité l'intérêt d'un monsieur dont la carrière dans le domaine des plantes et des fleurs remonte à quelques années. M. Abdel Aziz Zayer occupe un point de vente de plantes diverses. Chérubins et adultes s'y attardent, en effet, pour admirer ces grandes topiaires en fil de fer qui, exposées sur un fond de plantes, confèrent à l'espace une sympathique touche zoologique. Puisant dans son principal hobby qu'est le dessin, M. Zayer a eu l'idée de se pencher sur une autre forme de loisirs, à savoir la création des topiaires destinées aux espaces verts, des jardins particuliers et autres. Par définition, l'art topiaire vient du latin ars topiaria qui veut dire l'art du paysage. Il consiste à tailler les arbres et arbustes dans un but décoratif. Les Romains ont créé ces fantaisies végétales dans l'optique d'imiter la sculpture d'une manière proche de la nature.
Le détail du mouvement
Cet art demeure très limité dans notre paysage. Même les plus férus de jardinage et de décoration d'extérieur se contentent le plus souvent de modèles simples. M. Zayer, quant à lui, trouve que les jardins et les espaces verts peuvent s'imprégner de modèles conférant au paysage une certaine dynamique visuelle. «Tout a commencé il y a à peine trois mois, par la création d'un petit modèle de dauphin. Je repère le modèle, le dessine et en troisième étape je passe à la fabrication proprement dite. La création de figurines animalières spécial topiaire est fort répandue en Europe. Sauf que la plupart ne prennent pas la peine d'étudier et de reproduire les caractéristiques des mouvements afin que la création en question soit expressive. C'est pourquoi, je me suis engagée dans l'étude des mouvements et des détails physiques de chaque animal reproduit. Je me suis, à cet effet, rendu au zoo pour repérer ces détails afin qu'ils ne soient pas occultés lors de la fabrication des modèles et que ces derniers soient authentiques dans les trois dimensions», explique notre interlocuteur.
Les figurines sont faites à partir de deux types de fil de fer. Le fil épais permet de fabriquer la carcasse avec ses moindres détails. Le fil fin couvre toute la «statue» et permet ainsi à la végétation d'épouser le corps de la statue. Choisir le modèle de prédilection n'est pas chose facile : la collection compte déjà un cerf, un cheval, un lapin, un cygne, un éléphant, une danseuse de ballet, un chasseur et sa proie, etc. «Cela peut également se limiter à la tête et au buste de l'animal pour un usage mural», ajoute M. Zayer. Il y a lieu de noter que les créations peuvent avoir des formats divers, au gré du client, comme elles peuvent être aux formats réels. «Pour effectuer une représentation d'un cheval, par exemple, en forme réel, cela nécessite un travail d'une semaine», renchérit notre artiste topiaire. Par ailleurs, et ce qui est important à souligner, c'est que ces créations doivent absolument être ornées de plantes locales, qui s'adaptent parfaitement à notre climat. «Certains ont importé des topiaires ornées de buis. Or, cette plante a besoin d'un climat humide. Elle ne résiste pas dans un climat aussi chaud que le nôtre. Aussi, ai-je opté, pour mes créations, pour des plantes locales à petites fleurs comme le troène, le fusain, l'eugenia, le chèvrefeuille, le bougainvillier mauve ou encore le lantana avec ses fleurs blanches, jaunes, rouges ou mauves», indique notre interlocuteur.
Partant donc d'un hobby, M. Zayer a réintroduit un art vieux comme le monde dans un domaine, désormais, en vogue.


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