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«Je suis un militant pour la bonne musique»
Entretien du lundi avec Mounir troudi
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 08 - 2018

Quel est l'esprit de «Revolutionary Birds», votre dernier album ?
Nous étions trois artistes venus de continents différents et de pays différents : la Tunisie , la Bretagne en France et le Liban, et on voulait jouer sur des instruments interdits et chanter des paroles interdites. C'est l'idée de départ de cet album où j'ai assuré le côté vocal , Wassim Hallel la percussion avec son esprit ouvert sur plusieurs «mood» de percussion et Erwan Keravec la cornemuse, cet instrument interdit dans les contrées écossaises. Il y a aussi les paroles interdites que j'ai chantées. Les paroles sont celles de Hallej interdites par les salafistes. Vous vous dites certainement quel est le rapport entre l'écosse et la cornemuse et l'Irak et El Hallej ? ce sont pour moi des symboles d'oiseaux révolutionnaires, et c'est autour de cet acte d'interdiction que mon album «Revolutionary birds» est né avec ces paroles brimées et ces airs opprimés.
Où en êtes-vous avec les recherches musicales?
Avec Peter Corser on a sorti un album qui porte le nom de «SighFire» et avec Philippe Garcia on a enregistré neuf morceaux dans un autre «mood» electro tout à fait différent des autres. Avec Peter on est dans le soufisme mais on a mis la barre très haut et sur le souffle continu du saxophone je chante les paroles de Hallej. Dans ces morceaux, il va y avoir la présence des paroles du grand poète tunisien Ahmed Hafnaoui Taallah. Un grand poète dont j'ai chanté les paroles en 2008 « Brise le bâton et soulève-toi !» et c'était un appel aux révolutions arabes et pas seulement tunisiennes. C'étaient des paroles prémonitoires .
Pourquoi toujours le choix de Peter Corser et Erwan Keravek ?
Le saxophoniste anglais Peter Corser est un artiste très généreux et sa particularité, c'est qu'il tient le souffle sur le saxophone sans s'interrompre et c'est une grande valeur ajoutée dans un spectacle. Il y a aussi Erwan Keravec avec la cornemuse parce que c'est un artiste talentueux et qui donne de l'âme à l'instrument. Il y a aussi Philippe Pipon Garcia, le fondateur de Cosmik connection et c'est un batteur historique et un vieil ami .
Vous êtes un artiste qui n'est pas tombé dans le phénomène du buzz ... Comment faites-vous ?
En fait, je ne fais pas dans «les petits soins» pour entretenir l'image de Mounir Troudi et faire dans le vedettariat. Je suis musicien à la base et j'essaie avant tout de valoriser la musique et pas seulement le chant. Je pense vraiment que ce qui a ralenti l'évolution de la chanson dans le monde arabe, c'est justement la suprématie de l'image du chanteur sur celui du musicien. En tant que musicien, j'essaie de renverser un peu la vapeur et de valoriser plus la musique que le chanteur. Le chanteur est bien sûr présent mais il est au service de la bonne musique et pas le contraire. Malheureusement, c'est ce qu'on voit de nos jours sans citer de noms. Tout cela a dégradé la qualité de la musique. Dans ce sens, je suis un vrai militant pour la bonne musique. Je ne suis pas dans le vedettariat et l'argent. Je n'ai pas envie de construire un château. Ceux qui se sont enrichis avec ce système sont musicalement très pauvres; je ne pense pas qu'un jour l'histoire retiendra grand-chose de ce qu'ils font.
En parlant de militantisme, vous vous êtes engagé avec un parti politique... L'artiste doit-il être engagé politiquement ?
L'artiste doit être politiquement engagé mais d'une manière intelligente. Il ne faut pas se mêler à n'importe qui en quelque sorte... Personnellement, je suis un sympathisant du parti «Ettayar» qui défend une cause dont je suis convaincu et qui est clair et intègre. Par rapport à tout ce qu'on voit dans les autres partis c'est qui me ressemble le plus.
Croyez-vous que la musique peut donner des jours meilleurs pour notre pays ?
Je crois vraiment que la musique peut changer les choses. La musique, c'est l'arrangement du silence dans l'espace pour rendre le monde meilleur.


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