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Pour tout l'or du monde...
Les champions «sang et or» jubilent
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 11 - 2011

L'Espérance Sportive de Tunis a réussi son pari de remporter pour la 2e fois la Ligue des champions. Les joueurs donnent leurs impressions sur cette victoire historique.
Enfin. Ils la touchent, cette coupe d'Afrique de la Ligue des champions, objet de tous les désirs. Elle vole de main en main, majestueuse, au Stade de Radès. Il est 20h00, ce samedi 12 novembre 2011, le soir du sacre. Au bout d'un match héroïque, les camarades de Darragi recueillent les fruits de la passion et de leurs efforts : dix matches et aucune défaite pour remporter le pactole et s'emparer pour la première fois (nouvelle version) de ce trophée qu'ils palpent, bichonnent, caressent avec les yeux de l'amour.
Ça y est, ils la tiennent et ne veulent plus la lâcher. Ils dansent, chantent, crient ou pleurent sans vraiment savoir pourquoi. A cet instant, ils ne s'appartiennent plus, flottent sur le toit du monde, en état d'apesanteur. Ailleurs, au-dessus de tous, les «Sang et Or» sont devenus géants d'Afrique. Et les images s'emmêlent dans la sueur et les rires sont enfin libérés. Et les mots, sur cette pelouse du fabuleux stade de Radès, en transe, se veulent définitifs. A cet instant précis tout est permis.
Voilà pour débuter le bal des confidences à chaud.
«Comme elle est belle cette coupe...»
Le grand Moëz Ben Chérifia, le clairvoyant Darragi, Traoui qui traîne la jambe, touché mais pas coulé. Emu mais pas repu : «Je suis débordé, étourdi, c'est tellement fou la finale, on l'a terminée au bout du rouleau, complètement vannés. Mais, regardez comme elle est belle, cette coupe. Elle mérite qu'on donne tout pour elle. Nous avons prouvé qu'on n'était pas là pour jouer les challengers. Moi, depuis le début de la compétition de cette Ligue des champions, j'étais sûr avec mes camarades qu'on réaliserait un truc. Et ce n'est qu'un début. Oui, oui, vous verrez, ce n'est qu'un début. Je suis aussi content d'avoir remporté deux trophées avec l'ESS et l'EST». Il embrasse alors cette médaille d'or qu'il a enroulée autour du cou, comme pour joindre le geste à la parole qu'il n'a plus la force de prononcer. A trois pas de là, on retrouve Banana qui semble oublier sa timidité et sa réserve habituelle pour laisser exploser ses sentiments : «Il y a des moments exceptionnels dans la vie d'un joueur, nous avons fait beaucoup de sacrifices pour remporter ce trophée. Je suis dans les nuages». Et il ajoute : «C'est la plus grande victoire de ma carrière, au-dessus de tout ce que j'ai pu gagner jusqu'à présent». Et il regarde cette médaille d'or à son cou qui brille dans la pénombre.
Maâloul : «J'ai la chance de travailler dans un grand club...»
Ben Chérifia, lui, ne sait plus vraiment qui il est, et où il va : «Impossible de l'expliquer, je me sens léger, c'est simple, j'ai l'impression de voler. Vous vous rendez compte. Je suis champion d'Afrique», conclut-il au moment où sa médaille d'or autour du cou croise celle de Nabil Maâloul, un sérieux client également dans l'art du superlatif : «Je suis en train de vivre le plus beau moment de ma vie, annonce-t-il péremptoire. Je ne me savais pas qu'on pouvait connaître des émotions aussi intenses, des sensations aussi extraordinaires, c'est de la folie. On s'est élevé au plus haut niveau continental, grâce au talent, à la solidarité et à la volonté de tout le groupe. Oui, cette équipe a un esprit, une âme, elle est une et indivisible... Nous avons remporté un triplé historique au goût très spécial puisqu'il a été réalisé après la révolution». Et là, tout haut, sur un nuage, de partir dans un grand sourire —accompagné de sa famille— qui fait vibrer cette médaille d'or autour du cou. Retour sur terre, et l'allégresse de l'homme de la finale, Afful, qui garde une certaine réserve : «Je n'oublierai jamais les moments forts de cette finale. Je suis dans les nuages. Je remercie tous mes coéquipiers et le staff technique qui ne font que m'encourager». En regardant, par exemple, cette médaille d'or qui lui appartient autant qu'à ses partenaires. Ainsi parlèrent Hichri, Chammam, M'sakni, Darragi, Coulibaly, Mouelhi, Bouazzi et N'djeng, symboles de cette formation espérantiste qu'on n'imaginait pas projetée aussi violemment sous les feux des projecteurs.


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