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Une semaine à double tranchant pour Youssef Chahed
Document de Carthage bis
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 05 - 2018

Youssef Chahed est à la croisée des chemins. Partira, partira pas ? Pour les observateurs avertis, tout dépendra en dernière instance de l'attitude du président Béji Caïd Essebsi. Quoi qu'on en dise, c'est lui qui mène le jeu. Fait du prince ou jeu de perles de verre ? Dans tous les cas de figure, il en impose autant à Nida Tounès qu'à Ennahdha. Et il demeure, à leurs propres yeux, le seul interlocuteur valable des centrales syndicales ouvrière et patronale. Et puis, c'est connu, les patriarches adorent l'ambiguïté
Youssef Chahed serait-il devenu encombrant ou importun pour les principaux partis de sa majorité gouvernementale ? Tout porte à le croire. Les parties signataires du fameux Document de Carthage, ayant présidé à la formation du gouvernement dit d'union nationale présidé par Youssef Chahed, s'étripent à découvert. Cela dure depuis un bail. Certains d'entre eux, les plus virulents au verbiage, demandent tout bonnement le changement de tout le staff gouvernemental, armes et bagages. D'autres le pensent ou le ruminent à voix basse. Au point qu'on en est arrivé à concevoir un nouveau Document de Carthage bis. Sa signature interviendrait demain.
Mais au fait, où se situe exactement le nœud du problème ? Ou plutôt qui en endosse la responsabilité majeure ? C'est facile pour chaque partie de camper les saintes nitouches et de jeter l'anathème sur les autres. Mais, à bien y voir, la responsabilité est partagée. Partis de la majorité — Nida Tounès et Ennahdha en prime — et syndicats endossent les responsabilités de l'échec, à charges inégales il est vrai. Même si, au bout du compte, qui a les avantages supporte les charges. D'où la responsabilité majeure du chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Et pour cause. C'est lui le véritable boss en vertu de la Constitution et du plein jeu des institutions, du moins énonciativement. La présidence de la République est surreprésentée ? Les partis majeurs sont trop frileux à l'endroit du chef du gouvernement ? Peut-être bien. Mais, à l'heure des pertes et profits, c'est le chef du gouvernement qui engrange. Et puis le gouvernement n'avait qu'à mettre en branle les réformes économiques et sociales qui auraient généré d'autres dynamiques de groupe. Et, forcément, d'autres occupations et préoccupations que les palabres fratricides.
Demain, probablement, aura lieu le paraphe solennel du Document de Carthage bis. Le premier avait été, lui aussi, signé en grande pompe. Ce qui ne l'a pas empêché de sombrer. En toile de fond, le changement du gouvernement et peut-être même du chef du gouvernement à la barre. Des noms de personnalités anciennes et nouvelles circulent déjà. Cela agrémente ces amères premières soirées ramadanesques. Parce que le pays va mal. Et que le malaise, le ras-le-bol sont les sentiments les plus partagés.
Certains pensent cependant qu'il ne sert à rien de changer le chef du gouvernement. A les en croire, Youssef Chahed devrait continuer jusqu'aux prochaines élections législatives et présidentielle prévues à l'automne 2019. Elections en vertu desquelles apparaîtra un nouvel establishment en charge des affaires.
Et puis, il y a les expériences de l'été 2016 et de l'été 2017. Les remaniements gouvernementaux annoncés alors avaient plongé le pays dans l'inaction et l'expectative sur fond de besogneuses tractations des mois durant. L'économie, les investissements, les exportations, l'administration, les services en furent suspendus, sinon frappés de sclérose. Les ministres incertains sur leur devenir ou sur le départ s'étaient contentés d'écouter pousser leurs cheveux. L'économie avait sombré. Les institutions en ont pâti. Le pays en a souffert. Sous certains égards et rapports, la remanite est un luxe de prospères. Autrement, cela accuse les crises et blocages.
Youssef Chahed est à la croisée des chemins. Partira, partira pas ? Il affronte une semaine à double tranchant en quelque sorte. Une espèce d'aventure ambiguë. Pour les observateurs avertis, tout dépendra en dernière instance de l'attitude du président Béji Caïd Essebsi. Quoi qu'on en dise, c'est lui qui mène le jeu. Fait du prince ou jeu de perles de verre ? Dans tous les cas de figure, il en impose autant à Nida Tounès qu'à Ennahdha. Et il demeure, à leurs propres yeux, le seul interlocuteur valable des centrales syndicales ouvrière et patronale. Et puis, c'est connu, les patriarches adorent l'ambiguïté.


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