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«Bons baisers de Russie», reflets de l'âme slave
Présence des arts - Au Centre culturel russe
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 11 - 2010

• Au-delà du symbolisme dont ils sont tous deux, à un degré différent, un échantillon des plus représentatifs, ils ont retenu de celui-ci l'usage de la couleur pure et la liberté extrême de la touche, au profit d'une savante construction et d'une vibrante synthèse de l'espace.
Le vernissage de l'exposition intitulé «From Russia With love» (Bons baisers de Russie), s'est déroulé vendredi dernier au Centre culturel russe, en présence d'une grande foule attirée par l'engouement très vif pour cette peinture dont l'ascendant n'est pas près de finir.
Stanislav Malyarchuk et Viatcheslav Derevyanko, tous deux membres émérites de l'Union des plasticiens de Moscou, sont présents à ce vernissage avec, chacun, quinze tableaux, marquant une étape essentielle dans le mouvement symboliste.
Les états d'âme de Malyarchuk
Stanislav Malyarchuk est un artiste qui réagit contre l'idéal esthétique de «l'art pour l'art» en cherchant à suggérer par les nuances les plus subtiles des impressions et des états d'âme. C'est aussi un grand paysagiste au style par moments sévère qui a su créer un langage entièrement nouveau, fondé sur une maîtrise de toutes les techniques : combinées les unes aux autres, elles permettent d'obtenir des effets de clair-obscur d'une rare puissance de suggestion.
Dans ses paysages de Zvinigorod («Anneaux d'or» en russe), dans la banlieue de Moscou, située sur la Setunka, un affluent de la Moskova, la rivière qui a donné son nom à la capitale russe, les miroitements de l'eau transfigurent le paysage, pourtant d'une grande banalité, pour se concentrer sur l'effet lumineux d'ensemble et sur une palpitation chromatique obtenue par le mélange de couleurs claires posées en touches irrégulières.
Les arbres, des bouleaux des pays froids, couchés par les vents, tout couverts de neige et ployant sous son poids, captent l'atmosphère magique d'un paysage désert, presque sans vie et, par conséquent, irréel La nuit, la lune, la neige, le froid, la forêt et les cours d'eau sont source du mystère de la vie. En fondant, la neige se transforme en liquide.
L'eau sourd de la montagne. Toutes deux sont symboles d'éternité.
Le luminisme, la fluidité, la grâce sensuelle de son œuvre et ses compositions picturales trouvent un grand écho dans l'art contemporain russe.
Grand maître dans l'art de la représentation des paysages, Stanislav Malyarchuk nous offre à voir une œuvre étonnante de diversité.
Des portraits hors du temps
Viatcheslav Derevyanko, artiste plus mature, serait-ce à cause de son âge ?, a réalisé un si beau travail sur les paysages et, principalement, sur les portraits d'un réalisme sobre et pénétrant. Des chefs-d'œuvre, du jovial à l'espiègle (le portrait de sa fille vieux de quatre décennies), de l'altier au port noble et orgueilleux, au commun des mortels dépourvu de distinction et d'élégance. Certains de ses portraits ou modèles brillent par l'énigme silencieux et hiératique, le miroitement froid des yeux et la discrétion extrêmement raffinée du coloris. Des portraits, comme qui dirait, placés hors du temps.
Viatcheslav Derevyanko est également un paysagiste fabuleux, dans la mesure où il nous introduit dans cette discipline, celle du paysage en tant que genre. Son tableau «Parc de Coscovo», à Selegner, du côté de Saint-Pétersbourg, la capitale des tsars, ainsi que ses forêts de sapins et de bouleaux, baignées de bans de brume, gênant la visibilité d'une opacité trouble, participent à la sensualité de l'œuvre autant que par le sujet emprunté à la vie russe.
A l'issue du vernissage, Sergey Kuritsyn, visiblement ému par le succès de l'exposition, a assuré le public de la pérennité de l'action consistant à inviter des peintres à Tunis.
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* L'exposition «From Russia with love» se poursuivra au centre culturel russe jusqu'au 30 novembre.


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