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« Dégage », et après ?
Ici-bas
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 02 - 2011


Par Abdelhamid GMATI
Le terme «dégage» était surtout utilisé sur les sites de rencontres et sur d'autres sites dits «sociaux» par des jeunes filles qu'on voulait draguer et par d'autres internautes qui voulaient couper court à la discussion ? N'oublions pas cela. Cela a été repris et utilisé par les jeunes et les moins jeunes, dans la rue, pour signifier à un dirigeant dictateur et ses acolytes qu'il n'y avait plus de dialogue possible. Ils signifiaient un ras-le-bol, un rejet, des revendications précises, incompatibles avec un régime dictatorial, liberticide et mafieux. Ils revendiquaient leurs droits à la dignité du travail, à leurs libertés, au refus de leur marginalisation et de leur exclusion. Et ils ont dit «dégage». Et leurs ennemis ont été dégagés. Et maintenant, que faut-il faire ? Cet après, à quoi ressemble-t-il ? Que constate-t-on ?
– Des ministres du gouvernement provisoire font des déclarations et entreprennent des actions qui relèvent de la démagogie et du populisme. A-t-on jamais vu un ministre discuter avec des élèves, des scolaires (des gosses de 10 à 16 ans) de la qualité de leur enseignement et de leurs enseignants, voire des directeurs de leurs établissements ? Qu'y comprennent-ils ? Il a eu les réponses qu'il mérite : amputer les programmes, un taux de réussite de 100% au Bac du fait de le révolution, etc. Un autre ministre, tout aussi populiste, recevant les ouvriers mais refusant les directeurs de son établissement et les renvoyant d'un simple mot comme s'ils étaient employés dans son entreprise personnelle. M. le ministre de la Culture, on doit respecter les gens et surtout les règlements et les lois : on ne renvoie pas quelqu'un d'un simple mot; même si ce quelqu'un est soupçonné de malversations, il a des droits; certains peuvent se rappeler que ce ministre a aussi des cadavres dans les placards…
– Près de 5.000 clandestins sont arrivés en Italie en cinq jours, pour la plupart des Tunisiens expliquant avoir fui un «pays à la dérive» ayant peur des centaines de personnes qui manifestent tous les jours pour réclamer un emploi, un meilleur salaire ou un toit. On a appris que les embarcations de ces téméraires étaient fournies par un pays étranger; et on se demande comment ces pauvres, chômeurs et sans ressources ont pu, chacun , disposer de quelque 2.000 dinars pour leur transfert.
– Des extrémistes religieux manifestant devant des lieux de culte avec des slogans hostiles aux religions incitant à la violence, au racisme et à la ségrégation. Le ministère de l'Intérieur affirme que ces personnes «n'ont d'autre objectif que de porter atteinte aux valeurs du régime républicain fondé sur le respect des liberté de croyance, la tolérance, la coexistence pacifique entre tous les courants et la garantie de l'exercice des droits civiques».
– Plusieurs partis politiques et organisations de la société civile (28 signataires) appellent à constituer «un Conseil national de la protection de la révolution». Ce à quoi le Parti démocrate progressiste (PDP) affirme, dans un communiqué, «son rejet de toute forme de tutelle sur la révolution du peuple tunisien», soulignant qu'il ne voit «aucune légitimité ou raison d'installer une instance qui se donne des prérogatives de Parlement et de contrôle sur le pouvoir exécutif, en dehors de toute habilitation ou délégation par le peuple».
La «gueule de joie» de la révolution et l'euphorie du «dégage» imposent un réveil : certains veulent voler la liberté, non encore retrouvée. Les partis de gauche, les islamistes sont des partis à dogme. Or les partis à dogme ne sont fondalement pas démocrates : les uns nous préparent et nous promettent «une dictature du prolétariat qui se résume en une dictature d'un parti»; les autres aspirent à une société où il n'y aurait qu'une seule loi, celle de la chariaâ, donc une autre dictature, avec un émir, et une église «musulmane». Tous nous jouent la musique démocrate mais ils mentent et nous prennent pour des idiots.
Bien sûr, nous ne leur disons pas «dégage», ce qui serait antidémocratique mais disons-leur : soyez honnêtes et abattez vos cartes. Qu'ils nous disent, eux et les autres trentaine de partis qui émergent de partout, comment ils vont résoudre nos problèmes, le chômage, la famine, la pauvreté, le manque de justice sociale, la marginalisation, la corruption, le régionalisme, bref tous les problèmes de développement. Des propositions honnêtes, réalistes, réalisables, conformes aux idéaux de liberté et de démocratie, dans la transparence. Sinon, on reviendra au «dégage».


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