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Projets et visions autour de l'après-Kyoto
Travaux de la XVIIe conférence des Nations unies sur les changements climatiques
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 12 - 2011

De notre envoyé spécial à Durban, Chokri BEN NESSIR
Malgré la politique du dos rond adoptée par certains pays et le climat d'incertitude qui plane sur le Centre international des congrès à Durban, où se déroulent les travaux de la 17e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 17), les négociateurs continuent de travailler d'arrache-pied avec l'espoir de parvenir à un accord qui puisse satisfaire les uns et les autres.
Cette 17e Conférence des Parties (COP) se tient à une période charnière où se négocie l'après-Kyoto. Ses résultats pourraient se traduire par une sérieuse hypothèque sur les conditions de survie de pans entiers de la population mondiale.
De ce point de vue, si les pays industrialisés, qui observent une attitude réticente, souhaitent un accord minima sur ce sujet vital, les pays insulaires, les pays pauvres et les pays émergents font part de leur vive inquiétude quant aux effets néfastes des changements climatiques et tentent d'interpeller la conscience mondiale en quête d'une série audacieuse de décisions de lutte contre les changements climatiques.
C`est d'ailleurs dans cet esprit que le groupe africain et le G-77/Chine ont plaidé pour une deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto. Le groupe africain, qui défend bec et ongles une deuxième période dudit protocole, a indiqué que le dispositif de compensation mis en place (marché du carbone) s'effondrerait en l'absence d'un accord, et a souligné avec force qu'il ne veut pas que le sol africain soit le «cimetière» du Protocole de Kyoto.
Outre les attitudes américaines et canadiennes, très froides, et qui mettent à mal le processus de négociations, l'on pointe du doigt l'U.E., soupçonnée de jouer un rôle consistant à repousser la signature d'un accord ambitieux et légalement contraignant à l'année 2021.
L'U.E. avait appelé à un «processus qui fournirait un nouveau cadre mondial, global et juridiquement contraignant» qui serait achevé en 2015. L'U.E. a par ailleurs réaffirmé son engagement à mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an en faveur du Fonds Vert, un autre mécanisme auquel aspirent les pays en voie de développement. Il n'empêche, les pays les plus menacés encouragent, pour leur part, une seconde période d'engagement de 5 ans, plus crédible et plus convaincante, étant donné la nature urgente des actions à mener en termes de lutte contre les changements climatiques.
Dans le même esprit, l'Argentine, au nom du G-77/Chine, a déclaré que Durban «doit livrer un résultat qui assure la réalisation de l'objectif ultime de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques».
Sur un autre plan, l'annonce de la décision de tenir le XVIIIe Sommet sur le Climat de 2012 au Qatar a provoqué un tollé du côté du mouvement syndical international. La secrétaire générale de la Conféderation Syndicale Internationale (CSI), Sharan Burrow, a indiqué qu'une «immense transformation économique est nécessaire pour s'attaquer au changement climatique». Cette tâche considérable ne pourra être menée à bien que si les droits des travailleurs sont respectés : objectif qui ne saurait être imposé par les autorités. Les antécédents du Qatar, selon un communiqué du CSI, sont déplorables dans la mesure où les droits des travailleurs, notamment des migrants, y sont couramment bafoués, et la décision de tenir le sommet sur le climat dans ce pays l'année prochaine donne un signal complètement erroné, et risque de retarder des mesures pourtant vitales. «Soit le Qatar s'emploie de toute urgence à mettre en œuvre une législation du travail qui soit en conformité avec les normes internationales, soit il faudra trouver un autre pays pour accueillir les pourparlers de la COP18 », ajoute le communiqué.
Mais, malgré toutes les incertitudes qui planent sur Durban, les délégués se consacrent quand même à la lourde charge de travail placé devant eux, qui inclut aussi bien les diverses questions techniques, que les questions politiques relatives à l'avenir du Protocole de Kyoto et à l'élaboration d'une éventuelle feuille de route pour un accord probable.


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